Municipales à Marseille : sur BFM TV, Delogu surentraîné, Allisio trop bien élevé
Les élections municipales auront lieu dans trois mois. À Marseille, les profils des candidats qui pèsent dans les sondages sont différents : la cité phocéenne est coupée en deux. Ce lundi soir, deux hommes que tout oppose dans cette bagarre pour le fauteuil de maire de la deuxième ville de France ont donc croisé le fer, sur le plateau de BFM TV. À droite, Franck Allisio, le candidat du Rassemblement national et son slogan « Marseille en ordre ». À gauche, Sébastien Delogu qui, lors de son premier meeting, s’est affiché aux côtés d’Assa Traoré et a affirmé : « La police tue ! »
Sur le papier, le débat semble déséquilibré. Le taiseux et travailleur Franck Allisio doit logiquement prendre le dessus face à son adversaire du soir, souvent dans l’à-peu-près. Sur le plateau, il en est autrement. Sébastien Delogu est très accrocheur. Il coupe sans cesse la parole à son rival, le traite de « menteur » pour le déstabiliser lorsqu’il parle et clame haut et fort qu’il sera élu : « Quand je serai maire de Marseille, parce que je serai maire de Marseille, contrairement à vous, j’apporterai la sérénité. » Il prend même par surprise Franck Allisio en déclarant : « Je ne veux pas désarmer la police. » Sébastien Delogu a des fiches, il montre des dossiers, il est bien préparé à cet exercice difficile du débat. Il s’en sort avec des propositions à l’emporte-pièce, mais il s’en sort.
Delogu hargneux
En face de lui, Franck Allisio se veut plus discipliné. Il tente de faire avancer le débat tant bien que mal et de mettre en avant ses propositions pour une ville plus sûre : création d’une « brigade municipale anti-stup comme à Perpignan », déploiement de la vidéosurveillance, triplement des effectifs de la police municipale… Il martèle : « La première préoccupation des Marseillais, c’est la sécurité. » Il décline également cette idée concernant le volet logement, où il prévoit de « ne plus augmenter la taxe foncière, d’avoir une brigade anti-tags et une brigade anti-squats ». Il entend ainsi « redonner envie d’investir aux propriétaires ».
Jamais attaqué sur son manque de travail, le député RN des Bouches-du-Rhône se laisse surprendre par la réponse de l’insoumis : « Vous n’avez rien proposé. C’est la preuve que vous ne travaillez pas. Ce que je propose, c’est de construire 30.000 logements, de réquisitionner les logements vides… » Cette fois, la réplique est à la hauteur de l’attaque. Franck Allisio affirme sans être contredit : « Les 30.000 logements, monsieur Delogu ne sait pas comment les financer. »
Allisio trop tranquille
Les deux hommes se sont rendu coup pour coup en se renvoyant leurs affaires judiciaires et celles de leurs mentors à la figure, le débat a semblé quelque peu à l’avantage de l’insoumis. Franck Allisio a clairement pâti de sa bonne éducation face à un Sébastien Delogu vraisemblablement surentraîné pour l’occasion. Le candidat du RN ne s’attendait sans doute pas à être bousculé ainsi. Il est désormais prévenu : il ne faut sous-estimer aucun adversaire, même ceux qui font parler d’eux pour leurs bourdes et leurs frasques plutôt que pour leurs propositions.
Sébastien Delogu a tenu bon pendant trente minutes ; peut-il le faire pendant trois mois ? Rien n’est moins sûr, mais cette prestation doit servir d’alerte à ses opposants, s’ils ne veulent pas voir Marseille élire l’extrême gauche et, pire, comme le présage en conclusion Franck Allisio : « Si Marseille tombe dans les mains de monsieur Delogu, la France tombe dans les mains de monsieur Mélenchon. » Méfiance !
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62 commentaires
je ne demande pas au RN d etre bien élevé , mais d etre pugnace, aussi « hargneux » que les adversaires …et efficace dans le débat; nous ne sommes pas chez les Bisounours ,mais face à des tordus analphabètes et dangereux. « si la violnece ne résoud pas ton problème c’est que tu ne frappes pas assez fort ». (P.D)
Arrêtons d etre gentils.
Marseille : Marius a laissé la place à Mohamed, le pastis au thé à la menthe, la gauloise sans filtre au joint, l’ancien légionnaire au futur détenu, le truand au Colt45 au gamin à la Kalach…
Bien sûr qu’il faut désarmer la police. Ils pourraient blesser des électeurs de LFI.
Comme tous les gauchos la formation à la dialectique est prise très au sérieux, la CGT en tête, puis LFI. Delogu part de bas niveau CE1 mais comme il ne comprend rien à ce qu’il dit et avance… il progresse vite… Danger!
La France a peut-être besoin de l’élection de l’extrême gauche pour se réveiller et retrouver l’envie de se battre pour sa survie.
Mais j’ai bien peur que tant que l’état nounou pourra être financé par la dette, personne ne bougera.
Sarah sinon RIEN !
On prend trop les insoumis pour des crétins étant donné le nombre d’ élucubrations qu’ils profèrent , le dénommé Delogu étant la quintessence de la stupidité et de l’inculture. On a tort car on oublie que le comportement de français est souvent celui des veaux!
Delogu est un cancre. Il est « creux ». C’est de notoriété publique. Mais il est vrai que pour une fois il a réussi a restituer ses fiches apprises par cœur déstabilisant ainsi le trop gentil et honnête Franck Allisio. Mais avec un peu plus de « gnac », de références nauséabondes et judiciaires sur le parti de cet ancien garde du corps, monsieur Allisio pourra le « décaniller » ( au sens intellectuel) sans problème!
@BRUNEAU
Delogu a été très bien » briefé » pour ce débat… mais, lorsque la campagne sera plus intense, Delogu pourra t’il être tout le temps canalisé? Pourra t’il, en situation de stress (inévitable à mesure que la campagne s’intensifie) garder son sang froid? Pourra t’il masquer en toute circonstance ces lacunes, son ignorance? Pourra t’il tout le temps masquer sa vulgarité? Delogu est candidat à Marseille et non dans un bourg de 15 000 ou 20 000 habitants comme il t en a des dizaines et des dizaines en France. Marseille va attirer l’attention des médias, Delogu va t’il résister à la pression ou à un moment donné péter une durite? Ce débat était le tout début, il y en aura d’autres, des interwiews à la pelle etc… Delogu sera dans une situation inédite. Au cours du débat avec Alisio il était bien préparé, mais dans une campagne, qui plus est à Marseille, il y aura des situations imprévues ou aucun « briefing » préalable n’aura pu être fait. Delogu qui est un individu outrancier, au sang froid dont on ne connait pas les vraies limites, risque sous pression de faire du Delogu, un type dont le naturel revient au galop… Face à un individu, il faut agiter le chiffon rouge et le mettre sous pression…
Que représentent les quartiers marseillais communautarisés , sur les 900 000 habitants de la ville ? Les quartiers Nord , combien de divisions ?
Une belle caricature de ce qui est en cours sur le sol national.
Delogu a un avantage incontestable, il joue à domicile. Donc,sauf une surprise improbable, il sera le prochain maire de Marseille. La loi du nombre est la plus forte.
Nous pourrons donc rétablir plus justement la frontière…vers le Nord!
Pour le moment dans les sondages il est loi. 4eme. Il a aucune chance. Il peut faire Le jeux du maire actuel , oui