[MÉDIAS] Radio France engagée à gauche ? Laurence Bloch vend la mèche
C’est ce qu’on appelle un but contre son camp. Samedi soir, Laurence Bloch, ex-directrice des antennes de Radio France, était l’invitée de Léa Salamé dans Quelle époque !, sur France 2. L’ancienne patronne venait présenter son ouvrage Radioactive (Stock), mais aussi réagir aux nombreuses critiques faites ces derniers temps à l’audiovisuel public. « Je crois qu’il est attaqué par un groupe politique, médiatique, idéologique qui fait beaucoup de vacarme, qui a assez peu de scrupules, qui a beaucoup de ressources, a-t-elle expliqué. Je pense qu’en face, on a un audiovisuel public qui est plus scrupuleux, qui essaye de donner la complexité du monde, la restituer, mais qui ne sait pas communiquer, qui ne sait pas dire aux citoyens de ce pays combien il prend soin d’eux. » À la question de savoir si certaines antennes publiques ne seraient pas - qui sait ? - un peu militantes, l’ex-directrice de la stratégie éditoriale de Radio France a eu une réponse confondante de sincérité : « France Inter n’a jamais eu autant d’auditeurs et, si la gauche avait autant d’auditeurs que d’électeurs, on serait contents. » Assis à côté d’elle, l’influenceur Hugo Clément a immédiatement tiqué, notant un « coming out de gauche » manifeste. On ne saurait mieux dire.
«Si la gauche avait autant d’électeurs que d’auditeurs de France Inter, on serait content…»
Laurence Bloch a travaillé pendant 46 ans sur Radio France (1978-2024) et fut directrice de France Inter sous Hollande et Macron (2014-2022)
"Rigolez pas, c’était avec votre pognon" pic.twitter.com/GN8G4qhSua— Destination Télé (@DestinationTele) November 23, 2025
En une seule phrase, Laurence Bloch a ainsi confirmé tout ce que nombre de Français reprochent à l’audiovisuel public : non seulement France Inter s’adresse à des « auditeurs » de gauche, mais en plus, ses dirigeants souhaitent la victoire électorale de ce camp politique. « L’aveu », a ainsi commenté, sur X, Gilles-William Goldnadel, toujours à l’affût des dérives idéologiques des médias d’État. Une critique également portée, dimanche, par l’eurodéputée Sarah Knafo. « Ce qu'ils font, à mon sens, c'est du détournement d'argent public parce qu'ils utilisent notre argent, ils utilisent nos impôts non pas pour du service public, non pas pour une information non partisane, mais pour un service militant », a-t-elle souligné, sur RTL.
Ajoutons que si Laurence Bloch ne sévit plus sur Radio France depuis juin 2024, elle n’a pas quitté le monde des médias pour autant. En effet, au mois de mars dernier, Rachida Dati lui a confié une « mission d’accompagnement sur la réforme de gouvernance de l’audiovisuel public », maintes fois repoussée mais toujours dans les tuyaux. « Je suis très heureuse que Laurence Bloch ait accepté le principe d’une telle mission, déclarait alors le ministre. Nous partageons ensemble un attachement profond à l’audiovisuel public. » Mais au vu des propos tenus, samedi soir, sur France 2, il paraît peu probable que la dépolitisation nécessaire de Radio France et de France Télévisions soit une priorité pour l’ex-directrice... Pour un vrai nettoyage de fond des écuries d’Augias, il faudra manifestement encore attendre.
