NicolasQuiVote.com : la carte des villes qui risquent de basculer à gauche
Vous connaissiez « Nicolas qui paie ». Voici maintenant « Nicolas qui vote ». Créé en janvier 2026, ce site patriote se propose de répertorier les villes qui risquent de basculer à gauche lors des prochaines élections municipales. Une vidéo bénéficiant des participations du lanceur d’alerte Damien Rieu, de l’essayiste Marguerite Stern ainsi que de membres du collectif Némésis explicite les motivations du projet : « En 2026, des dizaines de villes peuvent basculer à gauche ou, pire, à l'extrême gauche, aux élections municipales. Hausse des impôts, dépenses idéologiques, laxisme sécuritaire : c’est ce qui vous attend dans vos villes si vous n'agissez pas. Nous avons donc réalisé une cartographie des communes à risque. Elle permet d'identifier les villes clés et de concentrer l'énergie militante là où il y en a vraiment besoin. »
⚠️LA GAUCHE EST UN DANGER POUR NOS VILLES⚠️
Dans deux semaines, AUCUNE municipalité ne doit basculer.Défendez votre ville :
➡️Rejoignez le mouvement sur https://t.co/7VbpIrvcrF
➡️Consultez-y la carte réalisée par @ou_va_ma_France pour vérifier si votre commune est à risque pic.twitter.com/P7Sz0qcmt8— Nicolas Quivote (@Nicolas_Quivote) March 1, 2026
En parallèle de cette cartographie, le site NicolasQuiVote.com propose une boîte à outils à destination des militants locaux : visuels, tracts et arguments simples pour répondre point par point au bilan de la gauche. « 2026 ne se gagnera pas au hasard. Militez, organisez-vous, défendez votre ville, rejoignez le mouvement sur Nicolasquivote.com », exhortent les responsables du site. À Paris, par exemple, le tract mis à disposition rappelle le bilan de la gauche locale en matière d’insécurité : « +86 % de violences sexistes dans les transports en commun, +106 % de violences sexuelles, +22 % de violences physiques entre 2016 et 2024. Une police municipale en sous-effectif : 2.200 agents, seulement, sur les 4.000 prévus ! » De pareils documents sont disponibles pour les villes de Lyon, Marseille, Nantes, Strasbourg ou encore Toulouse et Lille.
Une initiative très mal vue à gauche
Sans surprise, la gauche et l’extrême gauche n’ont pas vu cette initiative d’un très bon œil. « Créée par deux des dirigeantes de Némésis – Mathilda Silva et Anaïs Maréchal -, l’association porte un nom qui paraîtra sans doute crypté : "C’est Nicolas qui vote". Mais le clin d’œil sera repéré par les trolls des droites extrêmes, à la fois xénophobes, autoritaires et libertariens », dénonce L’Humanité. Selon le média, la référence au mouvement #C’estNicolasQuiPaie serait de bien mauvais augure. Le hashtag anti-matraquage fiscal qui avait déferlé sur les réseaux sociaux en 2025 serait des plus nauséabonds : « Il sert à introduire une grossière narration mettant en avant un "Nicolas" imaginaire qui, avec ses impôts, financerait le train de vie des "racailles des quartiers" mais aussi des "retraités toujours en croisière" », explique la feuille de chou communiste. On attend toujours le moindre argument à même de démonter cette affreuse « narration »...
— Nicolas (@NicolasQuiPaie) September 10, 2025
Afin d’être en mesure de proposer un baromètre électoral sur les 500 plus grandes villes de France, le mouvement « Nicolas qui vote » s’est associé au site Où va ma France. Ce dernier existe depuis 2025 et compile des données pour apporter un éclairage sur la situation française en matière de sécurité, d’immigration, d’évolution culturelle et cultuelle. Un outil indispensable à consulter avant tout déménagement ou projet d’achat immobilier. Mais, comme tout service utile aux Français, ce site est dans le collimateur des autorités. À la demande d’une élue écologiste qui reprochait au site de recenser « les mosquées, les quartiers populaires, les populations musulmanes, réelles ou supposées, et les centres pour migrants », Laurent Nuñez a promis de s’acharner sur Où va ma France. « À première vue, pour Pharos, ce site semblait dépourvu de tout contenu répréhensible sur le plan pénal. […] Nous poursuivons donc l’analyse de ce site sous l’angle de la haine en ligne. C’est une qualification difficile à établir, mais nous ne lâcherons pas l’affaire », a ainsi promis le ministre de l'Intérieur à l’extrême gauche, le 21 janvier dernier.
Nunez affirme que @ou_va_ma_France est parfaitement légal, tout en indiquant qu’il continuera à mettre en œuvre tous les moyens possibles pour obtenir sa fermeture.
C'est dingo...https://t.co/YdHNx9hWwb— Pierre Sautarel (@FrDesouche) January 21, 2026
Le site Nicolas qui vote va-t-il subir un même acharnement ? La gauche va-t-elle demander sa fermeture pour des motifs farfelus ? Tout est possible.
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55 commentaires
Comment peut-on, avec un minimum de bon sens, encore voter à gauche ?