[POINT DE VUE] Expulsions des criminels étrangers : le Danemark va le faire
Mette Frederkisen, Premier ministre du gouvernement du royaume de Danemark, l’avait promis lors de ses vœux : elle le fait. Lors d’une conférence de presse, la chef de l’exécutif danois a détaillé cette nouvelle mesure, qui aurait paru de simple bon sens il y a quelques décennies, mais fait l’effet d’un séisme dans notre continent sédaté par le politiquement correct. « Les étrangers délinquants condamnés à au moins un an de prison ferme pour des crimes graves, tels que les violences aggravées et le viol, doivent, par principe, être expulsés », a sobrement annoncé un simple communiqué du ministère de l’Immigration. Un an de prison et dehors : c’est simple, c’est efficace… et, surtout, c’est dit alors que cela avait été promis. Pas comme chez nous... Il faut reconnaître que Mme Frederkisen, pourtant sociale-démocrate, a décidément de la suite dans les idées : on se souvient qu'en mai 2025, avec sa collègue Giorgia Meloni, elle avait cosigné une lettre critiquant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), estimant qu'elle allait « trop loin » dans son interprétation du droit, en particulier sur les questions migratoires.
Mme Frederiksen est on ne peut plus claire. Citée par nos confrères du Figaro, elle a ces quelques mots simples : « Je ne pense pas que, lorsque les règles internationales ont été rédigées, on ait imaginé que quelqu'un fuirait le Moyen-Orient pour venir dans le meilleur pays du monde, puis commencerait à violer des filles et des femmes. » C’est sûr, on n’imaginait pas, comme les Allemands n’imaginaient pas les viols de Cologne, comme les Britanniques n’imaginaient pas les gangs de pédophiles pakistanais de Telford… mais c’est bien ce qui est arrivé. Et le Danemark, à la différence de nombreux autres pays comme la France, a décidé que ça suffisait.
Et le Danemark a d'autres projets !
Mme Frederiksen a d’autres projets, détaillés par l’agence Reuters notamment (Denmark plans tougher deportation laws, challenging European human rights framework | Reuters) : des textes, qui seront soumis au vote au mois de mai, prévoient la réouverture de l’ambassade danoise en Syrie (premier pays d’origine des migrants qui entrent au Danemark), la nomination d’un chargé de mission dédié à la remigration ou encore la mise sous bracelet électronique des migrants sans titre de séjour qui enfreignent l’obligation de pointage. Son gouvernement, quoique porté par sa résistance à Trump dans l’affaire du Groenland, doit cependant affronter une offensive des nationalistes qui, comme partout ailleurs, bénéficient - mais un peu tard - du réveil des peuples. Ceci explique peut-être cela.
Et nous ?
Il n’empêche : malgré les calculs politiciens, qui font partie de l’exercice du pouvoir, on ne peut que se louer d’une reprise en main, tout autour de nous en Europe, de flux migratoires incontrôlés. Mette Frederiksen est de moins en moins seule, en Europe, comme on a pu le constater en décembre dernier, en marge du Conseil européen (sans Macron...). Et nous, la France ? Comment dire... en France, les électeurs n’attendent qu’une seule chose : qu’on leur demande leur avis. Mais, même en cas d’élection d’un exécutif patriote, ce ne serait peut-être pas si facile avec un Conseil constitutionnel, un Conseil d’État, les assoces, la rue et toutes ces sortes de choses...
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83 commentaires
Très bien vu pour votre dernière phrase même si notre parti patriote passait, il ne pourrait pas agir avec toutes les structures mises en place par la gauche macroniste tels que le conseil constitutionnel où siège le dénommé Ferrand grâce au RN et à son abstention mais qui le sait ?
« Notre parti patriote (le RN) » ? Beaucoup de lecteurs de ce site en doutent déjà. Et on se rappelle comme Mme Le Pen a tenu a exclure l’AFD des « Patriotes » à l’Assemblée parlementaire européenne.
