[LIVRE] Un autre regard sur les COP

Où l’on apprend qu'au sein de l'UE et de l'ONU, le consensus n'est, sur certains sujets, que de façade.
Photo de Pixabay: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/troupeau-de-moutons-533848/
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Dans La Vérité sur les COP. Trente ans d’illusions (Éditions de l’Artilleur), Samuel Furfari, docteur en sciences appliquées, revient sur 36 ans passés à la direction générale de l’Énergie de la Commission européenne. Un témoignage qui n'est pas sans intérêt, même si l'on n'est pas forcé pour autant d'adhérer à un discours très climato-sceptique.

Commissaire à l’environnement et climato-sceptique

Mais avant de nous conter l’histoire des conférences des partis, les fameuses COP (Conferences of the Parties), l'auteur nous propose une préface quelque peu étonnante de Carlo Ripa di Meana, ancien commissaire européen à l’Environnement (de 1985 à 1992), puis ancien ministre de l’Environnement italien (de 1992 à 1993), décédé en 2018. « Au cours de ces deux expériences », explique ce dernier, « ma position a progressivement évolué, jusqu’à se renverser. » Tout en restant un fervent défenseur de l’environnement, il raconte comment, confronté aux réalités et aux mirages idéologiques, il a fini par adopter une position opposée à celle des écologistes devenus hégémoniques au sein des instances de l’Union européenne (UE), devenant de facto ce que l’on appelle un « climato-sceptique ». Carlo Ripa di Meana a côtoyé et vu à l’œuvre les acteurs du développement durable - les Delors, Gore et autres Clinton, ainsi que les responsables du GIEC. Mais loin de le conforter, ces expériences ont eu sur lui un effet repoussoir. « Je ne crois plus dans le dogme du réchauffement climatique causé par l’homme et, par conséquent, je ne crois plus à l’origine anthropique de l’effet de serre », ajoutant ne plus croire, non plus, « à la théorie qui en découle, propagée ces dernières années par le GIEC ». Devenu ministre, dans son pays, à l’issue de son mandat européen, Carlo Ripa di Meana s’est ensuite employé à lutter contre les projets éoliens. On imagine aisément comment sa « conversion » lui a vite valu les foudres de ses anciens collègues ainsi qu’une mise au rebut définitive.

29 COP vues de l’intérieur

Samuel Furfari est devenu, lui aussi, un opposant à la cause du climat. Il a pourtant participé, trois décennies durant, à la grande aventure des COP. Son ouvrage, nous explique-t-il d’emblée, aurait pu être une énième discussion scientifique visant à démontrer l’absurdité des thèses climatistes, dont il s'est convaincu. Mais il a préféré raconter simplement ce qu'il a vu, entendu, et compris, avec bien sûr le prisme de celui qui doute, puis finit par s'opposer frontalement au discours ambiant.
Que retient, finalement, Samuel Furfari d’une épopée commencée à Berlin en 1995 ? Qu'elle a façonné, et à tort selon lui, un credo : celui d’une émission humaine de CO2 provoquant un réchauffement de la planète. Qu'elle a poursuivi un objectif qu'il juge chimérique : la mise en place concertée, par tous les pays du monde, de mesures permettant de réduire leur trace carbone et, ainsi, de stopper la montée en température. Et un bilan, qu'il estime évidemment négatif : les COP seraient une grand-messe annuelle aussi inutile qu'inefficace, voire dangereuse. La thèse est osée, mais ce livre a au moins le mérite de nous faire découvrir le quotidien des hautes instances internationales, dont les reportages et discours ne restituent guère la réalité telle qu'elle peut s'appréhender de l'intérieur, faite d'initiatives, de rapports de force, d'avancées et de revers.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 05/01/2026 à 15:21.

Vos commentaires

26 commentaires

  1. Ouvrons les yeux. On ne peut nier le réchauffement climatique, les chiffres sont là. Mais son origine anthropique demeurera dans l’Histoire comme l’escroquerie du siècle, car dénuée de base scientififque et même incompatible avec la science. Question à creuser : à qui profite le crime?

  2. Quand au climat et aux théories du GIEC, il n’y à jamais sur nos antennes et dans les médias subsidiés le moindre débat contradictoire ! Il ne manque pas de scientifiques compétents, voire nobélisés qui ayant des avis contraires à la doxa, sont interdits d’antenne, muselés, empêchés de s’exprimer autrement que par des moyens alternatifs ! Mais Greta, on en à plein les pages !

