« Ne rien céder » : à Moulins, le spectacle Murmures de la cité remonte sur scène
Deux mille cent places à remplir : c’est le défi ambitieux que se lance Guillaume Senet pour la nouvelle édition de son spectacle Murmures de la cité, en prévente à partir du 1er décembre. La première saison avait rencontré un succès triomphal, encourageant l’organisateur dans son intention initiale de créer un rendez-vous annuel, nourri par la population locale et capable de créer un véritable élan autour de l’Histoire de France. Les prochaines représentations sont donc annoncées pour les 10, 11 et 12 juillet au Centre national du costume de scène de Moulins, dans l’Allier, où il compte bien ressusciter l’enthousiasme de l’été dernier.
« Ne rien céder à l’opposition politique »
Accusée d’être financée par Pierre-Édouard Stérin - horreur ! - et d’instrumentaliser l’Histoire au service de l’extrême droite - abomination ! -, la première édition avait soulevé l’ire de la gauche locale et nationale. Manifestations, pressions et articles accusateurs avaient rythmé les semaines de préparation du spectacle, jusqu’à provoquer une réduction drastique du nombre de places disponibles. La municipalité n’en avait retenu que 700 par soirée, lors des trois jours de représentation du spectacle immersif, contre les 1.200 initialement prévues. Plus d’un millier de demandes avaient dû être refusées, nous explique Guillaume Senet. Cette fois, l’organisateur veut « mettre face à leurs responsabilités » les élus de la ville en mettant en vente tout au long du mois de décembre autant de places que le CNCS peut en accueillir.
« Notre objectif est de ne rien céder à l’opposition politique », confie-t-il à Boulevard Voltaire, alors que la gauche revient à la charge et pourrait peser sur la majorité républicaine. Car même si les attaques n’avaient fait qu'augmenter l’engouement autour du spectacle, un collectif d’une centaine d’historiens a toutefois exprimé ses « préoccupations sur la façon dont l’Histoire est abordée dans ce projet ». Selon eux, nous vivons une période où « la science est en danger » et, avec elle, l’Histoire aussi. Ils estiment que le spectacle repose sur des « idées d’il y a un siècle » et réclament que les organisateurs sollicitent leur avis avant de revenir sur scène. Rien que ça ! Le collectif laïque et républicain qui avait travaillé contre le bon déroulement du spectacle l'été dernier confiait récemment, dans l'édition papier du quotidien régional La Montagne, avoir « pris les devants » pour éviter que les Murmures ne fassent leur retour.
Faire rayonner la France
Mais Guillaume Senet prévient : ni ces collectifs ni le silence de la municipalité face à ses demandes de convention pluriannuelle ne restreindront « l’engouement touristique ». L’événement offre à la ville la possibilité de réunir beaucoup de monde sur une semaine, avec une forte affluence extra-régionale : lors de la précédente édition, 60 % des spectateurs venaient d’ailleurs, et notamment de Toulouse, Paris ou Lille. « Quand on est élu local, on pense d’abord à sa population et on cherche à la faire rayonner et à la faire vivre », s’étonne-t-il, face à ce qu’il considère comme une tentative de « censure ».
Loin de se décourager, il entend bien maintenir à Murmures de la cité le statut de plus grande manifestation culturelle de Moulins et de plus grand spectacle immersif d’Auvergne. Pour l’été prochain, une grande parade historique est prévue dans les rues de la ville : 350 personnes défileront en costumes d’époque, grâce à 500 bénévoles. Guillaume Senet espère vendre les places au plus vite pour « montrer que le peuple a parlé et qu’ils n’ont pas à nous censurer ». « Nous sommes sur un lieu d’État : ce n’est pas la gauche qui décide quoi faire des bâtiments publics, c’est bien le peuple français qui en est dépositaire. Ce combat, nous ne l’avons pas cherché, mais nous le mènerons jusqu’au bout », conclut-il.
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11 commentaires
La gauche commence à nous emm…der sérieusement à vouloir décider pour nous de tout ce que nous ne devons lire, écouter, aller voir. Moulin est assez loin de chez moi, mais nous iront, rien que parce qu’ils veulent nous l’interdire. De la même manière, nous avons acheté les livres de Villiers, Bardella, Soulimane, Belaïch et Perou, Goldnadel… Il leur ont fait une telle pub… Ça et l’IA de Macron qui va nous dire pour qui voter… Plein le dos.
La gauche, fidèle à elle même, vent debout des qu’on n’est plus dans leur narratif de l’histoire…. La gauche supporte de moins en moins la diversité d’opinions
Mais depuis quand un auteur ou des artistes en France ont-ils besoin de la -vérification-autorisation-« labellisation » d’un quelconque collectif-comité-bureau de la censure ?
En France-URSS, c’est la norme, il faut vous y faire.
Les historiens de gauche prompts a déformer l’histoire de France quand ça les arrangent s’offusquent d’un spectacle que les français affectionnent de plus en plus, voir le succès du puy du fou et des représentations régionales un peu partout dans le pays.
C’est ça qui les embête. Ce genre de spectacle raconte l’histoire de France tel qu’elle est et non Tel qu’ils voudraient qu’elle se soit passée.
« idées d’il y a un siècle » OUI ! cela s’appelle l’Histoire avec un grand H.
Bien
Chercheurs et historiens … comme le disait le grand Charles qui ne se serait pas gêné de leur botter les fesses
En France on trouve des chercheurs qui cherchent
Nous aimerions trouver des chercheurs qui trouvent … peu ou prou …
Sinon sur quel temps payé par nos impôts ( bien souvent ) ces énergumènes se permettent ils de faire passer leur propagande ???
Bien raison de renvoyer ces historions a leurs chères études.
L’essentiel est de faire venir du monde .
Pour profiter du spectacle
Tout à fait. Il était temps de résister à ces diktats des gauchistes !