[MUNICIPALES] Face à l’extrême gauche, Jordan Bardella favorable à des alliances au second tour
Chaque semaine qui passe voit le rapprochement entre les droites opérer un nouveau virage. Alors que Jordan Bardella a annoncé ne pas exclure des alliances au second tour pour contrer l’extrême gauche, quelques ténors à droite se sont d’ores et déjà insurgé sur l’incompatibilité d’une alliance entre Les Républicains et le Rassemblement national.
« Nous ferons du cas par cas », a indiqué le président du Rassemblement national, ce samedi 7 février, sur BFM TV, précisant « ne pas être fermé à ce qu’il y ait des discussions sur de potentiels listes d’union ou de rassemblement au second tour, s’il y a un danger de voir l’extrême gauche s’emparer d’un certain nombre de municipalités ». Une ouverture nouvelle au sein du Rassemblement national qui n’était guère enclin, ces dernières années, à concevoir une alliance avec une liste de droite. Les situations où un rassemblement effectif au second tour pourrait voir le jour devraient être rares. Car le RN semble écarter toute stratégie d'alliance avec un profil LR ayant trempé de près ou de loin avec le macronisme. Une perle qui se fait rare, dans le parti que préside Bruno Retailleau.
Prenons l'exemple de Paris. Thierry Mariani, candidat RN de la capitale, et les porte-parole du parti de Marine Le Pen n’ont de cesse de fustiger un accord impossible avec Rachida Dati, tête de liste LR à Paris, qui, notamment en raison de sa place de ministre de la Culture au sein du gouvernement Lecornu, représente pour le RN cette frange des Républicains dont le bilan est accolé à celui du président de la République. C’est pourquoi Jordan Bardella insiste sur les situations très différentes d’un territoire à un autre. Le choix du RN se ferait localement en fonction des profils des candidats a priori et de la menace réelle d’assister à une victoire de l’extrême gauche.
Mélenchon, Bardella : même combat
Après les propos de Jordan Bardella, le président de la région Hauts-de-France s’est empressé de réagir. « Notre famille politique, présidée par Jacques Chirac, a toujours refusé les compromissions avec l’extrême droite », a indiqué, le lendemain, Xavier Bertrand, sur le plateau de BFM TV. Un « idéal » qui doit empêcher les Républicains d’être « le marchepied de l’extrême droite ». Pour l’ancien ministre sarkozyste, « l’union des droites n’existe pas », il préfère parler, pour sa part, de « l’union de la droite avec l’extrême droite », une disposition qui entraînerait « la disparition de la droite républicaine ». L’élu, qui en a profité pour annoncer « se préparer à l’élection présidentielle », a une obsession ou, du moins, une mission sur cette Terre : s’opposer aux dirigeants du RN. « Je les combats », a-t-il souligné, car « leur enjeu n’est pas de sortir le pays de l’ornière mais de conquérir le pouvoir à tout prix en profitant du désarroi économique et social ». La semaine dernière, le président de la région Hauts-de-France appelait Bruno Retailleau à une « clarification » au sein de l’appareil des Républicains, notamment en demandant l’exclusion de l’eurodéputé Christophe Gomart, qui a apporté son soutien à Éric Ciotti dans sa campagne niçoise.
Ce même 8 février, c’était au tour de Michel Barnier d’enfoncer le clou. « Je ne plaide pas et ne plaiderai jamais pour une alliance avec les formations d’extrême droite », explique l’ancien Premier ministre, qui refuse de choisir en cas de duel entre le chef de La France insoumise et le patron du Rassemblement national. « Entre Mélenchon et Bardella, je ne vote pas », a-t-il indiqué. Pour éviter de se retrouver dans une telle impasse, le Savoyard désormais député de Paris veut mettre toutes ses forces pour « absolument éviter cette situation ».
Le nouveau visage droitier du RN
Ces positions manifestent un peu plus encore les lignes de fracture au sein du parti LR. Tactiquement, Jordan Bardella prend le contre-pied de Marine Le Pen, qui n’a jamais supporté l’idée de s’allier avec une droite qu’elle méprise car elle a, selon elle, trahi le camp national depuis trente ans. En ce sens, le président du RN pousse les Républicains dans leurs retranchements. S’ils se démasquent et continuent de dresser un « cordon sanitaire » maintenant le RN hors du « champ républicain », ils peuvent être les artisans de la victoire de l’extrême gauche, dans certaines communes, le mois prochain, et de Jean-Luc Mélenchon dans un an.
Une ligne que certains interpréteront comme de la schizophrénie, au point de leur donner des velléités de rejoindre l’UDR, ce que montrent les nombreux ralliements d’élus LR qui n’hésitent pas à rejoindre les listes RN-UDR pour ces municipales. En témoignent deux ralliements significatifs, ces 48 dernières heures : à Nice, Françoise Monier, adjointe du maire sortant Christian Estrosi, rejoint Éric Ciotti, tandis qu’à Nîmes, Monique Boissière, conseillère municipale LR, démissionne et rejoint la liste RN-UDR emmenée par l’eurodéputé Julien Sanchez.
Pris en étau, les Républicains risquent gros sur le scrutin à venir. Ils doivent démontrer que le créneau de la droite dite républicaine existe toujours, sous peine de disparaître.
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120 commentaires
Les LR sont vraiment décevants !
