Limoges : des étudiants profitent du congé menstruel pour sécher les cours

L'Université piégée par son progressisme et la naïveté de ses dogmes wokistes.
@Unsplash
@Unsplash

Se considérant comme une figure de proue du progrès et de la lutte féministe, l’Université de Limoges a instauré, depuis le 1er octobre 2025, un congé menstruel permettant à « chaque personne menstruée [de] bénéficier jusqu’à 10 jours d’absence justifiée par année universitaire, sans avoir à fournir de certificat médical », explique le site de l’université. Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise… Une cinquantaine de jeunes étudiants masculins en a profité pour sécher les cours, ils prétendent être indisposés.

Un tissu de progressivement correct

La page de l’Université de Limoges fleure bon l’autosatisfaction, le zèle progressiste et l’autocongratulation : qu’ils sont égalitaires, qu’ils sont justes, qu’ils sont bienveillants et furieusement politiquement corrects ! C’est un étalage de formules validées par la bien-pensance woke : ce congé menstruel étudiant se veut un « dispositif innovant vis[ant] à favoriser l’égalité d’accès aux études et à la réussite académique, en tenant compte des réalités physiologiques vécues par certaines personnes menstruées. Il répond à un objectif clair : lutter contre les inégalités dans les parcours de formation et prendre en considération les situations d’inconfort ou de douleur susceptibles d’impacter la capacité à suivre les enseignements ou à se présenter aux examens. »

Des personnes menstruées ? Vous l’aurez compris, il ne faut surtout pas parler de femmes, puisqu’il est bien connu que, la nature ne pouvant lutter contre le progrès, produit à présent des personnes qu’il faut identifier comme des hommes, même si chaque mois, cette infâme mère nature leur rappelle leur sexe de naissance. Comme l’explique avec précision le compte Instagram Adelphité : « Le choix avait été fait de fonder ce dispositif sur la confiance, en l’ouvrant sans distinction de genre, afin de ne pas exclure les personnes transgenres concernées par les règles. » Quand le féminisme efface jusqu’au mot femme, il tend forcément le bâton pour se faire battre ! D’autant que cela ne s’arrête pas là et si certaines ont effectivement des pathologies (comme l’endométriose par exemple) rendant leurs cycles invalidants, il est étonnant que l’université ait fait preuve de tant de naïveté en n’exigeant pas de certificat médical : « Ce dispositif repose sur un principe de confiance et marque une avancée majeure dans la prise en compte du bien-être étudiant », clame l'Université. Un principe de confiance … Là encore, dès le départ, l’Université va tirer une balle dans le pied de son « dispositif innovant » !

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Adelphite (@adelphitefrance)

Comment reprocher à ces étudiants d’avoir joué ?

Le Populaire du Centre rapportait donc vendredi 6 février dernier qu’« à l’Université de Limoges, les étudiants avaient fini par se passer le mot. Notamment à l’Ensil-Ensci, école d’ingénieurs, où la présence à certains cours est obligatoire. » C’est-à-dire, précise encore Adelphité, que « des hommes cis non menstrués ont utilisé le dispositif » pour sécher des cours et s’accorder des jours de congés. L’université de Limoges serait-elle née de la dernière pluie ? Ou bien, volontairement aveuglée par son idéologie prétendument progressiste, aurait-elle choisi de se voiler la face ? L’article de la presse régionale qui a levé le lièvre explique donc que « l’Université de Limoges ne voulait pas s’immiscer dans des considérations liées à l’intimité des étudiant(e)s, à leurs problématiques de santé et au-delà, à leur identité et a donc décidé d’octroyer ces congés à l’ensemble des étudiants. »

La naïveté du vice-président de l’université est désarmante : « Nous avons pris le parti d’ouvrir cette possibilité à tous les étudiants, sans distinction de genre […] pour éviter justement une stigmatisation ». Il explique benoîtement qu’« un garçon doit avoir conscience qu’il ne va pas bénéficier de ce dispositif… C’était basé sur la confiance ». Le Parisien rapporte donc qu’« un courrier a été envoyé le 19 décembre, par les vice-présidents de la vie étudiante pour rappeler la règle et menacer de sanctions les contrevenants. "Toute personne, ne pouvant, biologiquement, souffrir d’un syndrome menstruel quel qu’il soit, ne peut pas bénéficier du congé menstruel." » Ils risqueraient de mettre en péril leur scolarité, ne pouvant justifier leurs absences par une contrainte biologique. Autre faille, n’importe quelle étudiante aurait pu, elle aussi, se dispenser de cours en prétextant une douleur menstruelle… manifestement il faut bien tenir cette université pour un lapin de six semaines !

