Némésis face au maire de Besançon : la plainte du parquet déboutée
« Soutien aux violeurs étrangers, Anne Vignot ». C’est par ce tract, diffusé en janvier dernier sur les réseaux sociaux, qu’est venue la polémique. Yona, jeune militante du collectif féministe Némésis, comparaissait ce 6 juin devant le tribunal de Besançon pour diffamation publique. Il lui est reproché d’avoir « insulté » le maire écologiste de Besançon avec ce tract. Alerté par cette affaire, Étienne Manteaux, alors procureur de la République, avait décidé d’engager des poursuites contre la jeune femme. Par la suite, Anne Vignot avait également déposé plainte. Mais ce 6 juin, le tribunal a décidé d’annuler le procès pour cause de vice de procédure. Les juges considèrent en effet que les faits décrits dans la plainte de l’élue ne sont pas exactement les mêmes que ceux contenus dans la citation à comparaître. Les poursuites engagées par le ministère public sont donc nulles.
Annulation du procès
« L’avocat de la partie civile a tenté de demander un renvoi d’audience, mais celui-ci a été refusé. Il voulait lier la plainte du parquet à celle de Mme Vignot, nous rapporte Me Frédéric Pichon, avocat de Yona. Je savais que la plainte du parquet était viciée - ce que j’ai démontré -, donc je savais qu’il y avait un risque de nullité. » « Avec humilité, le procureur a lui-même reconnu que la plainte ne tenait pas. Je suis donc très content et satisfait que le tribunal ait reconnu la nullité de cette affaire », poursuit le conseil de la militante de Némésis. À l’issue de l’audience avortée, les jeunes féministes se sont retrouvées pour fêter cette première victoire. « Évidemment, je suis ravie, confie Yona, contactée par BV. C’est une très bonne nouvelle. J'ai peut-être même un peu le regret de ne pas avoir pu m'exprimer face à ce qu'on me reprochait, au final. Parce que ni le collectif ni moi n’avons rien à nous reprocher. Cette nullité met des bâtons dans les roues de nos opposants. » Pour rappel, la jeune femme s’était fait connaître en arborant une pancarte « Violeurs étrangers dehors », lors du carnaval de Besançon, en avril 2024.
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— Alice Cordier (@CordierAlice2) April 11, 2024
« Anne Vignot a déposé une autre plainte à mon encontre. Le dossier n’est donc pas encore totalement clos », rappelle avec prudence la jeune femme, qui attend la date ultérieure du nouveau procès. Mais Frédéric Pichon se veut optimiste pour la suite. « Nous avons également d’autres billes et moyens de défense », assure l’avocat.
À la sortie de l’audience, Anne Vignot a tenu à dénoncer le message porté par les filles du collectif Némésis. Une confrontation a ensuite eu lieu entre l’édile et Alice Cordier, directrice de Némésis. Chacune accusant l’autre de l'avoir associée à des propos racistes.
Le parquet contre les militants de droite
Au début de cette journée judiciaire, les militantes féministes s’attendaient à un « procès politique ». S’il est désormais fréquent que le ministère public se saisisse des dossiers de provocation publique à la haine, ce n’est pas le cas pour les affaires de diffamation. Or, dans l'affaire de Besançon, c’est bien le parquet qui a tenté de poursuivre Yona. La militante dénonce cet « acharnement ». « Depuis quand un procureur prend-il l’initiative de défendre l’honneur d’une élue ? », s’étonnait-elle, en mars dernier.
Dans d’autres dossiers, il est apparu que le parquet se montrait particulièrement virulent à l’égard des jeunes militants de droite. En effet, ce 5 juin, deux militants des Natifs comparaissaient pour « entrave concertée et avec violence ou voie de fait à l’exercice de la liberté de création artistique ». Il leur était reproché d’avoir placé des draps - sans commettre aucune dégradation - sur des photographies, dont certaines représentaient des femmes voilées, exposées dans la crypte de la basilique Saint-Denis. Dans son réquisitoire, la procureur a tenté par tous les moyens de plaider en faveur d’une condamnation des deux jeunes hommes, allant même jusqu’à invoquer « une violence symbolique et un choc émotif ». « Un jusqu’au-boutisme » que les avocats de la défense ont dénoncé avec succès dans leurs plaidoiries.
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41 commentaires
Même pancarte,même poursuite par le procureur puis sans suite. Français réveillez-vous . Vive la Liberté
Haut les coeurs
Le parquet, en général, est l’outil du pouvoir. Il est plus à craindre que les juges. Si on enlève la frange gauchiste du mur des cons les juges se réfèrent simplement à la loi qui a été gauchisée par tous les gouvernements successifs dont ceux de droite. Ce sont les lois votées par les ceux que nous avons élus qui vont à l’encontre de nos intérêts. Mais la cause de tout cela, c’est que la France est un pays vassal de l’UE et qui n’a plus de souveraineté ou si peu (peu imposer le 80km/h sur les routes, par exemple). La question qui se pose aujourd’hui aux français est simple : voulez-vous rester dans l’UE et alors perdre tout pouvoir de décision sur vos vies, ou bien, êtes-vous « indépendantiste » pour libérer la France et le remettre dans le monde réel ? Le monde manque atrocement d’une France indépendante. Mais vu l’Etat cérébral de la population, nihiliste, je ne vois pas la France se sauver ; je la vois se dissoudre dans une UE totalitaire.