  3. Le voile des mensonges de l’U.E commence à être levé, espérons qu’il soit levé complètement cette année pour le plus grand bien de tous ceux qui subissent et payent.

  4. Il reste quelques clairvoyants mais malheureusement le lobby écolo sous toutes ses formes les met à l’écart et nous impose des mesures stupides et d’effet sur le climat évidemment voisin de zéro. Qu’on se préoccupe en revanche de recyclage et de toute mesure évitant le gaspillage, cela aurait bien plus d’effets positifs.

  5. S’il devait rester des indécis à la suite de la lecture de cet article je les invite fortement à lire le livre de Yves Roucaute  » L’Obscurantisme vert » , ils en sortiront intelligents et éclairés par la connaissance approfondie des mécanismes de réchauffement climatique .
    Ce livre devrait faire l’objet d’une lecture obligatoire pour tous les HAUTS PENSEURS du GIEC.

  6. Etant comme lui, je ne revendique pourtant pas l »appellation de « climato-sceptique »? Sceptique, c’est quans on n’est pas sûr, qu’on doute. Moi, je ne doute pas. Je considère que l’écologisme du GIEC et de l’ONU est une intox et j’en suis sür. Celà ne sert, comme pour l’hygiénisme covidien, qu’à faire peur à la population, à la culpabiliser, et, donc, à lui imposer des sacrifices. (Comme les druides expliquaient il y a 2000 ans aux gaulois que le ciel allait leur tomber sur la tête).

  7. Si je pouvais publier ici une image, je vous montrerais ici le graphique publié par la NOAA ( office scientifique américain du climat) démontrant clairement que toute augmentation de température de l’air entraine toujours une production accrue du taux de CO2. Merveilleuse nature! Mais JAMAIS l’inverse. Cqfd. Depuis quelques années, les photos satellites confirment une augmentation de la croissance des végétaux : ils profitent de ce CO2 en augmentation pour s’en nourrir et mieux se développer. Les végétaux ( et surtout les arbres) sont essentiellement constitués de carbone (bois) et rejettent dans l’atmosphère l’Oxygène, si précieux pour la vie de notre paradis. Le CO2 est présent dans l’air, mais n’en constitue que 0,00645%, donc négligeable pour provoquer un quelconque effet de serre mondial! La part humaine de cette quantité déjà infime n’est elle-même que de 0,007%, c’est à dire négligeable. Ça me rappelle la fable des animaux malades de la peste… on incrimine un innocent qui va payer pour tous. Quelle indignité !

    • « démontrant clairement que toute augmentation de température de l’air entraine toujours une production accrue du taux de CO2. » Parce que tout simplement, le CO2 dissous dans l’eau de mer s’échappe quand la température augmente. Un enfant de dix ans peut le comprendre en chauffant de l’eau gazeuse…

  8. Personne ne parle jamais des paramètres astronomiques de Milankowitch concernant la rotation de la Terre sur elle-même et autour du Soleil ni du déplacement du dipôle magnétique de la Terre qui génère la ceinture de Van Allen, cette dernière ayant faibli de 10% et qui nous protège moins des rayonnements cosmiques et solaire… Je ne parle même pas des balancements océaniques ni du golf stream…

  9. Je déplore qu’aucune opposition ne propose de mettre fin à notre politique de transition écologique, une insulte à la Science qui coule notre économie.
    La consommation électrique en France est stable voire en baisse depuis au moins 15 ans. Nous n’avons donc nul besoin de moyens de production supplémentaires, il suffit de maintenir notre parc nucléaire.
    Il est évident qu’il existe de nombreux conflits d’intérêts qui expliquent la promotion de l’éolien et du solaire.
    Outre les champs d’éoliennes à perte de vue, on voit fleurir dans nos campagnes des hangars immenses couverts de panneaux solaires et vides du tout matériel agricole, j’aimerais que les grands médias daignent faire quelques reportages pour montrer l’enlaidissement des campagnes non touristiques.
    J’espère que ce sujet sera au cœur de la campagne 2027.
    Quand on est ruiné, on doit faire des choix et arrêter d’arroser les copains !

