[POINT DE VUE] Alliances entre gauche et LFI : tour de France de l’ignominie
Le premier tour des élections municipales laisse une drôle d’impression. À vrai dire, les résultats ne montrent la victoire nette d’aucun parti politique. Chacun essaie de tirer la couverture à soi : le RN essaie de montrer son ancrage local, LR tente de prouver qu’il conserve certaines petites baronnies, mais, il faut bien le dire, beaucoup de communes ont surtout élu des maires sans étiquette, le plus souvent au soir du premier tour. Rejet de la politique politicienne, dont beaucoup de grands partis donnent une image déplorable ? Possible.
Et puis, il y a la gauche. Né avant la honte, le camp de la mauvaise foi n’a pas tiré de leçons concrètes du score minable d’Anne Hidalgo. Le PS d’Olivier Faure continue de s’accrocher au pouvoir, local comme national. Et, pour cela, s’il faut en passer par des compromissions indignes, pas de problème. Dans plusieurs grandes villes de France, les listes de gauche font le choix de la fusion avec LFI. Les consignes jésuitiques du Premier secrétaire du Parti socialiste ont été appliquées à la lettre : « Pas d’accord national. » Ce qui n’est pas interdit étant permis, les accords locaux fleurissent donc… et c’est à leurs fleurs que vous les reconnaîtrez.
Attrait pour la gamelle
À Lyon, Jean-Michel Aulas, soutenu par la droite et le centre, affronte le maire sortant, Grégory Doucet. Ce dernier a décidé de s’allier avec Anaïs Belouassa-Cherifi, candidate de La France insoumise, qui était notamment arrivée dans l’Hémicycle avec un tee-shirt portant l’emblème de la Jeune Garde, la milice ultra-violente de Raphaël Arnault. Pas mal, en termes d’ignominie, dans la ville où Quentin Deranque, jeune militant de droite, a été sauvagement lynché par des militants, justement, liés à la Jeune Garde.
Un mois après que la Jeune Garde a lynché à mort dans les rues de Lyon, Grégory Doucet s’allie donc avec le premier soutien de cette milice, l’amie de Raphaël Arnault, qui a porté l’insigne de son organisation dissoute jusque dans l’hémicycle de l’Assemblée. Au nom de la lutte… https://t.co/TDetTKhyiC
— Fx Bellamy (@fxbellamy) March 17, 2026
Il faut dire que Grégory Doucet n’est pas le seul. À Brest aussi, par ici la bonne gamelle : François Cuillandre, maire de la ville depuis un quart de siècle, est prêt à tout pour garder sa place. Lui aussi s’alliera avec LFI, dont la troisième de liste est Julie Le Goïc. Cette dame s’était notamment fait connaître par un tweet plein de bon goût, en juillet 2016, après l’assassinat du père Hamel : « Du coup, le prêtre mort en martyr, il a le droit à 70 enfants de chœur au Paradis ? » Les élus de La France insoumise semblent rivaliser de saloperie.
Le parti socialiste s'allie donc avec la LFI Julie Le Goïc..cette extrémiste de gauche, qui après la mort du Père Hamel égorgé par des islamistes avait posté un message ignoble : https://t.co/ZwIGMvZK2m pic.twitter.com/RyvlGzsCSQ
— Gilles Pennelle (@GillesPennelle) March 16, 2026
À Grenoble, Laurence Ruffin, frère de l’insoumis François Ruffin mais candidate de la gauche « classique », a elle aussi franchi le Rubicon et décidé de s’allier avec LFI. À Grenoble, son allié sera un certain Allan Brunon, notamment connu pour avoir perturbé, en hurlant et en tapant dans ses mains, un hommage silencieux à la jeune Philippine, assassinée par un OQTF. Le même Allan Brunon avait réagi en ces termes, à la mort d’un jeune militant du RN, emporté par un cancer : « Il retrouvera en enfer ses idoles. Les Léon Gautier, Pierre Bousquet et les autres Waffen-SS, fondateurs du FN. »
Whaou...alors là c'est vraiment la nausée¹⁰⁰⁰ !
Même à Grenoble, l'union de la gauche menée par Laurence Ruffin a décidé de faire alliance avec LFI. Mais pas avec n'importe quel LFiste, un des plus abjects de tous ! Il s'agit d'Allan Brunon, tristement célèbre pour avoir… pic.twitter.com/IxuOsVew4J— Coeur de France (@CoeurdeFrance_) March 16, 2026
Enfin, à Avignon, la liste PS fusionne avec celle de la candidate LFI Mathilde Louvain, installée à cette place par Raphaël Arnault, député de Vaucluse condamné par la Justice et objet d’une triple fiche S.
Ce petit tour de France de l’ignominie met en lumière ce qui est en train de se jouer pour le contrôle des grandes métropoles. Les discours de certains hommes de gauche qui se veulent vertueux, comme Raphaël Glucksmann ou François Hollande, n’ont rien pesé par rapport à deux facteurs qui sont l’ADN de la gauche contemporaine : l’attrait pour la gamelle, d’une part, ce goût méprisable de la conservation des prébendes sous couvert de théâtre antifasciste ; et la porosité apparemment très naturelle, d’autre part, entre socialistes et insoumis. Les Girondins et les enragés se coalisent de nouveau. Les Girondins finiront guillotinés, comme jadis, mais ils auront engrangé six ans de cotisations supplémentaires…
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38 commentaires
Les lyonnais ont-ils vraiment le cerveau aussi délavé pour voter pour des gens qui font l’apologie du crime ?Ou alors les élections sont elles truquées ?
Les vrais socialistes et communistes républicains ont disparu à part Valls et Guedj et Julien Dray, tous les autres sont des collabos , il faut dire que pendant la dernière guerre ? bon ne revenons pas sur le passé de toute façon ils sont tous morts mais ils ont fait des petits hélas !!
Ils faut qu’ils gardent leurs places à tout prix en « s’asseyant » sur la moralité et l’honneur ,car ne sachant rien faire d’autre ,c’est France Travail direct et peu de chance d’embauche quand ils vont présenter leurs CV !!
Dans une France divisée où il n’y a plus de partis politiques dignes de ce nom mais des factions et des intérêts personnels à quelques rares exceptions près, comment pourrait)il en être autrement. Comment en est-on arrivé à ce que LFI achète pour quelques pièces les socialistes, lesquels avaient acheté à crédit (aux frais des français) la macronie pour qu’elle puisse faire passer son budget du renoncement le tout pour que le président – guère intéressé par son pays – puisse continuer à baguenauder jusqu’à la fin de son mandat.