[POINT DE VUE] Quand le pape Léon XIV fait l’éloge des frontières…
C’est officiel, il n’y a pas à s’y tromper : on a changé d’ambiance, au Vatican. Au pape François, qui était très favorable à l’immigration clandestine sous couvert d’accueil de l’autre, a succédé Léon XIV, qui n’est ni pour ni contre, mais fait simplement son travail en rappelant ce qu’est l’Église et où elle se situe.
Interrogé, le 18 novembre, par des journalistes, alors qu’il se trouvait dans sa résidence de Castel Gandolfo, le pape a commencé par faire du connu… puisqu’il a tout d’abord vertement critiqué la façon dont l’administration Trump se propose de lutter contre l’immigration illégale. Le pape dénonce un traitement qui lui semble « extrêmement irrespectueux » et souligne qu’« il faut trouver le moyen de traiter les gens avec humanité ». Bon. On ne sait pas comment « il faut » trouver ce moyen, on n’en saura pas plus (et ces injonctions sont toujours un petit peu crispantes, même venant du Saint-Père) mais, au moins, c’est sûr que Léon XIV est dans son rôle… et aussi dans les pas de François.
Mais, mais, mais… ce n’était pas tout. Le pape, en effet, a aussitôt expliqué son propos en lui ajoutant cette restriction : « Personne n’a dit que les États-Unis devaient avoir des frontières ouvertes. » Cette phrase était elle-même assortie d’une assertion à portée plus générale : « Chaque pays a le droit de déterminer qui entre sur son territoire. »
FLASH | « Personne n’a dit que les États-Unis devaient avoir des frontières ouvertes. Chaque pays a le droit de déterminer qui entre sur son territoire », déclare le pape Léon XIV. pic.twitter.com/p5CahWFGMk
— Cerfia (@CerfiaFR) November 19, 2025
Ah. Là, ce n’est plus tout à fait la même chose. François célébrait des messes sur des autels en forme de bateau, considérait les « migrants », c’est-à-dire les vagues d’invasion migratoires qui déferlent sur l’Europe, comme autant de nouveaux Christ et ne manquait jamais une occasion de faire la leçon aux chefs d’État du monde entier. Pas Léon.
Rendre à César ce qui est à César...
Le nouveau pape, en quelque sorte, a compris une chose, qui semble anodine et qui est pourtant très importante : il faut, selon les paroles du Christ lui-même, « rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Quand on parle de cette parabole, c’est en général pour dire que les catholiques doivent respecter les lois terrestres qui sont en place dans leur pays - en l’espèce, le consentement à l’impôt. On peut, cependant, y voir précisément l’inverse : l’Église n’a pas, sur certains points, à se mêler de politique. Certaines lois - celles qui ont un rapport avec la défense de la vie, notamment - font partie de ce que l’on appellerait, aujourd’hui, son « périmètre de responsabilités », mais l’Église n’a pas son mot à dire sur le tracé des frontières ni sur leur porosité. Quand Léon XIV constate que le traitement des immigrés illégaux n’est pas correct, il le dit – tout comme il a raison de dénoncer les massacres de chrétiens au Nigeria, apparemment beaucoup moins intéressants que les Ouïghours, soit dit en passant. Mais il s’arrête juste à temps, en défendant le droit des États à disposer de frontières. C’est une autre façon de défendre la vie, d’ailleurs : celle, métaphorique, des États, tout comme celle, bien réelle, des citoyens (ici américains, mais cela vaudrait aussi pour nous) morts sous les coups de criminels étrangers qui n’avaient rien à faire sur place et ont profité de frontières grandes ouvertes pour tuer Philippine ou Lola.
« Il est bien, ce pape », comme diraient les gens au marché. Éloquent mais le verbe rare, rayonnant de bonté mais ferme sur les principes, le cœur plein de compassion mais sans humanitarisme dégoulinant, il n’a probablement pas fini de nous surprendre.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour



































43 commentaires
Léon XIV n’est ni pour ni contre l’immigration……………….bien au contraire!
C’est assez étonnant, et même curieux d’entendre un Pape parler avec l’accent américain.
Je sais que ce que j’affirme n’est pas apprécié, mais il faut quand même dire la vérité: l’Eglise n’a pas un Pape mais un antipape. Bergoglio était un antipape, Prevost est un antipape, Benoît XVI n’a jamais abdiqué, jamais renoncé au « munus », renonciation exigée par le Code de Droit Canonique pour que l’abdication soit valide. Benoît XVI n’a pas fait une renonciation, mais une « Declaratio » précisant qu’il ne pouvait plus exercer le « ministerium » (venant des hommes) et il a conservé le « munus » (venant de Dieu) jusqu’à son décès. Le conclave fait pendant sa vie était illicite selon le droit de l’Eglise. Les ennemis de l’Eglise ne vaincront pas!
Le problème c’est que ce n’ est pas le peuple qui décide qui rentre ou non sur le territoire mais des traîtres imbéciles et hors sol. La démocratie qui veut dire pouvoir au peuple a viré en autocratie.
Il n’a pas fini de nous surprendre… ça reste à voir car d’un côté et de l’autre fait un peu du Macron et c’est plutôt inquiétant .
Alain Proviste
Comme j’aime cette expression : « humanisme dégoulinant » et comme je hais ce qu’elle signifie…!
Sans être irrespectueuse je voudrai dire au Pape Léon XIV de s’occuper des Chrétiens qui sont assassinés chaque jour dans tous les Continents et principalement en Afrique sous les sabres ou les kalas des islamistes avide d’étendre leur religion d’esclavagistes et de mort et surtout de ne pas comparer les migrants musulmans à de nouveaux Christs ! ils ne viennent ni pour travailler , ni pour s’instruire mais pour prendre les territoires !
C est tout à fait juste ! Mais comme d habitude, on s occupe toujours des autres.
En attendant, le Pape est silencieux sur le massacre de Chrétiens par les musulmans.
Il va, lentement mais sûrement, nettoyer les écuries d’Augias, apparemment bien encombrées, à la mode américaine, puisque notre pénultième pape allemand a jeté l’éponge..
Il y a quelques jours notre Pape est sorti du mutisme habituel en s’en prenant au Nigeria et aux tueries islamistes. Je dois « avouer » que j’ai été agréablement surpris, mais j’ai déjà exposé ici qu’il y a un grand changement dans l’Eglise, changement qui se fait lentement, on ne bouscule pas le Vatican.