[REDIFFUSION] « Si la France a envie de se suicider, elle est sur le chemin… »
Cet article a été publié le 31/05/2025.
Emmanuel Macron, lors de ses vœux aux Français (voir l'article de Marc Baudriller), que l'on pourrait qualifier de crépusculaires, a souhaité que 2026 soit une année « utile ». Le président de la République a notamment souligné qu'il plaçait la loi sur « la fin de vie », autrement dit l'euthanasie, parmi ses priorités de cette nouvelle année. Tout un symbole : souhaiter une loi sur la mort à un moment où l'on échange traditionnellement des vœux de bonne santé ! Aussi, il nous est apparu particulièrement intéressant de rediffuser l'entretien que Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme-Lejeune, avait donné à BV, en mai 2025. « Si la France a envie de se suicider, elle est sur le chemin... », avertissait-il. Et Emmanuel Macron, semble-t-il, montre le chemin...
Alors qu’à l’Assemblée nationale, les députés ont voté, le mardi 27 mai, la loi légalisant le suicide assisté, Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme-Lejeune, revient sur ce bouleversement civilisationnel majeur qu'est l'euthanasie. Quel est le sens de la vie et de la mort ? Quelle est la vocation de la médecine ? En quoi les défenseurs de l’euthanasie remportent une victoire, fruit de quarante ans d’un travail d’influence acharné ? Pourquoi cette loi, dont le processus législatif à venir est encore long, n’est qu’une étape, un « pied dans la porte », pour ses concepteurs ? Des questions auxquelles notre grand invité de la semaine répond sans détour.
À ce sujet — Vœux de Macron : non mais, allô, quoi !
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour


































111 commentaires
Merci à KRENNADEZ BREIZ pour son commentaire. Je précise que non seulement la sédation profonde autorisée par la loi supprime le problème des douleurs physiques insupportables, mais elle peut aussi être utilisée, sur décision de l’équipe soignante (en lien avec la famille lorsqu’elle existe), lorsque cette équipe constate chez une personne âgé un désir manifeste de ne plus vivre. Ce désir est certes toujours ambigu, comme j’ai pu le vérifier avec mon propre père qui retrouvait le moral après chacune de nos visites mensuelles dans son EPHAD. Aucune pathologie mettant sa vie en danger, juste une démence sénile allant grandissant. Mais avec des périodes lucides où il ne supportait plus vraiment son état. Il arrêtait alors de manger, ne voulait plus se lever… Malgré cela nous avons encore pu le visiter pendant plusieurs mois, de le sortir de son EPHAD, d’échanger avec lui, parler du passé, de ses petits-enfants qui venaient aussi le voir dans la mesure de leurs possibilités. Mais un jour le médecin de l’EPHAD nous a appelé en nous indiquant que notre père, qui ne se nourrissait à nouveau plus depuis quelques jours, avait demandé à bénéficier de la sédation profonde et continue. Avec ma soeur, nous somme arrivés le lendemain après-midi et il s’est éteint doucement sous nos yeux.
Alors que changerait le projet de loi actuel ? Le patient pourrait décider du jour et de l’heure de sa mort, imposant sa volonté (de par la loi) au personnel médical. Chaque matin, il serait face à ce choix. Son choix primerait tout. Ce « libre » choix pourrait subtilement être manipulé (la plupart de Mutuelles sont favorables à ce projet de loi…)
Mais qui lancera aux socialistes que c’est une mise à mort alors qu’ils vénérèrent Robert Badinter
Nos « grands hommes » ne sont pas à une contradiction près. Ne parlons pas du en même temps, secret d’un dialectisme décadent.
Pour la première fois cette année je n’ai pas renouvelé mon adhésion à l’ADMD
. J’ai pris conscience que la sédation profonde autorisée par la loi supprime le problème des douleurs insupportables qui ne sont pas des punitions de Dieu, bien évidemment
. L’inscription dans la loi du DROIT à mourir deviendra rapidement un DEVOIR dans beaucoup trop de circonstances, telles qu’on peut déjà le constater dans certains pays.
Alors, monsieur Macron, c’est NON, dans le peu temps qui vous reste, abstenez-vous.
Il est navrant qu’un président de la République confronté à une situation plus que dramatique et partiellement due à ses décisions ou absences de décisions ne voit comme priorité que la mise en place du suicide assisté avant de quitter ses fonctions.
Il est tout aussi navrant qu’un président, ne comprenne pas que le peuple soit contre lui à au moins 89% et veuille malgré tout , rester jusqu’à la dernière seconde …..
Ma fin de vie m’appartient qu’il gère plutôt les hôpitaux et son personnel qui se casse la figure. Pendant la COVID ma soeur a été sédaté jusqu’à ce que son coeur s’arrête, suicide assisté? les familles étant sans voix! n’avaient rien à dire. On n’avait même pas le droit d’assister aux obsèques. Qu’il gère l’économie, qu’il a déglingué avec l’argent magique, 3400 milliards de déficits. 1400 à lui tout seul, Jamais on ne pourra se relever, le pire est que cela continue.