Le dénigrement tous azimuts de CNews
Également présente sur le plateau de Léa Salamé, la journaliste Christine Ockrent a tenu à revenir sur la guerre qui fait rage entre les deux groupes médiatiques. Mais au lieu de corriger les propos de sa voisine, elle en a profité pour s’en prendre violemment au « groupe Bolloré ». « J’estime que les attaques dont l’audiovisuel public est la cible sont d’autant plus absurdes qu’elles sont faites par des gens qui sont la négation même de nos métiers, à mon avis, a-t-elle déclaré. Il suffirait, plutôt que de les accabler, de faire la liste quotidienne de toutes les erreurs, de toutes les falsifications des faits, de toute la désinformation qu’ils déversent. »
Seul contre tous, Bernard de La Villardière a courageusement tenu à faire entendre une opinion différente. Le présentateur d’Enquête exclusive a d’abord rappelé qu’il avait lui-même commencé sa carrière au sein du service public et que certains de ces médias, Radio France en particulier, étaient à ses yeux nettement « orientés à gauche ». « Je suis ravi que le groupe Bolloré puisse lancer le JDNews, CNews, etc., qui ont des qualités et des défauts, mais tout comme France Inter, Radio France ou la télévision publique, a-t-il balancé, tel un chien dans un jeu de quilles. Quand on dit que CNews attaque Radio France ou France Télé, France Télé fait des sujets sur CNews et dénonce le groupe Bolloré comme un groupe fasciste, d’extrême droite, etc. Moi, je déteste l’excommunication et je crois que l’esprit partisan est aussi beaucoup à gauche et dans l’audiovisuel public… »
Bravo à Bernard de La Villardière qui assume d’être de droite et défend le groupe Bolloré face à un service public de l’audiovisuel de plus en plus sectaire et duquel il s’est toujours méfié ! pic.twitter.com/SK3QexeS6T
— Bleu Blanc Rouge ! (@LBleuBlancRouge) November 23, 2025
Sur X, Pascal Praud a lui aussi réagi aux accusations de Mme Ockrent. « "Falsifications des faits" ? À quoi fait-elle référence ? À quels reportages ? À quels témoignages ? "Falsifications des faits" est une accusation grave. Si Mme Ockrent a des éléments, qu'elle le dise. Dans le cas contraire, qu'elle se taise. » Mais, au-delà de l’inexactitude des propos tenus par l’ancienne présentatrice du 20 Heures d’Antenne 2, c’est surtout le timing choisi qui laisse songeur. Est-il bien judicieux d’agonir d’injures une chaîne, quelques jours à peine après l’avoir assignée en Justice pour « dénigrement » de ses concurrents ?
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94 commentaires
Les propos de (la reine -sic -) Christin Ockrent relèvent – à mon sens de la diffamation putre et dure lorsqu’elle parle de « falsification des faits » par C-News. : !!! Il suffirait, plutôt que de les accabler, de faire la liste quotidienne de toutes les erreurs, de toutes les falsifications des faits, de toute la désinformation qu’ils déversent. !!! CNEWS DEVRAIT L’ATTAQUER.
Christine Ockrent ne s’est pas honorée avec ces déclarations à l’encontre de Cnews.
Toujours est-il qu’elle aime Cnews à en devenir accro. Car pour se positionner avec une telle assurance, aux yeux et oreilles de tous, au point de déclarer qu’il faudrait faire une liste des erreurs et dérives de ce média, c’est qu’elle le suit assidument. Elle ne peut pas le nier. Le nier serait la démonstration qu’elle se complait à colporter des rumeurs. Comme ce serait vilain. Un peu maso dame Ockrent, non ?
Mais dame Ockrent ne connait peut-être pas l’accessibilité aux ressources de sa personnalité. J’explique pour dame Ockrent.
Un certain fromage me dérange les intestins. Mon réflexe a été de m’en priver. Ce n’est pas pour autant que j’exige la fermeture de l’usine qui le produit. Je pense à mes compatriotes, à ceux qui aiment très certainement ce fromage sans en être dérangés. Ce qui relève de l’ouverture d’esprit, de la tolérance. N’est-ce pas dame Ockrent ? Êtes-vous ainsi dotée ?
Je pense que dame Ockrent n’apprécie qu’une seule sorte de fromage, celui qui donne des flatulences au portefeuille tout en respectant les intestins.
Pomper le fric des français au profit de la diffusion de leurs idéologies gauchistes ! Info biaisée et gouffre financier quand cette gauche qui aime le fric dépense sans compter sur nos impôts ! Assez !
Ce matin, Philippe Ballard, député R.N de l’Oise et vice-président de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, a dressé sur Europe 1 un constat accablant de cette engeance au service du mensonge d’état.
Un coût aberrant 4 milliards par an, des rémunérations démentes avec un salaire « moyen de 80.000€ annuel, des voitures de fonction et un tas d’autres avantages pour les ténors et divas de France-radio, des dérives politiques et partisanes inacceptables… et l’ARCOM qui « contrôle » tout ce petit monde.
Les dérives qui ont conduit à cette gabegie financière proche du dépôt de bilan et à ce repaire de wokiste de la gauche-caviar, ne datent pas d’hier.
KNAFO Sarah a « déjà » TOUT chiffré depuis longtemps. Pas besoin de cette « commission »…
Il en faut, il en a fallu des mensonges et des protections pour que dure ce cirque idéologique des médias dits publics…
La malhonnêteté de tous ces complices, vivant sans vergogne de notre argent, est abjecte.
Le peuple et les contribuables exigent des sanctions, des très sévères sanctions. Même si on n’y croit pas vu l’état du pays et de ses irresponsables.
L’ information diffusé par le groupe Bolloré serait la « négation de leurs métiers « dixit Christine Ockrent , épouse de monsieur Kouchner , encore faudrait il qu’elle soit explicit sur ce qu’elle entend par son » métier « .Leurs métiers à ces seraient ils au mieux d’être les voix de leurs maitres , Mitterrand , Jospin , puis Hollande ou Macron et au pire d’être les relais d’une gauche extrême ,qui ,aujourd’hui, a révélé son vrai visage antisémite de factieux qui devraient être sortis du paysage politique .
Madame Glucksmann est allé dans les EPHAD chercher ses invitées madame Bloch et madame Kouchner, pour son émission « quelle époque » , juste pour confirmer ce que l’on savait depuis des décennies que l’audio visuel du service public est orienté à gauche.
je ne suis pas prête à ré ouvrir la TV et la radio lorsque je lis tout cela.
Ce sont des dogmatiques , pour ne pas dire fanatiques , il est donc inutile de vouloir attendre autre chose d’eux que de la propagande .
De plus (grassement) financés par l’état , ils le servent .
« On » ( la gauche ) supporte mal le succès d’autrui lorsque ce succès ne dit pas la même chose qu’elle. D’où ces invitations pour se justifier et railler ( Mme Ockrent ) sans la moindre démonstration, d’ailleurs. Tout cela est pauvre et navrant.
Comme disait Audiard: « les c..s ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît »
Entre Léa Salamé-Glucksmann, Christine Ockrent-Kouchner et Laurence Bloch tous ces gens de gauche millionnaires mais jaloux de Vincent Bolloré, bravo à Bernard de La Villardière de leur tenir tête, au moins un des participant était franc du collier et droit dans ses bottes
Le mode de fonctionnement du service public est simplissime : 1) Nous sommes de Gauche et nous l’assumons . 2) Donc , les gens qui nous écoutent ou nous regardent le sont aussi . 3) Si ce n’est pas le cas pour tous et bien notre propagande et nos journalistes militants les feront doucement pencher de notre côté . Apparemment , 500 000 auditeurs ont décidé de quitter ce camp de rééducation public .
Quand Laurence Bloch dit : … « qui a assez peu de scrupules », elle ne manque pas d’air…
Elle n’a aucun scrupule !
Le groupe Radio France n’est uniquement composé que d’entités chargées de la diffusion de la propagande gauchiste.
Encore plus énorme : « Rachida Dati lui a confié une mission d’accompagnement sur la réforme de gouvernance de l’audiovisuel public ».
Autant dire qu’elle, Laurence Bloch, ne fera qu’enfoncer le clou du « à gauche toute » !
Christine Okrent a été non virulente, mais odieuse.
Pascal Praud a très bien répondu en exposant très clairement a quel point « la Reine Christine » est très mal placée pour critiquer quiconque, elle qui fut la grande prêtresse du journal télévisé tout en étant l’épouse d’un ministre de François Mitterrand !
Peut-on parler de « scrupules » Christine ?
Tous ces gens-là sont insupportables d’arrogance, rte de mépris envers les français.
Il faut remercier Bernard de La Villardière pour sa grande honnêteté.
Cette émission, ce débat (?), me renforce dans mon désir de voir le démantèlement du groupe Radio France, pour le réduire à une seule radio, et une seule chaîne de télé sur abonnement uniquement.
Y’a là un pognon de dingue à économiser !
Je crois que tout est dit et bien dit dans cet article. Les Français n’ont pas attendu cette émission pour se faire une opinion sur l’orientation de gauche du service public. La neutralité chez l’individu n’existe pas mais quand on se dit représentant des Français, ce qui devrait être le cas d’autant plus pour ceux qui bénéficient des subsides de l’Etat, on devrait et c’est un devoir même s’empêcher de toute intention partisane. Force est de constater que ce n’est pas le cas. Le service public est sectaire.
En ce qui concerne madame Ockrent on peut dire que la vieillesse est un naufrage, il faut savoir s’arrêter à temps pour ne pas gâcher une brillante carrière ce que certains ont du mal à comprendre, j’en vois à la télé qui sont lamentables quand je pense que ces gens là étaient brillants et respectés, ça me fait mal pour eux. J’ai compris dès la retraite que si on ne reste pas au top le mieux est de rester dans l’ombre ce qui ne veut pas dire non plus qu’on n’est plus rien mais on n’a plus la pointure pour s’exposer dans des débats pointus.
Oui, c’est mon impression et mon vécu. Une fois retraité, les manettes sont tenue par d’autres, une fois parti les lois changent , les nouvelles règles sont en place, les personnels ont changé d’affectation,etc…je ne m’imagine pas sur un plateau télé 5 ans après avoir quitté mon poste ! Et pourtant, combien d’ancien ambassadeur, d’ex-chef d’Etat-Major ou de direction d’entreprise sur les plateaux télé?