[POINT DE VUE] Léaument cite la Déclaration des droits de l’homme pour critiquer la préférence nationale….
La tribune de l'Assemblée nationale est d'un niveau de plus en plus médiocre. Est-ce dû, comme le disait Carlos Tavares, ancien patron de Stellantis, à leur rémunération objectivement plus faible que dans le privé, qui n'attire selon lui que « des narcissiques et des corrompus » vers la politique ? On ne sait pas. L'idée est séduisante mais réductrice, comme tous les aphorismes.
Ce qui est certain, c'est qu'on n'aurait pas imaginé un député, il y a encore trente ans, utiliser la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, pierre angulaire d'une république qui a tiré un trait sur les mille ans qui l'ont précédée… pour réclamer l'égalité totale des droits entre les Français et les étrangers.
C'est pourtant ce que vient de faire Antoine Léaument, au palais Bourbon. Le 13 novembre, le député de La France insoumise a pris la parole pour citer l'article premier de ladite déclaration. « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits », a-t-il commencé. La suite est consternante : basculant immédiatement dans la vocifération (un coup classique, sur les bancs de LFI), le jeune député s'emporte contre le RN. « Il y en a ras le bol d'entendre des propos du RN qui visent à donner des droits différents aux étrangers et aux Français ! » Bon. C'est puéril et ce n'est pas au niveau, mais bon, on a l'habitude.
D'abord, si les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits, c'est probablement parce qu'ils ne le sont pas dans les faits. C'est au droit de corriger cette injustice. Par exemple, dans un pays qui appliquerait la Déclaration des droits de l'homme, on traiterait de la même façon les gens de droite et les gens de gauche dans les médias, dans la justice et tutti quanti. Ensuite, le RN ne prétend pas, contrairement aux mensonges de la gauche, ôter des droits aux étrangers ou leur appliquer une sorte de régime d'apartheid. Ce que dit le RN, c'est qu'un Français a des droits qu'un étranger vivant en France n'a pas : le droit de vote, par exemple. Tous les pays du monde appliquent cette préférence nationale qui n'a rien d’exorbitant. Ce que dit également le RN, c'est que la France n'est pas un guichet de prestations sociales. Les étrangers, fussent-ils illégaux, touchent des aides et ont accès aux soins. Et on rappelle que 580 millions d'étrangers, de par le monde, sont éligibles au droit d'asile en France, selon les critères fixés par la loi, sans même parler des visas étudiants, des entrées légales (500.000 par an), des clandestins et des OQTF qui devraient quitter le territoire mais ne le font pas.
Par conséquent, et même Antoine Léaument parviendra à le comprendre, si on ne fixe pas de limites, ni à l'immigration ni aux droits des étrangers, la France sera envahie et fera faillite. De plus, si les Français et les étrangers ont les mêmes droits, à quoi sert d'être français ? Tout le monde pourrait vivre en France, avec la nationalité de son choix, et bénéficier des largesses de l'État.
Et les devoirs ?
Et puis, pour finir, il y a une question que le député n'aborde pas, parce que le mot ne fait pas partie de son vocabulaire : les devoirs. Pas d'égalité de droits sans égalité de devoirs. Et être français est la condition nécessaire pour bénéficier des largesses de la France. Ce n'est pas de la politique, c'est du simple bon sens. Ah oui, et puis un « petit détail » : Léaument évoque la déclaration des droits de l'homme ET DU CITOYEN. On insiste : et du citoyen. Les citoyens français sont égaux en droit. Si les étrangers ont les mêmes droits que les citoyens français, être citoyen français ne veut plus rien dire.
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72 commentaires
Il faudrait peut-être écrire Droits de l’Homme faute de quoi les féministes enragées vont faire leur caprice.
Léo devrait lire la vraie déclaration : celle de 1789!
Article 2 : la propriété, alors les squatteurs dehors.
Article 3 : mention de la Nation, concept inconnu de ce cher député.
D’ailleurs ne squatte-t-il pas à l’Assemblée NATIONALE?
Antoine-Léo Ment, avant de faire du bruit avec sa bouche, aurait pu consulter son éminent collègue révolutionnaire, Thomas Robesportes…