Les Iraniennes mettent à mal l’idéologie d’extrême gauche
Des scènes de liesse. À Téhéran, des jeunes femmes crient leur joie, sur les réseaux sociaux, d’autres dansent au son de YMCA et à Paris, des Iraniennes trinquent au champagne pour la mort de Khamenei. Ces femmes iraniennes, têtes découvertes, partagent leur joie de voir leur « bourreau » assassiné et remercient les États-Unis et Israël d’avoir mené ces frappes contre le régime des mollahs. Nombreuses sont celles qui dénoncent ouvertement les années d’oppression qu’elles ont vécues ou que vivent encore leurs compatriotes sous le régime de la charia. Ces Iraniennes finiront-elles par se faire taxer d’islamophobes ? Sûrement… Car en France, et plus largement en Occident, l’extrême gauche, aveuglée par son idéologie, est incapable de comprendre et de soutenir pleinement le combat des Iraniennes pour leur liberté.
Des Iraniennes bâillonnées en Occident
Il suffit pour s’en rendre compte de lire les témoignages d’Iraniennes exilées en Europe et aux États-Unis. Ces femmes ont fait de la lutte contre l’islam radical du régime des mollahs leur principal combat. Elles osent dénoncer publiquement les conditions d’oppression imposées aux femmes en Iran. Mais, en Occident, on leur a trop souvent demandé de se taire pour ne pas encourager une présumée « islamophobie ». C’est ce que rappelle Masih Alinejad, journaliste iranienne exilée aux États-Unis, dans un entretien accordé à Bill Maher outre-Atlantique en 2022 et qu’elle a décidé de partager sur ces réseaux sociaux ce 1er mars. « Pendant des années, nous avons alerté sur les dangers de la police des mœurs [en Iran]. Vous savez pourquoi ? Parce que beaucoup de ceux qui […] parlent d’islam et des pays musulmans, n’ont jamais vécu sous le régime de la charia mais ils ne nous laissaient pas parler de notre propre expérience », explique-t-elle. Et elle ajoute : « J’ai grandi dans un pays où on me disait "si tu montres tes cheveux, tu iras en prison, tu seras fouettée, tu seras tuée". Mais ici [en Occident], on me dit : "Chut ! Si tu en parles, tu engendreras de l’islamophobie !" ». De quoi agacer fortement la militante : « Une phobie est irrationnelle, mais croyez-moi, ma peur et celles de millions de femmes en Iran et en Afghanistan est bien rationnelle ! »
Dans une autre vidéo exhumée ces jours-ci sur les réseaux sociaux, la militante réitère son propos : « En Iran, on m’a dit que si j’enlevais mon voile je serais pendue, expulsée de l’école, […] battue dans la rue par la police des mœurs. […] En Occident, on me dit que si je partage mon histoire alors je provoquerai de l’islamophobie ! » Et dans une revue suisse, elle résume : « En Iran, je suis appelée ‘Satan’, en Amérique, je suis une "islamophobe". »
À ce sujet — [POINT DE VUE] Iran : les deux malaises de Manon Aubry pour dénoncer le régime des mollahs
Un témoignage peu ou prou similaire à celui de Sana Ebrahimi, une chercheuse iranienne installée également aux États-Unis qui raconte sur X : « Parlez-moi de l'« islamophobie ». Dites ça à la petite fille de 7 ans que j'étais, obligée de porter [un voile] à l’école. Dites-moi que toute mon enfance ne m'a pas été volée. Dites-moi que mon adolescence en Iran n'a pas été marquée par la terreur. Dites-moi que je n'ai pas été opprimée et maltraitée et que je ne suis qu’une islamophobe. »
Et les soutiens de ces Iraniennes n’échappent pas à l’accusation. Ainsi, en janvier, lorsque le collectif Némésis a décidé de manifester en soutien aux femmes iraniennes, Politis, un média revendiqué de gauche, n’a pas manqué d’accuser les jeunes militantes « d’instrumentalis[er] les mobilisations contre le régime des mollahs pour servir une rhétorique islamophobe ».
L’hypocrisie de LFI
Ces femmes - et elles sont nombreuses - dénoncent ouvertement l’incapacité d’une partie de la gauche occidentale et des néo-féministes d’entendre leur histoire et de les soutenir. Pourquoi ? Parce qu’elles ne sont pas les bonnes victimes. Dans le logiciel de l’extrême gauche, incarné en France par La France insoumise, l’oppresseur est forcément occidental (souvent les États-Unis ou la France elle-même) et l’opprimé « racisé ». Par ailleurs, le voile est perçu seulement par cette extrême gauche comme « un bout de tissu » et non comme le symbole de l’oppression de l’islam radical sur les femmes.
« Elles se fichent de nous. Ce qui les préoccupe, c'est l’islamophobie », expliquait ainsi Mitra Hejazipour, joueuse d’échecs franco-iranienne, après le silence assourdissant des néo-féministes dans les mobilisations de soutien au combat des Iraniennes. Le double standard a ses limites. Pourtant, certains des leaders de cette extrême gauche ont fini par apporter tout de même leur « soutien » aux Iraniennes. Un soutien jugé « hypocrite » par bon nombre d’Iraniennes. « Quand on voit maintenant Manon Aubry, qui avait pourtant voté contre une résolution contre les Gardiens de la révolution islamique au Parlement européen, se faire la porte-parole des femmes iraniennes... la pilule a du mal à passer », dénonçait ainsi, au micro d’Europe 1, Mona Jafarian, co-fondatrice de l’association Femme Azadi.
