[MÉDIAS] L’Arcom appelle l’audiovisuel public à… « l’introspection » !
Une audition sous haute tension. C’est dans un contexte pour le moins électrique que Martin Adjari, président de l’Arcom (l'ex-CSA), s’est présenté mercredi 1er octobre dernier, devant les sénateurs. Après l’alerte lancée, quelques jours plus tôt, par la Cour des comptes sur l’état désastreux des finances de France Télévisions, sa prise de parole était très attendue. Il est revenu sur l’affaire Legrand-Cohen, deux journalistes du service public accusés de collusion avec le PS, qui a mis en lumière l’ampleur du militantisme en place au sein de médias d’État censés être neutres... Pour Martin Adjari, « il y a eu des extraits qui font apparaître des propos ayant jeté un trouble », a-t-il reconnu, maniant l’euphémisme.
Relancé sur le sujet du pluralisme, l’énarque a estimé qu’il était nécessaire que « chacun s’y retrouve » par rapport à « un service public que tous financent, dont tous doivent bénéficier et dont tous sont propriétaires ». Et de pointer la méfiance grandissante des Français à l’égard des médias en général et de ceux de service public en particulier. « Par rapport à ces mécontentements, frustrations, incompréhensions », les sociétés audiovisuelles publiques doivent faire preuve « d’introspection sur leurs procédures, leurs formations, la façon dont elles abordent les différents thèmes autour desquels le débat public s’organise, pour que le maximum de Français se sentent représentés sur leurs antennes », a-t-il lâché.
Le président de l'ARCOM reconnaît un problème "d’impartialité" sur le service public : "Radios et télés doivent se livrer à une introspection sur la façon dont elles abordent les thèmes autour desquels s’organise le débat afin qu’un maximum de Français se sentent représentés". pic.twitter.com/7pkwaD6YaV
— Observatoire du journalisme (Ojim) (@ojim_france) October 3, 2025
Doit-on, dès lors, s’attendre à des sanctions à l’encontre des contrevenants ? Peut-on espérer la mise en place rapide d’un pluralisme réel au sein de l’audiovisuel public ? Pas du tout. Le chantier lancé par l’Arcom ne donnera pas de résultat « d’un claquement de doigts », a d’ores et déjà prévenu son président. Avant tout, l’objectif est de « mesurer la perception et les attentes du public par des études quantitatives et qualitatives » sur cette question et d’« évaluer les outils qui existent au sein de l’audiovisuel public ». Il s’agit de « donner plus de gages sur la façon dont [les médias et les institutions] travaillent pour s’assurer que cette exigence d’impartialité » est bien un objectif, a conclu Martin Ajdari. Qu’en termes galants - et abscons - ces choses-là sont dites.
Le talentueux Monsieur Adjari
Cette langue de bois et ce peu d’empressement sont-ils bien surprenants ? Pas vraiment. On peut, en revanche, s’étonner d’avoir confié la surveillance d’un audiovisuel penchant à gauche à un homme lui aussi de gauche et, par ailleurs, ancien dirigeant de ce même audiovisuel public… Car Martin Adjari n’est pas qu’un haut fonctionnaire nommé à la tête de l’Arcom par Emmanuel Macron. C'est un ancien collaborateur des gouvernements Fabius et Hollande, ex-bras droit d’Aurélie Filippetti. Il est, par ailleurs, le fils d’une ancienne députée PS au Parlement européen, Martine Buron, et d’un diplomate de la république islamique d'Iran, Ahmad Adjari. Cerise sur le gâteau, il a œuvré en tant que directeur général délégué de Radio France et directeur général délégué aux ressources de France Télévisions. « Martin Adjari est un haut fonctionnaire qui sert de garde-fou face à un certain nombre de dérives politiques qui pourraient mettre en danger l’ordre libéral-libertaire », a résumé Claude Chollet, président de l’Observatoire du journalisme.
"L'ARCOM est une institution politique ! Et son président, Martin Adjari, est un haut fonctionnaire qui sert de garde-fou face à un certain nombre de dérives politiques qui pourraient mettre en danger l’ordre libéral-libertaire" - @ClaudeCholletpic.twitter.com/23GMGdGL9O
— Observatoire du journalisme (Ojim) (@ojim_france) August 25, 2025
Quelques années avant de prendre la tête du gendarme de l’audiovisuel français, Martin Adjari avait déjà fait parler de lui en tant que directeur adjoint à l’Opéra national de Paris. Il y avait été à l’origine d’une mission en faveur de la diversité au sein de l’établissement. « Cette question de l’uniformité du ballet blanc, sous couvert de relever de considérations exclusivement esthétiques, mérite réflexion », avait-il alors expliqué, au Monde. Pour le moins maladroite, l’initiative avait valu à la direction de l’opéra des accusations de dérives woke et de racialisme.
