[POINT DE VUE] Annulation du concert du Nouvel An : mais d’où peut bien venir ce « risque sécuritaire » ?
Cette année, c’est décidé : il n’y aura pas de concert du Nouvel An à Paris, sur les Champs-Élysées. Ce n’est pas une décision unilatérale de la mairie de Paris, on s’en doute, puisque l’enthousiasme festif de l’administration Hidalgo, au contraire, sert habituellement à masquer la tiers-mondisation de l’espace public. Du crack et des paillettes, des papiers gras et des festivals, des coups de machette et des fêtes de la musique : ainsi va la capitale depuis déjà bien longtemps.
La demande émane directement de la préfecture de police de Paris qui, faute d’effectifs suffisants, a demandé l’annulation de ce concert traditionnel. L’année dernière, un million de personnes étaient sur les Champs et la police avait eu toutes les peines du monde à maintenir l’ordre. « Plus de frayeurs en deux heures de réveillon sur les Champs qu’en trois semaines de Jeux olympiques », avaient dit les policiers, en guise de « retours du terrain ».
Du côté des élus, tous bords politiques confondus, on est en colère. Pour Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur et président des Républicains, « malheureusement, en France, il y a un tel ensauvagement que tout devient prétexte à de la violence », mais il considère qu’« il ne faut pas reculer pour autant ». Sa conclusion, en forme d’interrogation, dit tout des renoncements de l’État : « Le plus grand risque, ce n’est pas plutôt d’arrêter de célébrer un certain nombre de dates qui permet de nous unir ? »
Dans le camp socialiste, du côté de la mairie, on n’est pas très heureux non plus. Emmanuel Grégoire, dauphin déclaré à la succession d’Anne Hidalgo, déclare, avec un sens des priorités tout à fait socialiste : « C’est une décision grave. Imaginerait-on annuler le défilé du 14 Juillet ? » Bah oui, tout ça, c’est exactement pareil. Avec un aveuglement tout aussi socialiste, l’élu parisien ne voit pas où est le problème : le concert du Nouvel An serait, au contraire, « un événement populaire dans lequel il n’y a jamais eu aucun problème important ». Sans commentaire.
Territoires perdus de la République
Cette question d’effectifs interpelle, comme on dit. Il y a assez d’effectifs pour sécuriser le feu d’artifice du 31 décembre (qui, lui, n’est pas annulé), mais pas pour le concert. Il y a également des effectifs pour vider les Champs quand Emmanuel Macron les remonte en véhicule officiel. En fait, mettons les pieds dans le plat : le public qui ira voir le feu d’artifice n’est pas exactement le même que le public qui se serait déplacé pour voir des rappeurs sur scène. Les Champs-Élysées sont en train de devenir ponctuellement des territoires perdus de la République : les soirs de matchs de Ligue des champions, les soirs de fête de la Musique, la banlieue s’invite à Paris pour transformer « la plus belle avenue du monde » en décor de guerre civile. Les images qui ont été tournées à l’occasion de ces deux événements (pillages, agressions, casse de mobilier urbain, incendies, affrontements contre les forces de l’ordre) ont fait le tour du monde. Elles ont montré ce qu’était devenu Paris.
Il est évidemment interdit de parler de cette belle jeunesse plein de vie qui prend prétexte de chaque événement festif pour sortir du RER à Charles-de-Gaulle-Étoile et tout foutre en l’air. Ce sont des « supporters anglais », des « Kévin et Mathéo » : jurisprudence Darmanin. Défense de nommer le réel, on risquerait de s’apercevoir qu’il est minuit moins cinq. En attendant, pas de concert ; demain, pas de feu d’artifice ; après-demain, pas de marché de Noël ou de fête de la Musique. La tranquillité est au prix de la soumission aux barbares. Pardon, il ne faut pas dire « barbares ».
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
































50 commentaires
Le concert sur les champs Elysées n’ est pas une institution comme le défilé.
