[POINT DE VUE] Mélenchon a raison : LFI, c’est bien la gauche !
À l'approche des élections municipales, le ministère de l'Intérieur a classé La France insoumise à l'extrême gauche. Cela tombe bien : les Français pensent ainsi, comme le soulignait Sarah-Louise Guille, dans Boulevard Voltaire.
LFI extrémiste ? Bien sûr !
Ce qualificatif infamant, et qui d'ordinaire vous disqualifie pour accéder au pouvoir - selon le vieil adage qu'une élection se gagne au centre -, a eu le don de rendre fou Mélenchon. Mais si l'on mesure l'extrémisme à quelques critères objectifs, on verra que LFI coche de nombreuses cases : outrances verbales, mise en danger de l'unité nationale (par le clientélisme électoral à destination des banlieues et de l'immigration), agitation politique malsaine (à l'Assemblée et dans la rue). Liste non exhaustive. Mais dire que LFI relève de l'extrémisme cache en fait la réalité de ceux qui, à gauche, se trouvent trop heureux d'échapper à cette juste stigmatisation et que la classification de Nuñez arrange bien (un renvoi d'ascenseur à Faure pour le vote du budget ?).
Et le reste de la gauche ?
En effet, qu'en est-il des Ruffin, Faure, Glucksmann et quelques autres jusque dans la gauche macroniste ? Ne cocheraient-ils pas, eux aussi, quelques cases de l'extrémisme ? Un seul exemple, tout chaud : le vote, en commission des lois de l'Assemblée nationale, mercredi, d'une proposition de loi constitutionnelle écologiste ouvrant le droit de vote à tout résident étranger non européen pour les élections municipales. Manipulation des institutions, bradage de la citoyenneté, dislocation de la nation : toute la gauche s'est retrouvée comme un seul homme sur cette ligne extrémiste. C'était une promesse de Mitterrand et la proposition de loi avait été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale en mai 2000, sous l’impulsion du député Noël Mamère. Gauche raisonnable, modérée ? Nullement.
L'autre symptôme de cette homogénéité de la gauche sur ses positions les plus extrémistes, c'est bien évidemment son unité automatique, historique, dans les désistements de second tour : et ce ne sont pas les alliés de Mélenchon lors des deux dernières législatives, de 2022 et 2024, qui nous contrediront. NUPES ou Nouveau Front populaire, peu importe le nom du machin, ça marche à tous les coups. Le mythe des deux gauches irréconciliables n'est qu'une arnaque de propagande pour le premier tour, quand il y a des macronistes orphelins à recycler. Ce n'est pas LFI qui est extrémiste, mais toute la gauche. Beaucoup d'observateurs de droite l'ont relevé, comme Pierre Sautarel, par exemple:
Qualifier La France insoumise d’« extrême gauche », c’est suggérer qu’il existerait, en miroir, une gauche majoritaire et modérée distincte d’elle. Or cette idée est fausse : non seulement les autres sensibilités de la gauche ne s’en distinguent souvent qu’à la marge, mais LFI en…
— Pierre Sautarel (@FrDesouche) February 6, 2026
Et si l'on prenait d'autres critères tout aussi objectifs, comme les délires sociétaux (euthanasie, wokisme), l'addiction à l'impôt, on verrait qu'en France, l'extrême gauche va très très loin, jusqu'à l'extrême centre ! Souvenons-nous, d'ailleurs, de ces Philippe, Attal ou Panifous prêts à voter LFI...
Et à droite ?
Mais à droite, me direz-vous ? Eh bien, c'est la même chose, ou plutôt l'inverse ! Le globe tournant toujours dans le même (mauvais) sens, même dans l'Hémicycle, le centre et la gauche sont aimantés par le pôle LFI, quand la droite (de gouvernement, de naguère) vire au centre et quand ce qui fut l'extrême droite occupe désormais la place que la première a désertée : appelez cela le mouvement dextrogyre, comme Guillaume Bernard. Les meilleures preuves : l'ascension du RN ou l'éclosion stupéfiante de l'UDR de Ciotti, lors de l'élection de dimanche dernier, en Haute-Savoie, au détriment de LR, un phénomène de « Grand Remplacement » électoral qui a commencé il y a plusieurs années, comme l'avait bien vu Georges Michel en 2022.
S'il est donc parfaitement légitime de nommer gauche ou extrême gauche toute la gauche, il l'est tout autant de classer « à droite » les candidats UDR-RN. Éric Ciotti a d'ailleurs lui aussi protesté contre le classement de Laurent Nuñez. Et Ciotti, contrairement à Mélenchon, n'a rien d'un extrémiste.
Le ministère de l’intérieur ne peut être le ministère de la vérité. Il doit se voir interdire la classification subjective de partis politiques et la mention extrême.
J’appelle le gouvernement à stopper cette classification qui s’apparente à de la manipulation politique indigne.