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25 commentaires
Galouzeau de Villepin ne veut pas comprendre que l’éradication du régime de MOLLAHS en Iran est un problème existentiel pour les iraniens, mais également pour Israël et le monde occidental dont les Frères Musulmans veulent la disparition pure et simple : il se revendique gaulliste, quelle honte !
Les médias sont bien trop occupés avec « la police de Trump » qui traque les clandestins que par la police des moeurs Iran. Il y a même des soirées dédiées à ICE avec plein d’experts qui savent etc… Ils n’ont pas le temps de s’intéresser aux femmes en Iran, il y a les clandestins aux USA, vous comprenez madame Irma ?!
Quoi ? Comment ? Qui sont ces mauvaises musulmanes qui refusent de porter ce voile libérateur de leur féminité et les protège de la perversion des hommes ?
Voilà ce que pensent et disent les féministes européennes. Alors je suis prêt à cottiser pour leur offrir un billet d’avion pour l’Afghanistan ou le Pakistan où elles pourront goûter le bonheur d’être une femme dans un pays où la chariah est appliquée.
Bien vu !
Pour les gauchistes, peu importe qu’elles portent ou non le voile, que ce peuple, ces femmes souhaitent s’émanciper du joug islamiste. Ils soutiendraient un nid de vipères, un troupeau d’ânes pour peu qu’ils votent pour eux.
La gauche et l’extrème gauche si ils arrivaient aux pouvoir en quelques années nous serions comme en Iran avec le régime des mollahs,OUI comme ils ont raisont les femmes Iraniennes de le dirent ce qui ce passaient dans leur pays,bravo à elles.
Que de la joie à les voir, et à imaginer leur bonheur, mais la suite reste à écrire.
« Pas les bonnes victimes » et les faire taire. Cette lâcheté coupable, toujours et encore, jusqu’à ce que le sang versé fasse triompher la vérité. On se serait contenté de moins.
J’ai une immense admiration pour les femmes iraniennes qui luttent contre la terrible oppression avec autant de courage.
Tous mon soutien à ses femmes Iraniennes, bravo à vous toutes, tenez bon et courage.
Un grand merci Mesdames pour un tel éclairage de femmes qui sont sur le terrain et qui y subissent la dure vie sur place pas comme les militants et militantes de pacotilles de gauches en FRANCE, qui parlent beaucoup pour ne rien dire bien au chaud dans des bureaux à l’Assemblée Nationale ou au Parlement Européen, pas une ou un n’est allé vous soutenir chez vous sur place, trop dangereux
Je vous redit mon admiration accompagné d’ immense BRAVO
Leur bourreau n’a pas été assassiné, il a été éliminé.
Aérotrain.
EXACT !!!
Bravo mesdames pour votre courage face à ces abrutis assoiffés de sang et voulant vous ramener vivre au temps du moyen âge ou même avant, les femmes ont toujours éclairées le monde de leur bonté, leur résilience
BRAVO MESDAMES JE VOUS AIME TOUTE
Un mien collègue a une belle-sœur iranienne. Tous deux rejoignent la liesse générale de ces femmes et ont les commentaires lapidaires appropriés sur les tortionnaires barbus et le sort qu’ils leur souhaitent.
Clémence, le mollah n’a pas été assassiné, il a été ÉLIMINÉ, et c’est un acte salvateur.
Le vocabulaire est important car « assassiné » sous entend qu’il y aurait un assassin…
Oui le vocabulaire est important. Le mollah a été éliminé et J espère que les autres suivront car c est comme les mauvaises herbes qui repoussent. Ces femmes sont admirables . Courage car ce n est pas terminé !
Être d’extrême gauche, voire un peu moins extrême, c’est être contre ce qui est pour et pour ce qui est contre !
Ceci permet à cette idéologie néfaste de naviguer à vue dans ces discours et même de « tirer des bords » pour jouer avec le courant…
Hallucinant d’entendre melenchon (rien que d ecrire ce nom…) déclarer en meeting que toute sa vie il a combattu le régime iranien ! j aimerai bien connaitre en quoi consistait son combat, il aura surtout dit tout et n’importe quoi dans sa vie
Que l’extrême gauche masculine soutienne les mollahs et autres islamistes ne me surprend pas.
Par contre que des femmes et des LGBT d’extrême gauche soutiennent les mollahs et autres islamistes me stupéfie.
Ces femmes et ces LGBT ont-ils perdu le sens élémentaire de la survie de soi ?
Non c’est l’hypnotique torpeur des poules qui manifesteraient pour esperer etre respectees par les cuisiniers de Kentucky Fried Chicken .
En effet, elles ne savent pas de quoi elles parlent !
Que ces femmes Iraniennes réfugiées en France, continuent à nous alerter sur le statut des femmes dans ces pays islamiques , l’extrême gauche n’a pas le monopole de la parole, de la liberté d’expression
A preuve du contraire en France nous avons encore le droit de ne pas apprécier , de critiquer cette religion, n’en déplaise à l’extrême gauche qui déteste les curés mais défend les imams