Référendum sur l’immigration !!!
Eux ont Mette, Georgia, Victor, ou Donald (Pologne) et nous avons les mous des genoux désignés par Micron
Retirez Donald Tusk de la liste. C’est un européiste, un anticlérical, un partisan de la « société ouverte » à la Soros. Ne le mélangez pas à ces dames qui ne sont pas aussi sectaires.
Mais pourquoi donc ce qui nous sert de pseudo-Europe en ce moment n’adopte-t-elle pas de telles décisions ? Allons-nous encore nous laisser faire par nos dirigeants si mollassons ?
« Mais, même en cas d’élection d’un exécutif patriote, ce ne serait peut-être pas si facile avec un Conseil constitutionnel, un Conseil d’État, les assoces, la rue et toutes ces sortes de choses… ». Non. Il suffit, comme le propose Sarah Knafo, de faire un ou plusieurs referendum sur ces questions. Ces institutions et ces « assoces » pourraient-elles contester le résultat de la volonté du peuple sans remettre en cause leur légitimité?
à Fildefer911 (sans Porsche)
même si la tentation est facile de faire un amalgame, entre d’une part le Conseil d’Etat, le Conseil constitutionnel liés à l’oligarchie qui nous gouverne, et d’autre les associations et la rue dont l’existence dépend largement de ces deux organes ou dont le risque de manipulation par l’oligarchie est avéré, le Conseil d’Etat et le Conseil constitutionnel ont encore une marge de manoeuvre face au droit communautaire et à la jurisprudence de la Cour européenne pour objecter à l’un et à l’autre que notre pays a droit à sa sécurité, que les « lois de police » (concept de droit international) existe. C’est peu de chose, diront certains, mais cela est encore possible.
En revanche, la proposition de Mme Knafo ne tient pas beaucoup. Elle est pourtant bien placée pour savoir que sauf hypothèses fort difficiles à tenir (pétition des citoyens « sous contrôle » des Assemblées parlementaires), le gouvernement a la main sur la procédure du référendum et plus encore sur la question qu’il peut poser « au peuple souverain ». Franchement, le plébiscite, on a vu ce que cela a déjà donné et quand il arrive que le peuple répond mal à la question, le gouvernement le court-circuite. Et cela, c’est la tentation de TOUT exécutif digne de ce nom.
La seule solution passe par le droit international à condition de vouloir s’investir dans sa logique et dans ses méthodes, ce que les gouvernements et les assemblées actuelles, par paresse, ne veulent pas faire.
Elle au moins a des cacahuètes, pas placer au même endroit que beaucoup de politiques masculin mais bien a l’abris et surement beaucoup plus fort.
Alors, puisque ça ne parche pas; en 2027 supprimons les « Conseils contraires à la constitution et au peuple » Le con-seil con-stitutionnel et le con-seil d’Etat innexistant ne servant qu’a enrichir ses membres et apeauvrir, asservir le peuple de France.
Ça ne risque pas d’arriver en France et ce serait un flop car plus personne ne serait condamné à une peine pouvant aboutir à une expulsion!…CQFD…Les « clandéslinquants » ont encore de beaux jours devant eux!
Ça ne risque pas d’arriver en France surtout si on réélit les mêmes de lfi au Rn….
Cela risque d’être comme cela, en effet, même avec le RN.
Boulevard Voltaire pourrait-il publier un article pour nous expliquer comment fait le Danemark pour obtenir des laisser-passer consulaires… ou pour s’en dispenser ???
Pour répondre à Cidcampeador, où renvoyer les indésirables, le Danemark a une solution :le Goenland..
quand une gauche « sosiale » se rend à l’évidence !…..mais ils sont loin ceux-là……
ici, on n’a pas la même gauche, on a une gauche idéologue trotskyste, de préférence et c’est tout autre chose
la gauche ici, c’est le communisme…….le seul qui a gagné, en France….comme l’a dit gorbatchev……et il savait de quoi il parlait !