[POINT DE VUE] La Pologne de Tusk de plus en plus ouverte aux migrants illégaux
Un jugement rendu lundi 8 septembre à Białystok, dans l’est de la Pologne, a marqué un tournant inquiétant, pour la Pologne. Cinq militants pro-migrants, accusés d’avoir aidé des étrangers à franchir illégalement la frontière et faciliter la poursuite de leur voyage vers l’Europe occidentale, ont été purement et simplement acquittés. L’association Marche de l’indépendance, qui organise la grande marche patriotique du 11 novembre à Varsovie, et l’institut Ordo Iuris pour la culture du droit, un think tank juridique conservateur, prenaient part au procès en tant qu’organisations sociales. Ces ONG marquées à droite demandaient que les militants soient condamnés.
Une aide aux migrants jugée « humanitaire »
Le tribunal de première instance a cependant estimé que ces militants d’extrême gauche n’avaient pas tiré de bénéfice personnel de leur action et que, dès lors, leur aide devait être considérée comme humanitaire. Cette logique, qui revient à blanchir ceux qui facilitent l’immigration clandestine sous prétexte de générosité, désarme l’État dans sa lutte contre le trafic humain et fragilise la frontière orientale de l’Union européenne. Le signal envoyé aux candidats à l’émigration en Afrique et au Moyen-Orient est clair : la porte orientale de l’Union européenne est ouverte.
Une telle jurisprudence rappelle étrangement la décision prise en France en 2018 par le Conseil constitutionnel, qui avait invoqué le « principe de fraternité » pour usurper le rôle de législateur et légaliser l’aide désintéressée aux clandestins. À l’époque, les partisans de la souveraineté nationale avaient dénoncé une trahison de l’esprit des lois républicaines par un organisme non élu, transformant la solidarité en outil de suppression des frontières nationales.
Cette évolution n’est pas une coïncidence. En Pologne comme en France, les juges sont plus souvent de gauche que de droite. Et, depuis son retour au pouvoir, le Premier ministre Donald Tusk lui-même a systématiquement choisi dans les actes la faiblesse plutôt que la fermeté pourtant affichée en paroles. Mais il est vrai que, quand il était encore dans l’opposition, il n’avait cessé de critiquer la construction de la clôture à la frontière avec la Biélorussie, présentée par le gouvernement précédent comme un rempart indispensable contre la stratégie hybride de Minsk qui consistait à pousser des migrants vers le territoire polonais. Ainsi, chaque fois que Donald Tusk prétend aujourd’hui vouloir lutter contre l’immigration illégale en assurant que ses prédécesseurs avait failli à cette tâche, l’opposition ne manque pas de lui rappeler ses propres paroles de chef de l’opposition sous le gouvernement du PiS : « Ce sont de pauvres gens qui cherchent leur place sur Terre. Il n'est pas nécessaire de faire une propagande aussi répugnante et sinistre à l'encontre des migrants, car ce sont des gens qui ont besoin d'aide. »
Depuis que cet ancien président du Conseil européen gouverne à nouveau son pays, les faits confirment cette orientation. Si la Pologne oppose encore une certaine résistance à l’arrivée de migrants en provenance de l’Est, ses procureurs poursuivent et sanctionnent les gardes-frontières et militaires qui oseraient faire usage de leur arme à feu pour se défendre contre des migrants agressifs et équipés d’armes blanches, paralysant ainsi leur action. La Pologne accepte aussi désormais sans broncher que la police allemande amène sur son territoire des étrangers dont on ignore s’ils ont réellement transité par la Pologne avant d’atteindre l’Allemagne. Ce sont plus de dix mille extra-Européens qui, depuis l’année dernière, ont été ainsi introduits dans le pays sans que Varsovie n’ait opposé la moindre objection. Ce silence est interprété par beaucoup comme une soumission pure et simple à Berlin et comme la preuve que Donald Tusk préfère maintenir de bonnes relations avec l’Allemagne plutôt que défendre la sécurité de ses propres concitoyens.
Les Polonais réagissent
Face à ce laxisme gouvernemental, la société polonaise ne reste pas passive. Au contraire, les réactions populaires se multiplient. En juillet, plus de quatre-vingts villes, dont Varsovie, Cracovie et Poznań, ont vu descendre dans la rue des milliers de manifestants pour dire « non » à l’immigration incontrôlée et exiger le respect des frontières. Le 6 septembre dernier, la capitale polonaise a encore été le théâtre d’une nouvelle mobilisation. Ces protestations témoignent d’une colère grandissante. L’entrée en vigueur, l’année prochaine, du pacte migratoire européen avec son mécanisme de redistribution des migrants et la construction, par le gouvernement polonais, d’une cinquantaine de « centres d’intégration des étrangers » à travers le pays ne font que renforcer l’inquiétude de la population.
La question migratoire a sans nul doute été un facteur majeur dans la victoire du candidat conservateur Karol Nawrocki à l’élection présidentielle de cette année, plongeant la coalition gouvernementale gaucho-libérale dans la crise. Nawrocki a promis de tout faire pour bloquer la mise en œuvre du pacte migratoire européen et défendre la souveraineté et l’identité polonaise, mais le président, en Pologne, a des pouvoirs limités.
Chose inédite en Europe, des patrouilles citoyennes se sont même formées à la frontière occidentale. Des civils inquiets pour leur sécurité et pour l’avenir de leur pays se sont organisés pour surveiller la frontière avec l’Allemagne. Ils interceptent les convois de migrants escortés par la police allemande, contestent l’attitude passive des gardes-frontières polonais, alertent les médias et leurs concitoyens sur les réseaux sociaux, refusant de se résigner à voir leur pays transformé en pays d’immigration massive et incontrôlée, à l’image des pays d’Europe occidentale.
La réaction du gouvernement Tusk à la mobilisation populaire n’a pas été d’entendre les inquiétudes légitimes de ses concitoyens. Au contraire, il a choisi la répression politique. Robert Bąkiewicz, figure du Mouvement de défense des frontières, est poursuivi pour « insulte à agent » simplement pour avoir exprimé son opposition aux comportements des forces de l’ordre. Cet acharnement judiciaire contre un militant patriote révèle les véritables intentions d’un pouvoir aux ordres de Bruxelles en matière d’immigration : au lieu de s’en prendre à ceux qui violent les frontières, il criminalise ceux qui les défendent.
Dans ce contexte, le jugement de la semaine dernière, en innocentant les militants pro-migrants, envoie un message catastrophique : l’immigration illégale n’est plus un délit, en Pologne, dès lors qu’elle est facilitée sous couvert de bons sentiments. Ce signal attirera inévitablement de nouveaux flux et encourage les passeurs à exploiter cette brèche juridique. Il confirme, surtout, que sous le gouvernement gaucho-libéral de Donald Tusk, la frontière orientale de l’Union européenne est désormais ouverte aux quatre vents.
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42 commentaires
Notre dépendance aux décisions de tous ces hommes politiques que nous n’avons pas élus. L’origine du problème, la tête du serpent, est l’Europe qui nous empêche de protéger nos intérêts nationaux vitaux et nos libertés… La solution est simplement de couper la tête du serpent, puisque retirer ses crochets venimeux ne fonctionne pas.
Un serpent à plusieurs têtes…
N’oubliez pas le nouveau président de droite, Karol Nawrocki, « nationaliste », comme on dit à Radio France, parce que pour une fois ils n’osent pas dire « facho », ben voyons…
Tusk qui, comme Macron et de nombreux présidents et premiers ministres gauchistes, s’accroche à son fauteuil, alors que presque chaque semaine des dizaines de milliers de patriotes polonais défilent partout dans le pays contre l’immigration !