Il est de plus en plus évident de remarquer le résultat d’une addition de réquisitoires des procureurs plutôt incompréhensibles dans une bonne justice. « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » (Jean de La Fontaine) a présent c’est de droite ou de gauche. A gauche c’est plutôt tranquille.
Ce maire ecolo est une catastrophe. Une agression tous les jours dans le centre-ville de Besançon, sans compter les rodéos, et le quartier Planoise où se mêlent trafic de drogue et kalashnicovs. Encore heureux que les poursuites contre Yona soient annulées. Elle n’a fait que dire une évidence.
Je dirais plus comme vous, les écolos qui doivent tout a LFI sont une catastrophe et en Europe qui plus est.
On peut s’interroger sur les priorités du Parquet …
Défendre la sécurité des femmes, c’est « mal ».
Détruire la France pour défendre la Palestine, c’est « bien » !
La moralité est que quand.se sont des mouvements de gauche tout et permis même la violence d ailleurs ont attend la suite des violence qu’à déjà subit nemesis
Par contre juste pour un mots de.nemesis c est le tribunal alors que ce que dit nemesis et une vérité que les soi-disant féministe ne veulent pas entendre .
Depuis quelques mois, tout milite afin qu’il y ait convergence des décisions vers un goulot d’étranglement de la droite extrême. En réalité, des leaders du RN et de leurs soutiens particulièrement visés. Tant par les petites juridictions que par les suprêmes. Effet entonnoir. Nous risquons fort de reproduire les aléas diplomatiques de la Roumanie. Des manigances destinées à éloigner le RN du pouvoir. Au-delà du traitement attendu de la justice à l’encontre de Marine le Pen, attendons nous à une affaire FILLON bis suivie des magouilles habituelles contre nature. Les prochaines municipales seront des bans d’essais dans les villes d’intérêts.
L’erreur dans le panneau était qu’on pouvait le comprendre de 2 manières :
Violeur, étrangers, dehors (les deux indifféremment)
ou
Violeurs étrangers, dehors.
Même dans un panneau il ne faut pas oublier la virgule.
Justement, le panneau était clair : les étrangers violeurs : dehors.
Il n’y a pas de virgule sur ce panneau ! Donc il n’y a pas d’erreur !!
Ce panneau très clair s’adresse aux violeurs !
Cette technique de décorticage est une spécialité de l’extrême gôôôche et des juges…. souvenons nous du « une balle un flic »….
on peut considérer que la différenciation des couleurs entre « violeurs étrangers » et « dehors » fait office de virgule, en tout cas à la prononciation si il y a changement de couleur on a tendance à modifier le ton comme quand il y a une virgule.
Ceci dit il faut être vraiment de mauvaise fois pour comprendre « violeurs, étrangers dehors ».
Je dirais même plus, partout, la ponctuation est importante. ( Et aussi l’usage des verbes. « Appelé » pour « appelez ! », vous imaginez sur place, ce qu’il peut advenir… et c’est du vécu).
Le « discours de haine » et sa répression autorisent toutes les censures du régime progressiste maastrichien.
Comment ce procureur peut-il dormir tranquillement, alors que son action vise à détruire la liberté d’expression ? Il va à l’encontre de sa mission, ce la protection de notre société.
Quant à la « provocation publique à la haine », c’est une notion détestable, liberticide, totalitaire. N’aurais-je donc pas le droit d’exprimer publiquement ma haine de grandes criminels d’enfants ? d’A. Hitler ?
On voit bien qu’il s’agit d’une arme pour permettre une répression politique, rien de plus.
Dans le cas de provocation à la haine, il y a deux éléments, un peu comme pour un incendie, il y a un élément provocateur, par exemple une nakamura lors des JO derniers, et un élément provoqué, ceux qui ont réagi et ce sont ces derniers qui sont, curieusement, accusés et jugés comme étant les provocateurs.
Que les juges du siège soient indépendants, depuis le temps qu’ils le clament, peut-être, encore que… Mais qui donne des ordres aux parquets si ce n’est la hiérarchie pilotico-judiciaire, alors dire qu’un ou une procureur a fait ou dit ceci ou cela, c’est qu’il en a reçu souvent en catimini l’ordre. Tout cela pour dire que c’est encore et toujours le pouvoir qui donne les ordres de pourchasser systématiquement les vrais Français et d’excuser les crapules, les racailles et les barbares.
Il faudra tôt ou tard mettre les fonctionnaires de la Justice au pas!
Exact et le plus vite sera le mieux, mais tout est à revoir et à reformer de fonds en combles, de l’ENS, véritable pépinière de gauchistes, jusqu’au moindre des parquets ou des sièges. Et surtout, comme d’ailleurs pour la Police, il est impératif de désyndicaliser les fonctionnaires de Justice et de les responsabiliser pénalement pour tous leurs actes professionnels.
Enfin, un éclairage cru innonde ces procureurs qui confondent justice et censure politique !
Un changement de cap se dessine pour ces véritables féministes qui défendent les femmes victimes de ceux que la bien pensance veut protéger (entre autre)…
un pays dans lequel les débats politiques ont lieu dans les prétoires est un pays dans lequel la démocratie est profondément malade car on refuse le débat.
Il faut abolir les lois Pleven, Gayssot et Taubira.
Ces lois liberticides ont été mises en place par la gauche pour faire taire la droite en criminalisant ses idées. D’ailleurs seuls des Zemmour ou des gens partageant ses idées sont condamnées mais jamais des gens de gauche… Mais c’est surement un pur hasard…