Lutte contre l’immigration : les patriotes japonais s’y mettent aussi !
C’est une scène qu’on n’a pas l’habitude de voir. Depuis quelques jours, la vidéo d’une manifestation organisée à Osaka fait le tour des réseaux sociaux. On y voit des centaines de Japonais, drapeaux et banderoles à la main, crier leur colère devant le siège d’une agence chargée des programmes d’aide au développement. La séquence aurait été tournée le 30 août dernier, à la suite de la publication par le gouvernement nigérian d’un communiqué annonçant que ses ressortissants allaient bénéficier de visas pour le Japon. Dans la foule, on croise notamment une certaine Marina, opposée à l’arrivée de certains migrants, mais prête à accepter, en revanche, des Suédois ou Néo-zélandais. « Des personnes qui ont un bon fond et une morale comme les Japonais, déclare la jeune femme. Mais pas des gens de pays d’Afrique, si différents et où la criminalité est élevée. S'ils viennent habiter ici, la culture du Japon va disparaître. » Comment ne pas comprendre cette appréhension ?
— Elon Musk (@elonmusk) September 1, 2025
Il se trouve en effet que le sujet de l’immigration n’est pas absent des débats, au Japon. La faute à des dirigeants qui ont peu à peu laissé s’installer des populations nouvelles. « Ils ont desserré l’étau, confie à BV Bruno Gollnisch, ancien député européen, fin connaisseur du Japon et ancien professeur de civilisation orientale à l'université. Il y avait auparavant des Philippins, des Coréens, une minorité chinoise, mais c’était tout. Maintenant, il y a un peu plus d’étrangers au Japon, venant d’Iran, d’Afghanistan, du Bangladesh, de l’Inde, du Pakistan… » Résultat : en juillet dernier, lors des élections à la chambre haute, le parti anti-immigration Sanseito, dont le slogan est « Les Japonais d’abord », est passé de 2 à 15 représentants. Il compte également trois députés à la chambre basse. « Le Japon apparaissait comme un pays ethniquement et culturellement très homogène, poursuit Bruno Gollnisch. C’est une société régie par la conscience très aiguë qu’ont les Japonais de leurs droits et de leurs devoirs. Ils sont évidemment très surpris quand ils rencontrent des gens qui ne se reconnaissent aucun devoir... »
L'inéluctable pression immigrationniste
Sans surprise, ce mouvement populaire a été largement vilipendé dans la presse française. Il s’agirait d’une « mobilisation xénophobe » (France Info), un rassemblement de « manifestants d’extrême droite » (20 Minutes) qui se serait accompagné d’une « explosion de racisme sur les réseaux sociaux », une initiative issue des cercles « nationalistes ou complotistes », de la « fachosphère nippone », donnant libre cours à « l'hostilité décomplexée des Japonais envers les immigrés »…
Les motivations de cette manifestation demeurent totalement mystérieuses, aux yeux des commentateurs hexagonaux. Ils ne comprennent pas ce rejet, alors que l’immigration au Japon « reste faible par rapport à bien d’autres pays développés » et que les enquêtes placent ce sujet loin dans la liste des préoccupations des électeurs nippons. Surtout, la profession ne voit pas pourquoi un pays refuserait de recourir à l’immigration africaine quand elle fait face à une « pénurie de main-d’œuvre » et à une population « vieillissante ». « Les autorités politiques japonaises sont soumises depuis des décennies à de très fortes pressions venant de l’extérieur, et notamment de leurs partenaires occidentaux, spécialement des Européens, témoigne Bruno Gollnisch. La première pression concernait la peine de mort et la seconde portait sur l’immigration et l’ouverture des frontières. Les Japonais ont certainement cédé en partie à ces pressions… »
Au #Japon, la population est plutôt âgée, et la #natalité est en baisse. À Nagi, dans le sud du pays, on refuse cette fatalité. #WorldPopulationDay
Reportage de @Alexis_Bregere, Ryusuke Murata et Yuku Sano pic.twitter.com/fdD4wOXLJB
— FRANCE 24 Français (@France24_fr) July 11, 2023
Les autorités nippones verraient-elles dans l’immigration une solution au vieillissement de leur population indigène ? « C’est l’argument le plus fallacieux qui soit, dénonce Bruno Gollnisch. On dit à une population déterminée qu’elle ne fait plus assez d’enfants, qu’elle est condamnée à la disparition et qu’elle doit donc en faire venir d’autres. Ce qui contribue à ce qu’on appelle de façon très légitime le Grand Remplacement. C’est très exactement ce que nous voyons se développer en Angleterre, en Belgique et en France. Et c’est ce qui risque d’arriver chez eux. » Plus que le racisme ou la xénophobie, l'exemple de ce qui se passe en Occident explique certainement la récente victoire électorale du parti Sanseito.
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32 commentaires
s’ils comptent sur les pays d’Afriques pour resoudre leur dénatalité ils ne vont pas tarder à avoir un autre probléme avant de comprendre comme en France
Les japonais n’ont pas besoin d’attendre de voir disparaître leur culture. En voyageant à travers le monde, en particulier en France, ils voient ce que donne l’immigration de masse.
Senseito si ! Emportés par la vague égoïste du « bien vivre » les Japonais subissent comme nous leur propre disparition. Leur culture est pourtant si particulière que toute trace étrangère y fait tâche indélébile. Ils ne peuvent la conserver qu’en acceptant de procréer et en continuant d’éduquer. En intégrant des Européens la France peut se permettre de retarder cette même échéance mais n’est pratiquement pas possible si les immigrants sont Africains ou du Proche-Orient quelle que soit l’éducation reçue ou si leur religion prône la disparition de la nôtre.
Ils ont bien raison et toute population animal se régule en cas de stress. La démographie en chute libre est juste un phénomène normal. L’immigration comme solution n’est que le suicide d’une nation.
Les japonais sont plus clairvoyants que les français et les européens….
Au Japon l’immigration est sans commune mesure avec ce que nous connaissons en France, mais ces japonais ont raison de réagir dès maintenant avant qu’il ne soit trop tard. Nous aurions du faire la même chose il y a 50 ans.
Absolument de votre avis.
Un phénomène normal qui n’a pu apparaître qu’avec la pilule et l’avortement de confort.
Ils acceptent la présence d’étrangers résidents mais refusent la nationalisation.