Tusk et sa cohabitation de bric et de broc font du funambulisme sur un fil très mince, les polonais l’ont déjà désapprouvé en élisant un président de droite, un président très conservateur !
Partout en Europe, une partie des nôtres creuse notre tombe.
Partout les mêmes comportements en Europe. Les gouvernants, de gauche comme de droite, verrouille les institutions en nommant des gauchistes. Ces institutions, Justice en tête, prennent la main sur le politique et donc sur la démocratie. La seconde étape est la destruction de la culture nationale. La troisième, déjà bien entamée à l’ouest, et que les polonais enclenchent petit à petit, est la destruction de leur peuple. Un jour, dans 20 ou 30 ans lorsqu’il sera bien trop tard, il restera un gauchiste pour dire qu’ils se sont trompés, comme pour le voile il y a 40 ans …
Eh voilà ! C’était un des derniers pays où une femme pouvait rentrer seule à 23 heures sans se faire harceler ou pire.
Oui
Si la Pologne garde ces migrants, pas de problème, mais je crains qu’ils ne se hâtent de venir en France
Etonné? pas moi. Quant on voit le comportement de sa tenniswoman imbuvable.
La Pologne organise sa propre destruction, mais après tout,des habitants ont élu ce type. Le problème c’est que certains de ces migrants vont venir chez nous.
Voulez-vous vous faire peur en ce qui concerne la France ?
Combien y avait-il d’habitants dans notre pays au sortir de la dernière guerre ? Moins de 45 de 45 millions …
Combien y en a-t-il en 2025 ?
Sachantt que sur les derniers 80 ans , la moyenne des naissances est inférieure à celle des décès , même en ajoutant environ 2 millions de pieds noirs des années 60 , d’où viennent les 20 ou 25 millions supplémentaires ???
C’est la question dérangeante qu’ose poser un français de souche , mais peut-être n’a-t-il pas plus le droit de la poser que d’avoir le drapeau français dans son jardin?
Vive la France
Il faut remettre le délit d’aide aux clandestins en UE
IL faut d’abord se débarrasser de l’UE ! …
La Pologne suit le chemin, avec un temps de retard, de la déliquescence de son identité et donc de sa patrie
Pologne – France peu de distance par la terre moins dangereux que la méditerranée
Donc : très attrayant.
Cela dit :
« … ces militants d’extrême gauche n’avaient pas tiré de bénéfice
personnel de leur action et que,
dès lors, leur aide devait être
considérée comme humanitaire. »
Une action « huminataire » qui ne manquera pas de porter préjudice aux nationaux.
Mais ça, le tribunal n’en a rien à faire.
Je suis fatigué de ces peuples qui votent pour des candidats gaucho/européistes et qui après se plaignent de leur politique. Surtout que, aux élections suivantes, ils voteront pour les mêmes parce que ces derniers leur auront certifiés que cette fois il allaient agir…A force de tels comportements on va y arriver à l’UE totalitaire. Les gens ne discernent pas le poison qui est insérer dans les remèdes qu’on leur présente. Alors continuez à voter pour l’UE et comme on dit à Davos : »vous n’aurez plus rien et vous serez heureux ». Je commence à croire que les peuples européens bien-pensants seront vraiment heureux d’être appauvris et asservis, carajo.
Hélas vous n’avez pas tort
Les réactions populaires se multiplient en Pologne, en grande Bretagne contre l’immigration-invasion. En France, ça reste tranquillou. Faut dire qu’ici les manifestants pacifiques sont reçus et éborgnés à coups de tir tendus de flash-ball, arme semi-létale.
Si j’étais le tzar de toutes les Russie, fort de cette décision je déverserai des millions de migrants à la frontière pour noyer la Pologne sur le flux venu d’Afrique et du moyen Orient, une arme bien plus efficace que toute campagne militaire de drone ou d’autre vecteur. Il a d’ailleurs commencé …
Excellente idée, par la même occasion envoyons leur nos migrants.