Notre-Dame : les vitraux confiés à une artiste inspirée par les migrants…
Fin novembre, le tribunal administratif a rejeté la requête de l’association Sites & Monuments qui demandait l’annulation du marché public de création des vitraux contemporains à Notre-Dame. Et, ce 10 décembre, ouvre au Grand Palais l’exposition des maquettes de Claire Tabouret, l’artiste sélectionnée pour cette opération de substitution : mettre au rebut des vitraux anciens que l’incendie a laissés intacts, les remplacer par une création « moderne ».
Claire Tabouret, dans @LeParisien_75, pour justifier ses vitraux à la place des existants :
« Ce serait une catastrophe de congeler un monument dans son histoire. »
Viollet-le-Duc a créé là où il n’y avait rien à remplacer. Vous pourriez faire de même (dans les tours).
1/3 pic.twitter.com/QVS1SXqmuF
— Baptiste Gianeselli (@BGianeselli) December 9, 2025
Une Pentecôte de la « diversité »
Les six baies se déclinent sur le thème de la Pentecôte. Que représente-t-elle, cette Pentecôte, pour Claire Tabouret ? Elle en aime « la beauté, la poésie », explique-t-elle dans le dossier de presse. Elle goûte particulièrement « ce moment d’harmonie, de paix, de respect dans la diversité ». Cela sonne creux comme un sermon d’évêque progressiste ou un discours de candidate à Miss France. L’artiste a-t-elle conscience que cette fête signifie la promesse du salut universel et la fondation de l’Église ? S’est-elle demandé à quoi cela l’obligeait, en tant qu’artiste ?
L’ensemble des personnages est multi-ethnique, et pourquoi pas, dès lors qu’il s’agit de l’évangélisation du monde. Mais Claire Tabouret, véritable coqueluche de Libération, n’est pas dans ce registre. Par « respect dans la diversité », elle entend vivre ensemble dans un monde sans frontières. Logique : elle veut sa version « profondément ancrée dans notre temps », et elle-même l’est tellement, ancrée dans notre temps, qu’elle en reflète tous les conformismes. À commencer par le tropisme pro-clandestins. Au début des années 2010, son travail sur les migrants est remarqué par François Pinault. Elle en devient « la protégée et un peu la créature », écrit le journaliste suisse Étienne Dumont. Sa carrière est faite, dans les galeries internationales, les foires d’art contemporain et — si tout continue d’aller de l’avant — bientôt à Notre-Dame. Notre-Dame pour la restauration de laquelle François Pinault a fait un don de 100 millions d’euros. La cote de Claire Tabouret va monter : petit retour sur investissement.
Nous venons de voir les cartons de Claire Tabouret au @GrandPalaisRmn. Ce n’est pas grand chose, sans être non plus mauvais. Du sous-Bonnard ou du Vuillard naïf. Étonnant de voir comment les vitraux de Viollet-le-Duc sont singés en partie haute…
Au demeurant, nous avions… https://t.co/wJbL5je9Ys pic.twitter.com/msW85IbMFr— Sites & Monuments (@SPPEF) December 8, 2025
À la Seine, la Charte de Venise !
Le conformisme de l’artiste est tel qu’il atteint le militantisme. En 2019, elle rendait hommage à Assa Traoré comme « gardienne de la loi » qui invite à « une réflexion sur un système qui dysfonctionne ». Or, s’il y a un système qui dysfonctionne en France, c’est celui de la protection du patrimoine et des œuvres d’un artiste — celles de Viollet-le-Duc, dans le cas présent. Le projet épiscopo-présidentiel s’assoit sur la Charte de Venise, sur l’avis de la commission du patrimoine et de l’architecture, sur la piété filiale, sur la bonne gestion — ce sont quatre millions que vont coûter le démontage des vitraux XIXe, la fabrication et la pose des nouveaux. Toute personne qui regimbe est taxée de fixisme et traitée de réactionnaire. « Ce serait une catastrophe de congeler un monument dans son histoire », explique Claire Tabouret, au Parisien — comme si c'était cela, le problème.
Que disent les critiques ? Certains s’extasient — puisque c’est nouveau ! D’autres osent critiquer. Pour Sites & Monuments, on hérite « du sous-Bonnard ou du Vuillard naïf. Étonnant de voir comment les vitraux de Viollet-le-Duc sont singés en partie haute » — ce que l’artiste elle-même appelle « une transition douce avec les vitraux de Viollet-le-Duc ». Un internaute signale que « les drapés sont suspects, le personnage en vert donne l’impression de dissimuler une érection, seule chose qui pourrait expliquer ce très curieux pli, de même qu’est tout à fait impossible le drapé en forme de V sous le bas-ventre de la "vestale" ». Car la Vierge — on imagine que c’est elle — ressemble en effet davantage à une prêtresse païenne.
