[MUNICIPALES] À gauche, pas de cordon sanitaire vis-à-vis de LFI. Étonnant ?
Il y avait des électeurs de droite orphelins, mais qui retrouvent l'espoir avec la perspective d'une grande alternance sous l'égide du RN et de ses alliés. Il risque d'y avoir de plus en plus d'électeurs de gauche orphelins quand ils vont découvrir la duplicité de leurs chefs qui nous avaient affirmé, les yeux dans les yeux, que les alliances avec Mélenchon, c'était fini. Et les électeurs de gauche sincères devraient faire leur le constat d'Alain Finkielkraut : « C'est parce que je suis de gauche que je ne suis plus de gauche ! »
▶️️️#Exclusif - Alain Finkielkraut, écrivain, élu à l'académie française, invité exclusif de LCI.
“La gauche n’invoque la laïcité que pour effacer ce qui reste de chrétien en France, elle a ruiné l’égalité des chances au nom de l’égalitarisme”. #24hPujadas #LCI ⤵️ pic.twitter.com/a7wUgkX4CE
— 24h Pujadas (@24hPujadas) January 29, 2026
Un nouveau cap dans la duplicité
Mais, pour ces élections municipales, la gauche franchit un nouveau cap dans la duplicité, montrant son vrai visage : prête à toutes les compromissions, tous les reniements pour conserver ses mairies dans six semaines ! En effet, la gauche - et notamment la gauche écolo rouge-verte - joue gros, dans ces élections : elle avait réussi, il y a six ans, profitant de la faible participation historique due au Covid-19, à faire un rapt démocratique sur les mairies de Bordeaux, Marseille, Lyon, tout en conservant Paris. Cette année, tout devait être clair : la bonne gauche PS-EELV, propre comme Raphaël Glucksmann, ne partirait pas avec LFI. D'où des listes séparées à Paris, Marseille et dans les autres villes. Mais voilà que depuis dimanche dernier, sans doute devant la perspective de défaites, les discours ont commencé à s'infléchir, quand le ministre Panifous a ressorti le vieux cordon sanitaire contre le RN, encourageant de fait les rapprochements PS-LFI. Jusque-là, il était question de se retrouver pour le second tour.
Mais ce jeudi 29 janvier, un nouveau palier a été franchi, dès le premier tour ! Des cadres écologistes ont décidé de claquer la porte du parti pour rejoindre les listes portées par La France insoumise (LFI) autour de Sophia Chikirou à Paris, de William Aucant à Nantes, de Sébastien Delogu à Marseille, de Mathilde Louvain à Avignon ou encore de Nathalie Oziol à Montpellier. Tout en dénonçant le choix de nombreux de leurs camarades de préférer porter des listes d’alliance avec le Parti socialiste (PS) dans la très grande majorité des municipalités : « Aux élections municipales […], la direction nationale du parti Les Écologistes a essentiellement privilégié l’alliance avec le Parti socialiste, faisant ainsi des Écologistes la béquille d’une social-démocratie qui entend exclure La France insoumise et choisit de tourner le dos au programme comme à la logique unitaire du Nouveau Front populaire », selon la tribune signée par plus de 400 de ces écolos que les excès et prises de position outrancières, visiblement, ne dérangent pas.
« Une opération de déstabilisation de l’extérieur »
En tout cas, ce petit coup d'État interne chez EELV montre la puissance intacte de Mélenchon, en tant que source d'attraction et de déstabilisation. C'est d'ailleurs ainsi que la direction écologiste a qualifié cette fronde : « une opération de déstabilisation de l’extérieur » menée par les « insoumis ». Le parti a convoqué un bureau national d’urgence. En fait, la scission couvait, car l’accord de premier tour avec les socialistes, les communistes et Place publique, fin décembre 2025, avait été rejeté par un quart des militants verts. Les écolos ont en fait négocié des deux côtés, les Verts pro-LFI obtenant des places enviables sur les listes Chikirou à Paris. Ce double jeu d'EELV est en fait national et a éclaté au grand jour lors de la non-censure du gouvernement Lecornu par le PS. Beaucoup d'écolos, plus LFI que PS, ont sauté le pas sur ce prétexte.
La division est réelle, à gauche, et c'est plutôt une bonne nouvelle pour la droite qui va tenter, lors de ces municipales, de chasser de ses mairies cette gauche rose-rouge-verte, et pour la présidentielle, où la pression du cordon sanitaire devrait désormais jouer systématiquement à front renversé, contre LFI. Néanmoins, ne jamais oublier que la gauche, in fine, elle, sait se rassembler en laissant ses pudeurs au vestiaire, surtout face à la menace de « l'extrême droite »...
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23 commentaires
Mais alors c’est le Jaune de Knafo qui est largement critique et mis en question par les journalistes……Ici chez les gauchistes ca a l’air d’aller. Je ne sais plus sur quel pied danser….Jaune ou pas jaune….il est vrai ce jaune est un peu plus gai que celui de Knafo qui saute a l’oeuil
La gauche, socialistes en tête, est foncièrement malhonnête. Le plus gros menteur ayant été Mitterrand qui a menti sur tout : sa francisque, sa maladie, sa famille. Tous ceux qui l’ont suivi ont été à bonne école. Donc il n’y a pas de raison que ça ne continue pas concernant leur relation à Lfi.
Ce n’est pas ça qui a ruiné la France.
Sa maladie et sa famille étaient sa vie privée.
La francisque, tout le monde le savait, mais aucun politique et journaliste n’ont voulu utiliser la photo ou Mitterrand sert la main de Pétain. Par peur sans doute !
Ces « cordons sanitaires » sont tous anti démocratiques, il faut des débats contradictoires sur les chaînes publiques, c’est l’électeur qui choisit !
Prêts à tout pour s’assurer une place. Mais méfiez-vous. La GB est passé par là. Résultat : des villes gérées par des islamistes où la charia prend le pas sur la loi du pays.
Un cordon sanitaire contre le RN qui est désigné d’extrême droite et qui ne l’est pas du tout (l’extrême droite, c’est le mondialisme, le macronisme). .
Aucun cordon sanitaire contre LFI qui est d’évidence d’extrême gauche, versant fasciste (l’autre versant étant communiste).
Pourquoi cette aberration ?
Parce que personne ne met sur la table cette vérité.
Par peur ? Par conformisme ? Par naïveté?
Un peu de tout ça, probablement.