Mort de Quentin : la jubilation obscène d’une gauche radicalisée

Entre appels à la violence, moqueries et accusations infamantes, certaines réactions franchissent une limite morale.
Groupe antifa de Genève
Groupe antifa de Genève

« Moi, je suis pour la mort de Quentin »

Tout commence par une scène qui résume à elle seule le climat actuel. À Paris, des militants arrachent des affiches rendant hommage à Quentin Deranque. Filmé, l’un d’eux assume froidement : « Moi, je suis pour la mort de Quentin ! »

La phrase ne provoque ni gêne ni recul, autour de lui. Elle est dite simplement, presque banalement. Comme si l’assassinat d’un jeune homme pouvait devenir une opinion politique parmi d’autres. Depuis, une succession de séquences similaires révèle une radicalisation verbale inquiétante où la compassion semble conditionnée à l’étiquette idéologique.

Quand l’Assemblée nationale devient une cible

Même l’hommage institutionnel rendu à Quentin n’a pas échappé à cette violence symbolique. L’Assemblée nationale a observé une minute de silence après sa mort. Sur les réseaux sociaux militants, un visuel massivement relayé accuse l’institution d’avoir rendu hommage à « un fasciste », allant jusqu’à affirmer qu’il s’agirait d’une première depuis 1944. L’image détourne une photographie de l’Hémicycle en y associant une iconographie nazie, insinuant une continuité historique volontairement provocatrice. Cette rhétorique a été reprise par plusieurs commentateurs et militants, certains affirmant que les députés se seraient « déshonorés » en participant au recueillement, comparant même cet hommage à ceux rendus sous l’Occupation.
Une accusation d’une gravité extrême qui transforme un geste de recueillement en scandale politique.

La dérision militante jusque dans l’espace public

À la Sorbonne, des étudiants placardent des affiches avec le message « Sauve un copain, bute un Quentin ». La mort devient slogan. Dans le même temps, la chaîne Le Média diffuse un sketch tournant en dérision le meurtre, assumant une tonalité ironique autour du drame.

Même les rassemblements d’hommage sont perturbés. À Caen, comme l’a révélé BV en exclusivité, une militante tente d’interrompre une commémoration en criant « Non à la violence d’extrême droite ! », transformant un moment de recueillement en confrontation militante.

Transformer la victime en coupable

Un autre phénomène apparaît rapidement : la tentative de redéfinir la victime elle-même. Sur certains plateaux et réseaux militants, Quentin n’est plus présenté comme un homme mort sous les coups mais comme un symbole politique dont la disparition serait presque logique.

Le média Histoires crépues affirme ainsi qu’« il ne faut pas l’appeler Quentin, comme si c’était une personne gentille et respectable », ajoutant qu’il était « là pour taper des gens ». Le procédé est clair : retirer le visage humain pour ne garder qu’une caricature idéologique.

La cruauté décomplexée des streamers

Le degré d’indécence atteint un sommet, avec certains créateurs en ligne. Dans une vidéo largement diffusée, le streamer « Infamensmurf » déclare : « Moi, j’ai de la peine pour les mecs, ils étaient dix, ils ont peut-être pas pu tous lui mettre un coup. »

Son interlocuteur « Ouz_Bateman » poursuit : « On peut faire une cagnotte pour les individus qui ont lynché Quentin ? Moi je suis prêt à donner, s’il y a besoin de frais de justice. » La discussion bascule ensuite dans une surenchère macabre, évoquant l’idée d’utiliser « un chien truffier [pour] sentir le sang de Quentin et remonter jusqu’au c** d’Alice Cordier ». Le meurtre devient matière à plaisanterie, la violence un divertissement.

Une fracture morale plus que politique

Quentin Deranque est mort après un passage à tabac par des militants antifas de la Jeune Garde, une affaire désormais traitée par la Justice pour homicide volontaire, avec la mise en examen de sept personnes sous ce chef d’inculpation.

Mais au-delà de l’enquête, ce sont les réactions qui interrogent. Lorsque des militants d’extrême gauche se réjouissent publiquement d’une mort, lorsque des humoristes, ou prétendus comme tel, en rient et que des campagnes visuelles assimilent un hommage parlementaire à une apologie nazie, quelque chose se brise.

Ce n’est plus seulement une bataille politique. C’est une rupture morale, où l’adversaire cesse d’être un citoyen pour devenir une cible jusque dans la mort.

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Yann Montero
Journaliste Boulevard Voltaire I Le réél finit toujours par s'imposer I Suivez-moi sur X : @YannMontero

Vos commentaires

169 commentaires

  1. Vous voulez les calmer tous ces abjects personnages? Rappelez leur qu’il y a le mot  » socialisme » dans nazi…. Cela leur est bien pratique – en pareil cas – de ne pas citer la totalité de l’ abréviation.

  2. Tant que l’on ne remettra pas l’histoire à l’endroit, en expliquant la vérité historique, à savoir que le communisme, le fascisme, le national-socialisme, ou la « révolution nationale » des pétainistes sont bien des idéologies de gauche, et non de droite, on n’en sortira pas!
    Tant que nos juges rouges ne considéreront pas que l’appel à la haine, le racisme, et les violences physiques, doivent être jugée avec équité d’où qu’elles proviennent, les ultragauchistes se sentiront intouchables…
    Il s’agit donc bien d’une guerre de civilisation.

  3. Tant que l’on ne remettra pas l’histoire à l’endroit, en expliquant la vérité historique, à savoir que le communisme, le fascisme, le national-socialisme, ou la « révolution nationale » des pétainistes sont bien des idéologies de gauche, et non de droite, on n’en sortira pas!
    Tant que nos juges rouges ne considéreront pas que l’appel à la haine, le racisme, et les violences physiques, doivent être jugée d’où qu’elles proviennent, les ultragauchistes se sentiront intouchables…
    Il s’agit donc bien d’une guerre de civilisation.

  4. Il semblerait que les portails organiques sans aucune humanité aient été activés par la matrice. On atteint la limite du supportable avec ces bandes de dégénérés. Il va falloir leur rentrer dans le lard une bonne foi pour toute.

  5. La gauche radicalise C EST QUOI CHEF? Les partis alliés de LFI ? Donc le PS le PC Les ecolos Et je ne parle pas des lr lrem du front republicain

  6. Je me demande si tout ces messages ne sont pas organisés avec l’extrême centre pour faire la démonstration que la liberté d’expression doit être contrôlée, pour segolene et consort, ils ne seront pas inquiétés du fait qu’ils sont dans… « le camp du bien « ,et bien sûr l’opposition souveraine en fera les frais et le freluqué sera le grand gagnant une fois de plus.

  7. Ces msg odieux, monstrueux, me donnent la nausée. Pour information, je signale que la chaine ARTE ne perd pas de temps. Elle programme mardi 24 février, un documentaire : « Terrorisme d’Ultradroite » – Deux volets. « Le djihadisme n’est pas la seule menace terroriste à peser sur la France. Ces dernières années, plusieurs projets d’attentats, fomentés par l’ultra droite ont été déjoués (….) »… Ainsi, après ce meurtre d’extrême gauche, la TV fait le procès de l’extrême droite ! Il fallait oser ! Scandaleux !

  8. Macron l’ambienceur est étonné que meme Meloni soit choquée. Il orchestre l’effacement de la France par tous les moyens, la violence étant le prolongement. La bête immonde Stalino-LFIste sort de son enclos et depasse son dompteur mondialiste.

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