Au total, au cours des trois derniers mois, une cinquantaine de garçons auraient ainsi entourloupé l’Université et séché une centaine d’heures de cours. Rassurez-vous, l’Université de Limoges, qui ne compte pas abandonner un dispositif si visionnaire, si bienveillant, si égalitaire et si furieusement dans l’ère du temps, a d’ores et déjà répliqué, rapporte le quotidien local Le Populaire du Centre : « Désormais, les personnes qui veulent bénéficier de ces congés menstruels doivent déclarer sur l’honneur avoir la nécessité de prendre des jours ». Passer de la confiance à l’honneur, concepts infiniment démodés ... décidément, du grotesque au ridicule, il y a moins d'un pas !

Vos commentaires

81 commentaires

  1. Cette université a t’elle prévu des examens spécifiques pour les bénéficiaires de ces congés. 10 jours d’absence devrait normalement aboutir sur des connaissances moindres et, comme tout étudiant veut réussir et passer à l’échelon d’au dessus, il serait normal que les examens soient moins difficiles pour les bénéficiaires de ces congés que pour les autres afin qu’ils puissent poursuivre leur cursus universitaire. Ce ne sera sans doute pas le cas, alors ces 10 jours de congés devront être compensés par des heures de travail supplémentaires. Ceux qui ont pondu çà sont des universitaires dont je ne suivrais pas les cours.

  2. Je ne comprends pas: qui pâtis le plus d’un manque de présence aux cours? On se casse un ongle, on court aux urgences, bravo… plus de cours pendant au moins 48 heures! et les diplômes en fin d’année?

    • @Berfranda45 : et les diplômes en fin d’année? : on les donne comme d’habitude, de toutes manières ils ne valent plus grand chose.

  3. Ah mais remarquez que, quand même, si les menstrués prennent des congés et pas les non-menstrués, ça donne un net avantage de formation à ces derniers. Ce qui devient une inégalité inacceptable. Alors faisons simple : mettons tout le monde en congé tous les mois, comme ça c’est un vrai combat pour l’égalité.

  4. J’avais d’emblée lu « congé mensuel » compte tenu de l’avalanche de congés dans l’enseignement ahahah!

  5. La question a se poser est:
    Les étudiants vont ils a l’école pour faire des heures ou de la présence, ou vont ils à l’université pour apprendre? Les cours perdus se rattrapent comment? Je conseillerais aux jeunes de choisir de préférence une grande école plutôt qu une université, je n’en dirais pas plus….Si j’étais DRH, je laisserais de coté certaines universités.

  6. L’idée va faire bientôt école dans les administrations, certains avec leur semaine écourtée doivent se sentir fatiguer comme les femmes à la même période du mois

  7. Mon Dieu!…Mais où est-on?…La chute s’accélère et il n’y a plus de freins à la bêtise et à la paresse.

  8. Félicitations à ces jeunes hommes « genrés » qui stigmatisent la connerie humaine, qui plus est dans un milieu universitaire censé promouvoir l’intelligence. Honnêtement j’aurais fait de même, y compris « sur l’honneur », puisque « l’honneur » ne semble pas être une valeur pratiquée par ces gens.
    L’imbécilité qui n’a pas conscience d’elle-même est la pire : elle avance à l’aveugle jusqu’à l’hécatombe finale, et là, ouvrant nécessairement les yeux, elle ne comprend pas, « mais ce n’est pas possible … »
    Et tous ces gens continuent de prétendre nous donner des leçons de vie !

  9. Truandage d’étudiants flemmards ? Ou plutôt pour lutter contre une administration débile de l’université? Je pencherais plutôt pour cette 2ème hypothèse !

Commentaires fermés.

Vidéo YouTube

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

⇨ Tous les vendredis de 17h30 à 19h30
avec Marc Baudriller et Boulevard Voltaire ⇦

LFI ne veut pas voir les gens sortir de la pauvreté
Gabrielle Cluzel

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois