[POINT DE VUE] Quatre mots sur l’affaire des « sales connes »
L’humoriste et acteur Ary Abittan a été accusé de viol, en 2021, par une de ses anciennes petites amies. Il a été empêché d’exercer son métier pendant trois ans et a bénéficié de deux non-lieux successifs. Et voici qu’il reprenait son job depuis quelques semaines. Mais on a beau avoir été innocenté, par deux fois, par une Justice pourtant majoritairement féminine, majoritairement de gauche et peu suspecte de soumission au patriarcat, la justice parallèle des néo-féministes veille. Son spectacle a donc été chahuté, ce dimanche, par quatre femmes, membres du collectif « NousToutes », et a finalement été interrompu. L’événement n’aurait pas reçu beaucoup de publicité, sauf celle d’un média d’extrême gauche qui avait été prévenu pour l’occasion, si une vidéo volée de Brigitte Macron n’avait pas fait le tour des réseaux sociaux.
Sur cet extrait, on voit Ari Abittan s’entretenir avec la première dame, qui lui demande quel est son état d’esprit. L’humoriste, qui a déjà été pris à partie récemment, confie qu’il a peur. Alors claque, sans réplique possible, une sentence définitive : « S’il y a des sales connes, on va les foutre dehors. » « Sales connes » : le mot était lâché. L’entourage de Brigitte Macron a été contacté, évidemment. Pour l’instant, des éléments de langage officiels ont été diffusés à l’AFP : « une critique de la méthode radicale de ceux qui ont perturbé, masqués, le spectacle d’Ari Abittan ». La vidéo, elle, diffusée par le magazine Public, a été précipitamment retirée. Il n’empêche : le mal est fait.
On n’imagine pas Yvonne de Gaulle parler avec une telle verdeur
Un tel événement appelle un minimum de commentaires. Restons-en à trois. D’abord, le commentaire de Brigitte Macron est peut-être ordurier, mais il a été fait en privé. Même si l’on sait, depuis l’Antiquité, que « la femme de César ne doit pas être soupçonnée », la première dame n’a pas, sous nos latitudes, le rôle de représentation et le devoir d’exemplarité que l’on réclame d’une First Lady ou d’une princesse de Galles. Certes, on n’imagine pas Yvonne de Gaulle parler avec une telle verdeur (elle avait fait interdire Les Jolies Colonies de vacances de Pierre Perret à cause du « pipi dans le lavabo »…), mais on peut convenir du fait que les temps ont changé et que nous-mêmes, simples citoyens, parlons avec beaucoup moins de distinction que nos anciens.
Ensuite, la haine du mâle blanc hétérosexuel, présumé violeur en puissance quand ce n’est pas en actes, est une constante du féminisme à la française. Pour condamner le viol de Lola par une Algérienne sous OQTF, pour condamner le traitement que les racailles infligent aux filles présumées « faciles » (comme la jeune Shaïna, brûlée vive), pour défendre les Iraniennes qui meurent pour pouvoir enlever leur voile, il n’y a personne.
Pour qui travaillent ces femmes haineuses ?
Enfin, on pourrait peut-être se demander pour qui travaillent ces femmes haineuses que Brigitte Macron qualifie de « sales connes » avec excès mais pas sans raison. Leurs « collectifs » sont généreusement subventionnés malgré un nombre d’adhérentes plutôt réduit. Les fonds viennent en partie du public (ce qui pose une nouvelle fois la question du consentement à l’impôt) mais aussi de fondations privées, sur lesquelles aucun « Sleeping Giant » de pacotille ne s’est jamais interrogé.
Et puis, il y a tout de même une question subsidiaire, qui dépasse la simple écume de l’actualité. Mai 68 a voulu la libération des femmes. Celles qui prétendent les représenter ont transformé cet objectif louable en justice parallèle, qui traque les hommes, fussent-ils déclarés innocents par deux fois. La France post-soixante-huitarde n’est-elle pas en train de retirer les dividendes de la guerre des sexes ?
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115 commentaires
Brigitte a 100 fois raison. Comme aurait pu chanter Brassens : » Le sexe ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con ! » Et venir perturber un spectacle, masquée en braillant, c’est effectivement l’être
Un bel exemple pour une ex prof! Maintenant on sait par qui nos enfants apprennent les gros mots à l’école.
Ah, la grâce et l’élégance oratoire des parvenus ! Toujours à citer en exemple !