Comment ne pas être d’accord
L’épisode horrible du covid ne doit pas être oublié, des gens décédés en cercueil de plomb, dont les familles ne pouvaient même pas rendre hommage ni les voir une dernière fois comme s’ils avaient la peste !!!
Des gens euthanasiés alors que dans le même temps vereux et macron supprimaient des lits et osaient dire qu’il n’y avait pas de lit , un scandale qu’on devrait dénoncer à plus haute voix
Des gens qui n’ont pas pu voir leurs proches, et même derrière une fenêtre, cette épisode fut affreux pour beaucoup
Des gens qui sont morts SEULS la pire des choses, et la famille qui ne pouvait pas leur tenir la main
Un déchirement, que je ne pardonnerai jamais aux gouvernants
Et le « quoiqu’il en coute », bien inutile, des pays n’ont pas confinés et n’ont pas eu plus de morts que chez nous
Beaucoup en ont profité, pas nous en tous cas qui devons payer la note
Et qu’il gère aussi l’insécurité générale apportée principalement par une immigration incontrôlable issue du Maghreb et d’Afrique subsaharienne, au lieu de s’aplatir devant un Tebboune et de jouer les matamore face à Poutine.
Le message de Macron est somme toute logique. Après nous avoir désespéré, il nous prescrit le remède radical pour en sortir.
juste, très juste!
Permettez-moi une remarque: les religions et let leurs fonctionnaires de Dieu interdisent ou obligent. Les lois votées par des parlementaires et des sénateurs peuvent aussi interdire et obliger mais, généralement, elles ouvrent le droit de faire ou de ne pas faire ! C’est l’énorme différence que souvent les citoyens ne comprennent pas.
Or, comme l’écrit Antoine Spire, journaliste et universitaire:
» Même dans un pays laïc comme la France, la religion reste très présente dans la société. Antoine Spire raconte comment à l’hôpital, dans les laboratoires et les comités d’éthique, les débats sur l’euthanasie, la bioéthique, le contrôle des naissances, le traitement des maladies et de la douleur font appel à des valeurs s’inspirant des plus anciennes traditions religieuses. Celles qui, par exemple, affirment dans la Bible que la maladie et la souffrance ne sont que des punitions divines imposées à Adam et Eve, coupables du premier péché de l’histoire. »
Ne serait-il pas temps de dépasser ces conceptions issues de l’Antiquité et de réfléchir à la gestion de la douleur et, si nécessaire, à l’apaisement du patient vers « la paix éternelle », comme le répète les prêtres chaque dimanche.
Est-on bien certain que Dieu exige la souffrance pour lui plaire ? Il s’agit, surtout, d’un sorte de diktat de docteurs de la foi (sic) qui impriment ainsi leur pouvoir sur leurs « brebis ».
Evidemment, si on confond, volontairement, les méthodes pseudo-médicales pratiquées, en 40/45, dans les camps allemands, avec l’acte médical réfléchi et salvateur dans nos hôpitaux , nous n’en sortirons jamais.
De plus, comme les textes religieux, le serment d’Hippocrate a pris de l’âge.
Ce qui se concevait logiquement à son époque a pris des rides et l’évolution de la vie en société lui apporte d’autres intonations. D’abord la phrase « je ne donnerai pas la mort délibérément » : toute la nuance est dans cet adverbe, délibérément. Un médecin qui aide un patient à mourir ne « tue pas pour tuer » dans le sens où il « n’assassine pas » de manière délibérée. Donner la mort n’est pas son mobile, ni son intention. Le mobile est de soulager les souffrances. À la demande du patient. En cela, l’aide active à mourir ne s’oppose pas au Serment d’Hippocrate, au contraire. Elle rejoint même un autre article, stipulant : « Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. » Si la loi actuelle évoluait et autorisait l’aide active à mourir, il n’y aurait donc même pas besoin de réécrire une nouvelle fois le texte. Tout est, en fait, question d’interprétation.(lire: Guillaume Durand, maître de conférences en philosophie de la médecine, auteur de « Un philosophe à l’hôpital » au Éd. Flammarion).
Ce n’est pas le patient qu’il faut tuer, mais la souffrance. Le vrai progrès, dans une société qui se respecte, est de mettre les moyens nécessaires pour développer les soins palliatifs qui anesthésient la souffrance, et pouvoir les offrir à tous. Légaliser le suicide assisté est une régression.
Bref! C’est comme le coup de grâce pour le fusillé!
Merci pour ce commentaire indispensable.
Pour info, au moyen âge, l’église chrétienne était moins impitoyable, on étouffait entre des matelas les malades de la rage qui est complètement incurable et atroce et cela se faisait avec la présence et bénédiction du curé.
Je suis dubitative sur cette loi, quand je vois ce qui a été fait dans les EHPAD durant le covid, qu’on a « achevé » nos anciens, faute soit disant de lits alors que dans le même temps, le duo dialogique, macron/veran supprimaient des lits
Le problème est qu’il n’y aie pas assez de lits pour soins palliatifs
Ils sont toujours doués pour trouver un moyen pour supprimer des vies si on ajoute l’avortement mais nous permettre de vivre normalement, ça ils ne savent pas