Il faut savoir mettre des stops et ne pas ajouter toujours des festivités à d’autres.
Le feu d’artifice est suffisant et on peut de passer de concert après. La France, Paris, ont quelques économies budgétaires à faire. Il n’y a pas lieu de pérenniser tout événement festif non traditionnel aux frais des contribuables qui plus est. Homofestivus pourra tout de même se rhabiller et se mettre sur son 31 en allant filmer le feu d’artifice .
C’est en France. 2025. Curieux. Il va falloir interroger les autorités. Ils savent eux !
Ce qui arrive à la France était prévisible depuis plus de quarante ans. Ceux qui annonçaient la catastrophe actuelle étaient traités de fachos. De lâchetés en soumission en passant par des « accommodements raisonnables », voilà où nos « élites » mondialistes nous ont menées… Même causes et mêmes effets chez nos voisins européens. L’addition va être salée, à moins d’un sursaut général et salutaire.
« La tranquillité est au prix de la soumission aux barbares. » Logique, quand les barbares ont pris le pouvoir, par la force.
En politique comme en.alpinisme : si on laisse céder le premier piton, la chute s’accélère, et il y a peu de chance que le deuxième ne cède pas. De profundis…
les ENFERMISTES toujours actifs
les policiers pourront peut être enfin se reposer un peu ? (pas les racailles !)
La dégringolade continue ! dommage pour les personnes souhaitant vraiment fêter le nouvel An dans la bonne humeur et la joie (s’il en reste en France ??) Sans casse et sans pillage. Mais tant mieux pour les commerçants qui n’auront je l’espère pas leurs vitres brisées et leur boutiques pillées. Et tant mieux pour les personnes qui ne se feront pas agresser ce soir là. Voilà où nous en sommes
Quelle lâcheté, on préfère reculer plutôt que de …… lutter contre tous ceux qui allument le FEU ! quelle tristesse ! On se souviendra longtemps de Macron.
Malheur au pays où le prince est un enfant !
Pas d’effectif ?? la police parisienne, ancienne police municipale de la ville de Paris, devenue nationale lors de la création de la police nationale possède son école de police qui pourrait profiter de cet évènement festif pour organiser un exercice très formateur, par exemple contrôler les bouches du métro .
et en soutient la nouvelle police municipale et pourquoi pas les ASVP. En cas de guerre, les élèves du service militaire seraient utilisés et ensuite rappelés 1fois, 2fois. 3fois……. ça ne vous rappelle rien ????
Bravo et Merci Monsieur Florac ! Effectivement , je confirme , quand c’est moi qui écrit « Barbares » , je suis « Sang / Haie » ! M.d.R !
Il faudrait demander à Dupont Moretti ? mais non c’est un sentiment!!!!!!!!!! Curieux non ?
Et si on se posait la question ; Pourquoi faut il autant d’effectifs quand on est sensés faire la fête ?? Ou est le « vivre ensemble » que l’on a voulu nous faire « avaler » depuis 30 ans ?? On a pas besoin des RUSSES pour être en guerre !!
Nous sommes incapables d’assurer la sécurité d’un concert sur les champs, mais on veut faire la guerre à la Russie…
En effet, la « question d’effectifs interpelle », dans le Doubs, ils ont mis 175 gendarmes contre 300 personnes qui manifestaient parce que l’Etat a fait abattre 83 vaches vaccinées, logiquement il aurait donc fallu 2 millions de FDO pour tenter de contenir un million de (gentils) fêtards enthousiastes sur les Champs-Elysées…
…mais tout le monde sait que nos agriculteurs sont de très dangereux terroristes…..d’ailleurs, c’est peut être eux qui jouent du couteau dans nos rues ? violent des femmes dans les entrées d’immeuble voire alimentent le narco-traffic…….sait-on jamais ma « bonne dame »…..
et en plus, bon nombre sont cathos……et blancs…..
c’est certain….il faut s’en méfier !