La pétition a toujours cours
Les vitraux de Claire Tabouret sont faibles. La tentation est de se consoler en se disant qu’on a échappé à Daniel Buren, Di Rosa ou Castelbajac, dont les ornements sacerdotaux donnent le niveau de l’esthétique diocésaine. Mais le problème de fond demeure inchangé : il n’y a aucune raison de remplacer les vitraux que Viollet-le-Duc a dessinés pour être précisément placés à cet endroit de la cathédrale. Si cela vous choque, signez la pétition de La Tribune de l’Art. Elle en est à 298.000 signataires. Il faut lui faire passer la barre des 300.000 pour Noël. C’est un soutien aux actions judiciaires à venir !
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74 commentaires
Je suis allée voir ses peintures sur le net et je les trouve très dérangeantes. Elles représentent souvent des jeunes enfants avec une bouche débordant de rouge comme ensanglantée, ce n’ est que mon point de vue, l’art étant une approche personnel de chacun, mais je n’ irai certainement pas voir une de ses expositions. Quant au remplacement des vitraux de Notre Dame par cette artiste je crains le pire.
Exact. Moi aussi, cela me dérange de voir des enfants avec la bouche et ses contours rouges et souvent une pommette rougie ou ensanglantée, comme s’ils avaient reçu des coups.
Gardons l’origine, l’authenticité de la cathédrale, ces anciens vitraux ne faisaient pas polémique alors pourquoi les changer, ils font un tout que le mode admire.
L’idée de les remplacer par d’autre d’un style douteux simplement pour faire plaisir au monarque des années 2000.
Quelle honte, encore et comme toujours une dépenses inutiles. Un remplacement dans la continuité du grand remplacement, a quoi cela sert il, sinon que faire croire a ce monarque de paille qu’il restera ainsi dans l’histoire
Qui va payer ce caprice du Prince , le milliardaire François ou les millions de Nicolas ?
Dans un pays où on cherche des sous encore une dépense inutile. Bienvenue en absurdie.
Ilne reste plus à ce président que les vitraux de Notre Dame, à changer pour marquer son passage à l’Elysée.
Laissons faire ….. la justice divine se chargera de lui et tous ceux qui sont d’accord avec ce projet de m……. C’est tellement tellement » petit » et NOTRE DAME SI GRANDE ….
quelle stupidité, remplacer le beau par le laid et l’hideux, restaurer ca veut dire réparer et refaire a l’identique, mais sa majesté micron voulait laisser sa trace, et sa trace est une chose horrible et méprisable.
« car tel est mon bon plaisir » a dit notre jeune tyran républicain décadent en fin de règne , les caisses de la République sont vides , la dette est abyssale , mais c’est mon caprice .
Macron se venge des Français qui ne souhaitent qu’une chose, son départ.
Il a ruiné le pays, abîmé son image à l’international et continue à nier sa Culture.
Ces nouveaux vitraux répondent fatalement à un cahier des charges. Et devinez qui a certainement approuvé ce cahier ? Le donneur d’ordre. Les jeux olympiques nous avaient mis sur la voie. Ne pas s’étonner de cette nouvelle application, certes plus modérée.
« Ce serait une catastrophe de congeler un monument dans son histoire », explique Claire Tabouret, » La voûte de Notre Dame reconstruite en béton armé par exemple. Heureusement, le financement fut totalement privé. Les gros donateur ont très certainement imposé leur vision de la reconstruction dont celle de la charpente et de la voûte, des conservateurs entrepreneurs.
Le caractère percutant des créations d’Eugène Klémentief, artiste peintre d’origine Russe qui, entre autres réalisations a créé les polychromies de l’église Sainte Jehanne Darc à Nice, eurent été bien plus appropriées me semble-t-il pour ces vitraux.
Je ne bourse-délierai que pour remettre en place les anciens vitraux et par là, effacer les traces du président le plus funeste de la 5 eme.
Pétition signée
Si toutefois les vitraux devaient être changés, les vitraux actuels doivent être dans les petites églises de villages en remplacement, et non dans un musée.
Les vitraux en question posés par le Violet le duc ne paraissent pas d’une grande beauté. Il n’ est pas totalement idiot de vouloir les remplacer. Mr Violet le duc s’est permis de modifier le bâtiment médiéval, il n’est pas aberrant de modifier ses modifications si cela va dans le sens d’un mieux et augmente la richesse patrimoniale.
Et le pacte de Venise qui est bafoué ça ne vous dérange pas ?
les bobos parsiens s ennuient s faisant fi de la province nddp apartient a tous les francais
Les travaux de réparation ont quelque peu « échappés » à macron ET à sa régente ( dixit Miss bachelot ) donc ils ont tout fait pour mettre « une touche de wokisme » ET de décadence pour y inclure une pincée d’immigration …
Il faudra que les vitraux d’origine soient remis en place au plus vite ! …
C’est « ça » la sauvegarde du Patrimoine : SAUVER et restaurer en respectant les originaux ! …