— Eric Ciotti (@eciotti) February 6, 2026
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35 commentaires
LFI est l’Extrême gauche pour laquelle la Gauche (PS+ EELV+ PCF) se prostitue pour essayer de survivre VIVE LA GAMELLE !!!!! pfffffv
LFI EXTREME GAUCHE
« Si le RN est bien d’extrême droite car en dehors de l’arc républicain, ce n’est pas le cas de la formation mélenchoniste. La classification du ministère est donc abusive » (Th. Legrand – Libération).
La phrase commence par une « subordonnée circonstancielle de condition » (« Si »…droite), – « si « étant la conjonction de condition par excellence. Sa signification est « à condition que ».
Or le qualificatif d’extrême droite semble hypothétique (on n’en est pas sûr) en raison de « s’il est bien » c’est-à-dire « l’est- il vraiment ? ».
Ce qui se révèle, grammaticalement parlant, un doute (Freud, au secours !) voudrait être plus qu’une affirmation : une vérité vraie (sic), – « car en dehors de l’arc républicain ». Ce avec quoi, le Monde médiatique et politique n’est pas forcément d’accord de manière constante.
Donc, Legrand aurait du écrire : « Comme le RN est d’extrême droite puisqu’il est en en dehors de l’arc républicain… ».
Bref, une grossière faute de grammaire, – par un journaliste.
«Ce n’est pas le cas de la formation mélenchoniste ». Ah bon ! Bien sûr que la formation mélenchoniste n’est pas d’extrême droite… ». « For sure! ». En quoi cela explique t-il que « « La classification du ministère est donc abusive. »? Quel rapport ?
Par ailleurs on aura remarqué, l’utilisation très fréquente par « l’éventail des partis de gauche », macronie comprise, de pétitions de principe et/ou de raisonnements circulaires que journalistes, interviewers, éditorialistes devraient démonter chaque fois que possible.
Mr Sirgant a parfaitement résumé: la gauche est extrémiste par définition.
Bah oui et il faut le répéter autant que possible, sans compter l’intolérance et la mauvaise foi ça fait partie du paquet surprise
Bravo pour cet article. J’ai toujours pensé que pour les partis dits de gauche, il suffisait d’avoir le mot gauche en commun pour se retrouver au deuxième tour de toute élection. Peut importe les convictions car ,pour eux , empêcher la droite patriote d’arriver au pouvoir est une fin en soi. Peu importe les turpitudes, les outrances, les indignités, on s’accordera toujours pour garder les cochons ensemble. Le plus étonnant c’est que leurs électorats disparates pensent toujours être du coté du bien et de la raison…complexe de supériorité quand tu nous tiens!
il ne faut surtout pas de 2ème tour (je sais je rêve)
sinon on aura les mêmes : des LR au nouveau PS (qui ceut renaitre) et au final ils nous referont le coup de toute la gauche unie ! NPA – LFI – ecolos – PC PS de faure – PS de glucksmann – PS de gedj – la macrtonie – horizons – modem – LR
faitres le comptes, au 2ème tour, c’est eux qui passent
tous ceux qui veulent renverser la table, et suffit pas de le dire…, c’est tous RN au premier tour et ça pourra faire 51%.
c’est le RN qui a une chance de paser – certainement pas l’udr – reconquête et autres. Même si reconquete représente plus mes idées, je voterai RN, et pour la première fois, pour tenter que les choses changent enfin après près de 50 ans de gauchisme et je me moque que ce soit MLP ou JB.
si le RN ne passe pas au 1er tour, tout est définitivement foutu piur la FRance
De ce que je vois, Mélenchon est furieux du classement extrême gauche de La France Insoumise par le ministre Nunez sur le nuancier politique. Au lieu de crier au scandale et dire qu’il va attaquer devant le Conseil d’Etat, il ferait mieux de commencer par contester cette nuance politique et enjoindre le ministre de l’intérieur de la rectifier conformément à l’article 9 du décret n02014-1479 du 9 décembre 2014. Il sera ensuite temps de saisir la justice administrative en cas de refus.
De façon symétrique, la même faculté de contestation de la nuance politique est ouverte aux partis qualifiés d’extrême droite par l’administration, à savoir La Rassemblement National, l’Union des Droites pour la République, Reconquête, Les Patriotes, Comité Jeanne, Mouvement National Républicain, Ligue du Sud, Parti de la France, etc.
Erreur généralisée : ne pas confondre deux choses différentes, l’étiquette politique que le candidat choisit librement et la nuance politique attribuée par l’administration.
LFI parti dangereux, anti Français, comportant des membres violents et j’en passe
Qui peuvent se permettre toutes les dérives sans jamais être inquiétés
Même GW Goldnadel qui a déposé beaucoup de plaintes n’arrive même pas à les faire condamner et pourtant la liste est longue, toutes les dérives graves, leurs polémiques, leur haine de nous les Français, de notre histoire, de notre pays qui veulent faire disparaitre, de son métissage forcé que je refuse
Si les gens n’ont pas compris c’est à desespérer