L’État français désavoué : pas de sanction pour Shein !
Fin octobre, après la vente de poupées pédopornographiques et d’armes, l’État portait plainte contre la plate-forme Shein pour « trouble à l’ordre public ». Le tribunal reconnaît le trouble mais ne condamne pas.
Dans les rodomontades macroniennes, il y avait les projets de mise en coupe réglée des réseaux sociaux : leur interdiction aux mineurs de moins de 16 ans – « Je pense qu’on y est prêt », disait Emmanuel Macron, mardi, à Marseille – et la régulation des malfaisants, au premier rang desquels le chinois Shein.
Ça a fait pschhhhitttt
L’affaire avait éclaté en octobre dernier. Alors que le BHV ouvrait grand ses portes au géant de la fast fashion (nous y reviendrons plus loin), on découvrait, en vente sur le site, une poupée pédopornographique et des armes à feu de fabrication 3D. S’ensuivait une grande opération de communication sur la chasse aux colis illicites et autres produits frelatés en provenance de l’empire du Milieu. Beaucoup de gesticulation ; surtout, beaucoup de bruit pour pas grand-chose, comme nous l’apprenait ici Marc Baudriller : 0,008 % de colis contrôlés en provenance de l’étranger.
Faut comprendre, c’est Noël, il y a beaucoup de colis et pas assez de bras… Restait, alors, le volet judiciaire. Droit dans ses bottes, le gouvernement portait plainte contre la plate-forme pour « trouble à l’ordre public » et demandait une suppression de trois mois de ses activités. La dégueulasserie assumée de la jolie petite fille en caoutchouc serrant un nounours dans ses bras avait en effet troublé les Français. Oui, mais voilà : le tribunal n’a pas été suffisamment troublé. Certes, il a reconnu l’existence d’un « grave dommage à l’ordre public » mais n’a pas jugé utile d’aller au-delà. Dans la mesure où les articles incriminés avaient immédiatement été retirés du site, le procureur avait indiqué, dès le 26 novembre, qu’il ne satisferait pas à la demande du gouvernement. Décision réitérée, lors de l’audience du 5 décembre, le parquet déclarant combien la demande paraissait en effet « disproportionnée ».
Pas étonnant, donc, que le jugement rendu ce 19 décembre aille dans ce sens. Bref, ça a fait pschhhhhitttt : seule la vente de produits sexuels reste suspendue, le temps de la « mise en place de mesures de vérification d'âge - autres qu'une simple déclaration de majorité - permettant de rendre ces contenus inaccessibles aux personnes mineures », dit le jugement.
Au BHV, la « rêverie de Noël » a tourné au fiasco
Reste l’autre chapitre de l’histoire : l’arrivée « physique » de Shein au BHV Marais. Quand on voit comment tournent les choses, on se demande d’ailleurs dans quelle école de commerce Frédéric Merlin – le nouveau propriétaire depuis 2023 – a fait ses classes, histoire de ne pas y envoyer nos enfants.
L’installation du géant de la fast fashion au sixième étage du grand magasin devait renflouer les caisses. Elle les a vidées. Si les clients se sont précipités les premiers jours, ils n’ont pas acheté, les produits étant deux à trois fois plus chers qu’en ligne. Dans le même temps, les marques de prestige qui faisaient sa réputation ont quitté l’enseigne, certes pour ne pas devoir voisiner avec une marque qui « vend de la merde à 27 millions de Français », comme l’a dit le Sénat, mais parce qu’ils n’arrivent pas à récupérer le produit de leurs ventes. La bronca a monté. Le personnel s’est mis en grève.
L’affaire des poupées sexuelles a entraîné une chute vertigineuse des ventes : -45 % en novembre. La dégringolade se poursuit sur les bords de Seine où l’on compte les clients, à une semaine de Noël. « La polémique Shein et le départ de certaines enseignes semblent peser sur l’affluence du grand magasin du Marais, à Paris (IVe) », écrit Le Parisien.
Résultat : on cherche à brader les murs. La Banque des territoires a renoncé à son offre d’achat. Avant de quitter le navire, Anne Hidalgo a déclaré que la municipalité « pourrait se positionner sur le rachat », mais avec 8 milliards de dettes, la promesse n'ira sûrement pas au delà des municipales… Alors, qui ? Les Chinois, peut-être ?
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51 commentaires
En 2025 un juge a mis sa fille en vente … il n à pas été sanctionné à la hauteur de son geste. Alors pour les poupée pedopornographiques. Le syndicat de la magistrature se tient bien les coudes ( rappelez vous l affaire du Corral dans les années 70). Sinon ppur les habits de « shein » ,le « vous qui ne savez pas vous habiller » Frédéric merlin s adressant aux clientes de shein ( octobre 2025) ne sont plus revenus et celles qui « savent s’habiller: non pas voulu y mettre les pieds
Ce ne sont pas uniquement les pseudo poupée pédopornographique qui disparu du site mais la totalité des poupées , même celles pour les enfants , ne parlons pas des « jouets » pour adulte que l’on peux trouver dans les sexe-shops ; tout a disparu.
Sur Temu idem , seul Alibaba résiste encore mais pour combien de temps ?
Un puritanisme digne de la sainte inquisition c’est abattu sur pays , ce pays est au mains de puritain et de gauchistes qui détruise ce pays inexorablement.
De toutes façons cette affaire entrainera des suites judiciaires : il est anormal que les producteurs français vendant à travers un stand au BHV, n’aient pas récupéré le chiffre d’affaires apporté aux Caisses dudit BHV par leurs ventes !!!!
