[POINT DE VUE] Kosovo : l’ancien président Hashim Thaçi risque 45 ans de prison !
L’ancien président du Kosovo, Hashim Thaçi, est devant un tribunal spécialement créé pour la circonstance par son pays, mais physiquement situé à La Haye, aux Pays-Bas, et constitué de juges internationaux pour éviter les pressions (le Kosovo est pourtant, nous dit-on, une démocratie...), afin d'y répondre de crimes de guerre, d’actes de torture, d’actes inhumains et de détentions illégales.
Le Kosovo : un territoire orthodoxe serbe, devenu ethniquement musulman et albanais
Attention, il n’y va pas seul ; trois autres haut gradés de l’armée de libération du Kosovo (l’ancienne UCK) sont sur le banc des accusés avec lui. Tout cela nous oblige, dans une époque rapide qui oublie tout, à faire un peu d’histoire récente. À la fin des années 90, l’armée de libération du Kosovo s’en prit à la Serbie pour réclamer l’indépendance de son territoire. Les Serbes refusèrent, bien sûr : d’abord, le territoire était officiellement serbe, et puis Kosovo Poljé, le champ des merles, site d’une bataille fondatrice pour le peuple serbe en 1389, se trouve en plein cœur du Kosovo. Avec ce goût de la cruauté qui caractérise toutes les guerres balkaniques, Serbes et Kosovars rivalisèrent de bestialité, comme Serbes, Croates et Bosniaques l’avaient fait quelques années plus tôt. La communauté internationale, qui ne se composait déjà plus que des chaisières de l’Occident, drapées dans la vertu et l’arme atomique, prit fait et cause pour les gentils indépendantistes musulmans contre les méchants oppresseurs orthodoxes. Les États-Unis bombardèrent la Serbie de Milošević. On déploya des troupes de l’OTAN - françaises, notamment -, la KFOR, pour protéger les Kosovars albanais.
À ce sujet — Kosovo : une leçon pour la France ?
Les militaires qui racontent ces temps lointains se souviennent encore de ce que leur ont dit alors les Serbes, pour qui l’amitié avec la France remontait à 1914, et qui, eux, ne l’avaient pas oubliée : « Ce qui nous est arrivé vous arrivera. » Le Kosovo était autrefois un territoire orthodoxe serbe, devenu ethniquement albanais et majoritairement musulman, par la grâce du taux de fécondité des femmes kosovares, largement supérieur à celui des femmes serbes. Et quand les Kosovars albanais ont été assez nombreux pour faire sécession, ils ont déclaré leur indépendance unilatéralement. C'était en 2008. Au passage, soulignons que la France de Nicolas Sarkozy fut l'un des premiers États à reconnaître cette indépendance. Toute ressemblance avec des pays existants serait évidemment purement fortuite. Il s'avéra, ensuite, que les vainqueurs du conflit, très à l’aise dans le rôle de victimes, avaient torturé, violé jusqu’à leurs propres concitoyens. Hashim Thaçi, ancien chef de l’UCK, devint le premier Premier ministre puis président de cet État improbable. Un ami de la France, aussi, comme on dit dans les films d’Audiard.
Thaçi, mêlé à un immonde trafic d’organes dès 2010
Les années ont passé. Le Kosovo, que certains qualifient d'« État mafieux », frappe à la porte de l'Union européenne. Et Thaçi, celui dont le nom de guerre était « le Serpent », est désormais devant ses juges qui lui reprochent un immonde trafic d’organes (accusations relayées notamment par Libération en 2010 ) et risque, aujourd’hui, 45 ans de prison. Le procès devrait se terminer le 18 février. Le tribunal aura alors 90 jours pour rendre son verdict.
« Ni l'UCK ni la cause indépendantiste ne sont jugées », affirme le procureur de ce tribunal spécial. Il ne s’agirait pas que cela remette en cause le discours de liberté de Kosovars opprimés et de Serbes assoiffés de sang. Il ne faudrait pas qu’on découvre que, dans une guerre, il n’y a pas de gentils, ni en Serbie, ni en Ukraine, ni à Gaza, ni ailleurs. Enfin, pas tout de suite.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour



































13 commentaires
C’est plus simple que ca…il fallait une énorme base US en plein centre du Kosovo que les Serbes ne voulait pas. Pour les occidentaux surveiller la Russie tout est bon, quitte a faire beaucoup de morts non US et bombarder un pays innocent pendant 78 jours non-stop, la Serbie. Et aujourd’hui ils vont critiquer et condamner les Russes….logique meurtrière occidentale.
Il a été couvert ,par KOUCHNER il me semble ,si c’est avéré ce dernier doit, il doit être jugé lui aussi.
Comme pour la Lybie, que foutait il dans cette galère ?? Quels intérêts défendait-il ?
Merci mille fois de rappeler ces événements qui sont une honte pour les partisans de l’ indépendance du Kosovo
C’était déjà les bien-pensant qui se mêlaient de tout, avec Kouchner, Lévy et toute l’équipe qui étaient scotchés aux caméras de l’info international comme les papillons de nuit le sont aux lampadaires. Trente ans plus tard, rien n’a changé, c’est la la relève des bien-pensant, qui continuent les mêmes erreurs avec la Palestine, l’Ukraine, l’Arménie, le Nigeria…
Hollande, Royal, Barrot, Macron, VonderLeyen, tous plus malins les uns que les autres pour jouer avec le sang des autres.
Le kossovo n est pas un pays c est un territoire serbe volé par les albanais avec la complicité des politicards véreux traîtres lâches
Merci cher Arnaud Florac de rappeler le manichéisme dont fît preuve l’OTAN à l’époque de la sécession du Kosovo . Les exactions commises par les troupes de Thaçi, comme le trafic d’organes prélevés sur des prisonniers serbes dans la fameuse « maison jaune », firent s’esclaffer Bernard Kouchner qui prétendit en riant, devant un journaliste qui lui tendait le micro, que tout cela n’était que balivernes !
Il y en a eu des conflits comme cela depuis les années 80 qui ont provoqué plus de chaos qu’ils n’ont crée de solutions.Voir la Lybie . . Et souvent encouragés par des gens qui nous faisaient la leçon humanitaire en France, tels les .Kouchner , Bhl et autres socialistes . Comment leur donner du crédit aujourd’hui ? Ils ont fait la guerre à leur propre peuple .Il leur ont imposé une immigration de masse dont nous constatons que celui dont ils ont fait l’image même du pire en la personne de Jean Marie Lepen ,avait entièrement raison et eux ont eu archi tort .Que veulent ils prouver aujourd’hui ?Quel bilan peuvent ils présenter dont ils pourraient se féliciter ? Absolument rien .Le chaos qu’ils ont créé en Europe centrale est le même qu’ils ont produit en France .On a envie de leurs dire « ne touchez à rien surtout , il vaut mieux que vous ne fassiez rien du tout ce sera toujours mieux!*.
Ce pays n’est ni un pays, ni un exemple de vertu..
L’ineffable Kouchner et son chapeau noir façon mitterrandienne y fut le clown au service du mensonge
Ces gens ne sont que des criminels de guerre et que vive la Serbie .
Et qui soutenait l’UCK? Madeleine Albright (paix à son âme) Kouchner (délégué de l’ONU) et bien d’autres bonnes âmes occidentales pour qui les musulmans sont par principe victimes. Vous rapportez la prédiction des Serbes à nos militaires « ça vous arrivera ». Les militaires français peuvent en rapporter bien d’autres, entendues au Liban, en ex-Yougoslavie ou ailleurs. Aveuglement criminel de nos dirigeants!
Vous avez tout à fait raison