Un mandat déjà entaché
Dès le mois de décembre 2024, Martin Ajdari avait esquissé sa feuille de route à la tête de l’Arcom. Il n’avait pas fait mystère de sa priorité : faire encore grossir l’audiovisuel public et lui permettre d’« atteindre une taille critique » lui permettant de rivaliser avec les nouveaux acteurs du numérique. Dans cet environnement en mutation accélérée, où se tiennent « des compétitions, parfois des guerres économiques, culturelles, informationnelles, l’Arcom est appelée à jouer un rôle de premier plan », soulignait-il. Le régulateur doit « contribuer à un audiovisuel dynamique et un Internet plus sûr ».
Un Internet plus sûr ? Le malheureux Jean Pormanove, victime de séances de torture diffusées sur la plate-forme Kick, et mort en direct dans la nuit du 17 au 18 août 2025, aurait eu sans doute beaucoup de choses à dire sur le « rôle de premier plan » joué par l’Arcom. Cette dernière s’est, depuis, défendue, exprimant son « très vif émoi », mais son incapacité à empêcher le drame en a choqué plus d’un. Il faut dire que le 14 août dernier, alors que Jean Pormanove était encore en vie, l’autorité de régulation était occupée à sanctionner une nouvelle fois CNews au sujet d’un « défaut de maîtrise d’antenne »... Question de priorité, sans doute.
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44 commentaires
Il ne va quand même pas dire du mal de celui qui l’a nommé à ce poste prestigieux !
A moins d’être masochiste, cet éminent énarque sait, très bien, où est son intérêt à lui.
Voilà avec quoi l’état profond poursuit la liberté d’expression française ! Encore un machin à fermer et vite .
Une agence partisane gauchiste (pléonasme) de plus à supprimer, une économie de plus à réaliser. L’ARCOM, financée par nos impôts, favorise un service public non pluraliste, lui aussi financé par nos impôts. Qui se retrouve toujours le dindon de la farce ? Sarah Knafo et d’autres l’ont bien démontré (JDD…), chiffres à l’appui, la suppression de toutes ces officines gauchistes feraient faire de sérieuses économies. L’ARCOM n’est que le « bras armé » de la police de la pensée gaucho/Macron-compatible pour essayer de garder la main sur le récit et entraver la liberté d’expression.
La gauche a métastasée toutes les strates administratives, rendant impossible tout changement. Ce qui en pourra se faire qu’a l’aide de referendum. Enfin la France pourra se défaire de ces comités Théodule qui fleurissent pour placer les copains.
Il va falloir un GRAND MÉNAGE!
Bof
Encore et toujours des gauchistes qui vivent sur notre dos
Quand est-ce que les peuples comprendront que le gauchisme sous toutes ses formes n’apporte que la ruine
La gauche, dans tous les machins, tous les fromages. Il ne sera pas facile de réformer.
Au contraire ILS sont tous dans le même sac!
Un organisme à ajouter à la liste des dissolutions nécessaires
Il faut surtout que l’ARCOM sévisse et punisse face à ces fanatiques du sabotage de notre pays. Elle ne fera rien, c’est du public et les fonctionnaires sont intouchables en France. C’est une honte ce traitement à double vitesse et proposer une introspection, c’est ridicule pour des fous.
L’ARCOM est une officine de destruction à détruire.
Ils sont « entre eux », hors sol et grassement subventionnés. Pourquoi se feraient-ils hara-kiri? Dès que possible, il faudra les privatiser, qu’ils comprennent ce que « travailler » veut dire. ( Voeu pieux!)
Martin ADJARI mère députée PS, père Diplomate Iranien, je comprends mieux sa détestation de la France et des programmes TV qu’aiment les français (fermeture de C8) et sa joie malsaine à mettre des amendes financières au groupe BOLLORE
Encore un improductif qui en veut à ceux qui créé des richesses et qui réussissent
Si le groupe BOLLORE n’avait pas reprit les chaînes déficitaires de la TNT le choix des chaînes françaises seraient moins larges
bien parlé et d’accord avec vous Michel cro
Cette officine politique de gauche doit cesser. La stasi médiatique française. Stop le bordel ca suffit.
C’est pire que de la langue de bois, je dirais que c’est clairement du foutage de g ! Il aurait même pu ajouter « et je vous e » que ça n’aurait pas été plus clair. Il y a de très graves atteintes à la démocratie en France sous Macron.
Martin Adjari, énarque, pratique avec brio la langue de l’Ena, le charabia dite aussi la languedebois.
La valse des millions pour les « malpensants » de droite n’est pas terminée. Mais pour les autres, dits de gauche, le train passe sans déraillement car l’ARCOM n’y voit rien à redire. « Chez ces gens-là Monsieur, on « n’voit pas, on n’voit pas », on triche » (inspiré de Brel).
Pour la gauche, l’introspection, c’est avaler un rat, avoir sa queue qui sort par la bouche et affirmer mordicus que ce n’est pas vrai jusqu’à l’étouffement final tout en accusant la droite de mensonge.
j’m bien l’image!