Le déluge d’objets d’Extrême Orient préfigure le déluge de produits agricoles sud-américains que va nous procurer le Mercosur. En tout, quantités et qualités ! Et nos idiots politiques continuerons à braire « Achetez local ! C’est plus écolo, plus citoyen, plus … bla bla bla ». Lors même que ce soi-disant local n’existera plus.
La centrale d’achat du groupe système U dont Serge Papin, ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat est le PDG est basé au Pays-Bas sous le nom d’EVEREST et regroupe l’allemand Edeka et le néerlandais Picnic .
Eurelec Trading, installée à Bruxelles, emmène E.Leclerc et l’allemand Rewe
Eureca, implantée en Espagne regroupe l’enseigne Carrefour pour six pays européens
Les grands groupes français de distribution crient au scandale pour l’implantation des E-commerce chinois en France et ont entamé une guerre destiner a faire fermer et interdire les ventes des chinois sur la territoire Français.
Les grands groupes français ont basé leur centrale d’achat hors de france pour échapper a la loi égalim qui les obligent à acheter les productions française quelques soit le secteur , a un prix plancher permettant aux producteurs et industrielles de vivre correctement.
L’action actuel vise simplement a préservé les bénéfices de ces grands groupes , les consommateurs malgré les messages publicitaires , ils n’en ont rien a faire ; quand aux associations de consommateurs ………
Il est quand même bizarre que cette action arrive juste au moment des fêtes alors que les E-commerces chinois sont la depuis un moment avec l’intégralité de leur site,que des associations bizarrement découvrent des poupées dite sexuel et autres produit « illicites » seraient en vente.
Pendant ce temps la lutte contre les drogues , les évasions fiscales, l’importation de produits alimentaires ne respectant pas les réglementations française pouvant mettre la santé en danger , sont mis au ralenti puisqu’il faut que les douanes ce focalisent sur les site de E-commerces chinois.
Que peut faire LA FRANCE contre un groupe comme SHEIN……TEMU ….et tous les autres……DES MILLARDS EN JEUX …..et puis , non seulement cela….on trouve dans ces sociétés beaucoup de produits , BON MARCHE , que l’on ne trouve pas et que l’on ne fabrique pas en FRANCE….Après tous ces produits sont fabriqués par une main d’oeuvre bon marché , pour ne pas dire exploitée….HELAS !!! chacun regarde son porte feuille ……et vu la conjoncture industrielle de ce pays , les clients français sont de plus en plus nombreux à acheter ou commander sur internet……malgré la TAXE DE 2 EUROS par colis…….ENCORE DE L’HYPOCRISIE…et qui n’arrête rien du tout….
Les auteurs du libre commerce mondialisé ( avec son OMC qui a ouvert les bras largement à tout le monde ) feignent de s’indigner… Juridiquement, Shein semble dans son droit ( à part cette histoire de poupée _ dont j’ai entendu parler ), mais cela aurait pu ( et dû ) être réglé dès la mise en vente. Non, la réalité est que « la créature échappe à son maître » ( comme dans le film ) et que face à la situation que nos élites ont crée, c’est la panique. Il semble que la France ( à cause de ses dirigeants depuis au moins 40 ans ) consomme 80% de produits non français… ! CQFD. Les Allemands se débrouillant mieux, le Mercosur va donc arriver ( on espère que non, sauf pour la filière alcools ). Ainsi, nos élites auront réalisé leur job. Chapeau messieurs !
Le BHV c’était une institutions parisienne et en terme d’image cela peut lui être préjudiciable de s’associer à une plateforme chinoise, sans aucun mépris pour celles ci et ceux qui achètent par leur intermédiaire dont je fais parti parfois . Il est vrai que dans les années 60 à 70 , c’était un magasin populaire dans le bon sens du terme .
Il vendait des articles de bricolage, aussi bien que des vêtements , il formait avec la Samaritaine et les Galeries Lafayette , le centre commercial de beaucoup de parisiens aux revenus moyens et modestes , cela existait encore , lorsque les loyers 48 étaient encore de rigueur à Paris avec les toilettes à l’étage que l’on se partageait avec d’autres locataires!
C’était aussi le magasin des habitants des banlieues proches où je vivais à l’époque .
Nous nous y rendions parfois et surtout à l’approche de Noël grâce à la ligne B , que l’on appelait pas RER mais ligne de Sceaux .
Le Bazar de l’hôtel de ville était prisé des bricoleurs et dans la hiérarchie , après il y avait la Samaritaine , et les Galeries Lafayette qui était déjà une vitrine du luxe à la française. ce qu’elle est restée par ailleurs avec le Bon Marché du fait du haut revenu des nouveaux parisiens . Tendance renforcée par les bobos à partir des années 80.
En banlieue de la petite ceinture les magasins étaient rares, c’était des commerces de détail pour la plupart et qui vous accordaient parfois le crédit quand vous aviez du mal à boucler le mois .
Puis sons apparus les Felix Potin , Familistère , Coop , et Suma .dans la deuxième partie des années 60 . Et puis le premier grand centre commercial de Belle Epine 9à Thiais dans le val de marne en 1972 !
Aujourd’hui , nous sommes dans une dimension planétaire .
Il faudrait commencer à se poser les bonnes questions , pare que tout nous échappe !
Vous avez raison, je « fréquentais » ces grands magasins jusqu’en 2000 depuis non, déjà aller à Paris, non merci vu l’état de la capitale
BHV pour le bricolage c’était réputé en effet
Shein pour macron c’est l’affaire Leonarda pour hollande. Des présidents ridicules qui ont l’audace de nous représenter. La question est: qui a bien pu voter pour ces inutiles ?
dans le cas du second l’erreure à été renouvelée !!! un vrai scandale