[L’ÉTÉ BV] Laurent Obertone : « Commencer par la guerre contre soi ! »

La société française est arrivée à un point de bascule.
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Cet article vous avait peut-être échappé. Nous vous proposons de le lire ou de le relire.
Cet article a été publié le 12/10/2024.

Le 12 octobre 2024, Marc Baudriller recevait Laurent Obertone à l'occasion de la sortie de son dernier livre Guerre. Un combat dont vous êtes enfin le héros. « On est toujours suspendu aux promesses » des ministres de l'Intérieur, mais « dans les actes, il ne s'est rien passé », affirmait alors l'auteur de La France Orange mécanique. Pourquoi ? Parce que, selon lui, « l'appareil judiciaire reste complètement sclérosé dans sa logique d'avant et refuse complètement de s'adapter à la situation actuelle » . Neuf mois plus tard, les choses ne semblent pas avoir évolué. Un entretien à écouter ou réécouter.

Laurent Obertone est écrivain. Il a publié La France Orange mécanique en 2013, un succès qui révélait l’ultra-violence de la société française bien avant qu’elle n'apparaisse aux yeux de tous. Il a aussi publié Utoya, La France Big Brother ou Guerilla 1, 2 et 3. Depuis, Laurent Obertone se penche sur l’intime. D’où Éloge de la force, paru en 2022, et, aujourd’hui, Guerre. Un combat dont vous êtes enfin le héros, un livre de 255 pages aux Éditions Magnus.

Pour lui, la société française est arrivée à un point de bascule : elle s’est aperçue que le navire France s’enfonçait mais elle n’a pas encore viré de bord. Le sauvetage dépend des efforts de chacun, estime-t-il. Et il y a de l’ouvrage. « Nos ancêtres ont vécu des guerres, nous, nous sommes dans la fuite. » Il veut responsabiliser les Français : « C’est notre état de passivité et de renoncement qui a permis ce qui nous arrive », accuse-t-il. Obertone prône une confrontation avec le réel, avec la nature. « Il faut se faire violence, encourage-t-il, sans oublier d’être bon. »

 

Pour écouter ou réécouter l'entretien, cliquer ici.

 

 

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Marc Baudriller
Directeur adjoint de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

66 commentaires

  1. L’ennui est que les citoyens français sont pris en étau entre une insécurité issue majoritairement de l’invasion migratoire qui ne cesse de croitre depuis 2017, et une magistrature anti France qui ne supporte pas l’autodéfense. Pour cette partie de la justice incarnée par le syndicat de la magistrature et son mur des « lamentations », une victime digne de ce nom, est une victime morte. Nous avons donc le choix entre l’agression ou la prison et pour couronner le tout, seuls les auteurs de crimes ou délits ont droit à un avocat commis d’office payé par l’état, en d’autres termes lorsque vous êtes agressé physiquement, c’est vous qui payez la défense de votre agresseur, qui dès lors qu’il sera interpellé fera l’objet de toutes les attentions bienveillantes prévues par le code de procédure pénale, en revanche la victime une fois sortie de l’hôpital devra avant toute espérance de perception de dommages et intérêts, s’employer financièrement elle même pour se faire assister juridiquement. A 250 euros l’heure d’avocat en moyenne basse, le commun des mortels c’est le cas de le dire, n’a pas les moyens de lutter contre le crime organisé et bien défendu qui est en phase ascendante. A part une mobilisation qui rassemblerait dans la rue des dizaines de millions de citoyens exaspérés, aucune solution ne se profile à l’horizon, je crois que ça s’appelle une révolution.

    • Vous avez fort bien résumé la situation, nous n’avons plus aucun droit et que des devoirs
      Et vous oubliez que si vous deviez vous défendre et blessiez l’agresseur, vous serez condamnés, pour vous aucune circonstance atténuante, vous ne serez jamais, aux yeux des juges, les victimes !!!
      Cette situation est insupportable, nous avons été trop patients, voilà où nous en sommes

  2.  Au nom de la tolérance et de l’antiracisme, on ignore volontairement une certaine délinquance, tandis que la justice fait preuve d’une mansuétude partisane pour ne pas discriminer. Renforçant de facto les fractures identitaires. Les allogènes pouvant faire n’importe quoi à leur guise. Tandis que les autochtones sont privés du droit de se défendre. Et même de critiquer. Le résultat est que les forces vives qui disposent de compétences ou de capitaux s’expatrient, appauvrissant un peu plus notre pays.
    On n’est pas loin de reprocher aux Français de souche de ne pas faire assez d’efforts pour s’adapter aux nouveaux Français. Parler arabe, manger halal, se vêtir en Bédouin, voiler les femmes, et le nec plus ultra, se convertir, suffiraient-ils à restaurer la paix sociale ? On peut en douter quand on voit les tensions internes qui déchirent les sociétés islamisées depuis des siècles.
    La culpabilisation des Blancs, leur surveillance par des officines de délation et la soumission par la menace, en complément du ramollissement général des muscles et des cerveaux, sont la martingale idéale pour finaliser une conquête islamique impossible par l’épée.

    • Malgré leurs tentatives , à l’école de m’apprendre le vivre ensemble et nous étions fin années 70 début 80 (j’ai eu mon bac en 83) ils n’ont jamais réussi , sens critique de ma part et première agression à 16 ans, bien sur par qui vous pouvez deviner, leur propagande me passe au dessus comme on dit, les faits sont plus forts que ça, la réalité aussi,
      Jamais je ne me convertirai, je n’accepte leur façon de vivre et surtout de nous l’imposer, pas question de vivre comme eux, je suis fière d’être Français, de ma culture, de mon histoire , de ma gastronomie et je ne veux pas qu’on m’impose autre chose
      Sinon votre commentaire est sensé, on veut nous culpabiliser , mais de quoi ? Je n’ai jamais mis un orteil dans leur pays et ne le ferai jamais , ils devraient nous être reconnaissants de tout ce qu’on a fait et qu’on fait encore pour eux mais non ce n’est jamais assez, à un moment va falloir dire stop

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