J’avoue que j’attendais plus de Retailleau, son silence assourdissant devient vraiment pesant, pourquoi s’est-il fait élire à la tête de ce parti…. parti aux oubliettes !
Pour un premier sinistre, quel courage !
Encore un qui fait partie de la race des PASNOUS
Ou on prend une décision ou l’on montre qu’on est une LAVETTE
Honte au LR !
Michel BARNIER, courageux, en ne votant pas, donne une voix à LFI. Ce qui ne me surprends pas.
Si l’on veut se sortir de ce bourbier gauchiste , je ne vois pas d’autres solutions qu’une alliance des droites , la gauche a beaucoup moins de scrupules à se rassembler lors des échéances électorales malgré des querelles et invectives incessantes. Au Diable les questions d’ Ego , des choix idéologiques , des questions marginales , seul compte l’avenir de notre pays.
Non, pas la plus bête ! La plus corrompue, la plus intéressée et la plus menteuse ! Chirac, Pasqua, Juppé, Balkany, Copé, Sarkozy, Dati, Darmanin, Barnier, Le Maire, Bertrand, Larcher, Pécresse, Wauquiez, Retailleau … j’en passe et des pires !
LR, la droite la plus bête du monde…?
Moi non plus je ne vote pas….pour M. Barnier
Et j’avais oublié : il pour Barnier, ni pour LR, ce temps-là est révolu, trop de compromissions , d’indécisions, de volte-faces…
entièrement a d ‘accord avec vous
Monique Boissière est avec nous ! LR vidée de sa sève militante ! Les électeurs vont la suivre, c’est sûr.
Sérieusement, tant que LR est avec Macron, LR est avec Macron. Les choix d’inconnus au niveau local sont juste incohérents et sans portée.
Voila plus de 10 ans qu’on nous sert la même soupe : front républicain, faire barage, pas d’alliance, mais dans tout ça on ne voit pas l’ombre d’un programme. Du coup on se retrouve avec une girouette, roi des réseaux sociaux, un adulescent champion de call of duty.
Mais enfin Barnier quand vas tu enfin penser un peu à toi ? Pourquoi te priver du bon air des Alpes ?
A la chasse au dahut!
Le raisonnement de Michel Barnier est logique, c’est un homme du centre et de l’opportunité surtout, un parti de l’ombre. Qui croit encore que LR est un parti de droite ?
pas moi, il y a un moment que je me suis rendu compte qu’ils sont du centre gauche
Il y a 40 ans Gaudin, à Marseille, avait passé un accord avec le RN. Si la droite avait suivi cette voie, la face de la politique eût été changé et nous n’en serions pas là, et les LR ne seraient pas à l’agonie…
La droite RPR/UMP/LR n’a pas suivi cette voie pour une seule et unique raison : hormis de rares spécimens comme Gaudin ou Millon hier, et comme Ciotti aujourd’hui, elle n’a jamais été de droite !
Au mieux, elle était de centre mou, Larcher et consort, le plus souvent de centre gauche, Darmanin et tous les traîtres passés avec armes et bagages aux ordres du socialiste Macron et parfois, pour quelques-uns, de la branche affairiste quasi-mafieuse concentrée uniquement sur ses intérêts qui ne sont, de fait, ni à droite ni à gauche : Pasqua, Fillon hier ou Estrosi, fils spirituel de Jacques Médecin, aujourd’hui !
Quant je vois que certains partis politiques dite du centre qui font un score aux élections si minables et actuellement diriger le pays, j’ai plutôt envie d’aller a la pêche qu’aux urnes pour la première fois de ma vie après le second tours de l’élection Mitterrandienne.
Si la consultation du peuple est rare les résultats sont exécrables.
« Quoi qu’il en coûte », ici, c’est le rassemblement des partis de droite qui importera aux prochaines élections : c’est la génération des plus jeunes dans la vie politique qui est en train de donner l’exemple : Sara Knafo, Jordan Bardella, Marion Maréchal… Le pragmatisme est de leur côté.
Barnier, Faure and Co, du balai ! Laissez-leur la place, pour ce que vous en avez fait…
Le LR gagnerait à se débarasser de ses vieux dirigeants à qui ils doivent leur déclin depuis près de 50 ans. BARNIER et tant d’autres devraient être hors jeu mais ils n’ont pas conscience de leur nullité.
« Notre famille politique, présidée par Jacques Chirac, a toujours refusé les compromissions avec l’extrême droite », a indiqué, le lendemain, Xavier Bertrand, sur le plateau de BFM TV. »
Voyons un peu qui était le héro de notre bertrand X :
le tribunal correctionnel de Paris condamne Jacques Chirac dans les deux volets de l’affaire (Paris et Nanterre), à deux ans d’emprisonnement avec sursis pour « détournement de fonds publics », « abus de confiance », « prise illégale d’intérêts » et « délit d’ingérence »
Ben nous voilà avec le premier président condamné à de la taule n’en déplaise aux poissons rouges qui détestent se voir rappeler les « exploits » de leurs héros.
N’en déplaise audits poissons rouges, chirac aurait dû finir sa vie en taule, santé ou pas; car suivant les fameuses et invisibles autant qu’hypothétiques « valeurs de la République », un élu, à plus forte raison Président de la République et chef des Armées doit montrer l’EXEMPLARITE!
Sinon tout fout le camp et c’est ce qui nous arrive.