  10. Évitons le terme « climato-sceptique » inventé par les réchauffistes et les médias de grand chemin. Ceux qui refusent les théories bien souvent absurdes du GIEC sans nier qu’il puisse y avoir un réchauffement sont des climato-réalistes.

    • Il faut simplement admettre que depuis 4 milliards d’années qu’elle existe, la terre a subit (hors présence de l’homme) de multiples bouleversements et qu’elle en subira d’autres alors que l’homme aura depuis longtemps été rayé de sa surface. Il ne s’agit nullement de « dérèglement climatique » mais d’une évolution normale du climat. On pleure sur l’érosion des falaises d’Etretat et on oublie que c’est un phénoménal choc des continents qui a créé les chaînes de montagnes et creuses les oceans… à une époque où l’homme n’existait pas… Les idiot s’affolant que planète crève… qu’ils se rassurent elle vivra encore bien longtemps après que l’homme aura disparu de sa surface…

      • En résumé, notre Terre a subi au cours de son histoire deux glaciations complètes (Terre boule de neige) et cinq extinctions de masse de ses hôtes vivants, dont au moins deux ont failli de peu être définitives. Et l’Homme dans tout ça? L’Homme? Quel Homme?

    • Ceux qui ont inventé ce terme sont tellement dogmatiques qu’ils n’ont même pas compris qu’être traité de sceptique est loin d’être insultant pour toute personne dotée d’un minimum d’esprit critique.
      J’avoue être très sceptique quant à l’avenir de la filière hydrogène ou des biocarburants deux fois moins énergétiques que le gazole. Pourtant, c’est qu’on nous vend à longueur de journée.

  11. Gouverner par la peur permet le contrôle des foules. Malheureusement si ça fonctionne encore , COVID, menace russe sur l’Europe des gens se lèvent pour dénoncer ces actions. Bravo a eux .

  12. Ce monsieur a raison mille fois, le CO2 qui représente 0,04% de l’athmosphère, n’a aucun effet sur la température terrestre, rappelons que des carottages au pôle, ont montré que la concentration en CO2 dans l’athmosphère augmentait environ 800 ans après un réchauffement d’origine solaire, c’est donc l’augmentation de température qui provoque l’augmentation du taux de CO2 et non l’inverse, disons que la seule untilité de la théorie du GIEC est d’augmenter toutes les taxes et impôts et les normes débiles qui ruinent notre industrie et notre agriculture.

  13. Je veux bien croire que ça se réchauffe. Cette bonne vieille petite planète en a connu bien d’autres, en 4,5 milliards d’années. Des fournaises, et des glaciations. Des inondations, et des incendies géants. Un seul gros continent au milieu d’un seul océan, puis deux, puis un seul à nouveau, puis quatre ou cinq, et, « bientôt », un seul à nouveau. Donc, ça se réchauffe. Soit. La faute à qui ? That is the question. Une chose est sûre : on ferait mieux de faire avec ! Car une autre chose est sûre : ce n’est pas en plantant des éoliennes partout qu’on va faire face ! Bien au contraire. Bilan éolienne : extraction de terres rares hyper polluante. Fabrication chinoise, transports internationaux. 1500m³ de béton venues par camions pour UNE éolienne. Stérilisation des terres. Massacre d’oiseaux. Durée de vie 15 ans. Recyclage : on cherche encore comment faire. Rentabilité : 25% du temps. Couplage obligatoire avec gaz ou charbon. Hahaha. La plus belle escroquerie de l’histoire.

    • Je suis tout à fait d’accord avec Volente, et on peut ajouter les panneaux photo voltaiques qui ne produisent que si soleil, cad pas souvent.

      • Un bémol pour les panneaux photovoltaïques, ils produisent dès qu’il y a de la lumière, c’est à dire très souvent. Mais il est sûr qu’une journée ensoleillée est plus productive. Malgré tout, en dehors de ce qui est dit pour l’implantation des éoliennes (béton, destructions des terres cultivables) s’appliquent également au photovoltaïque.

  14. Il faut suivre les articles intéressants du site des climato-réalistes.
    On apprend beaucoup de choses sur le bourrage de crâne que nous subissons dans le domaine du climat.

    • Vous avez raison, je consulte quotidiennement les sites « climato-réalistes » ainsi que « climat et vérité ».

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