[POINT DE VUE] Rennes-2 : l’ultra-gauche fait fermer un stand de recrutement de l’armée et de la police…

Les serviteurs de la France ne sont pas les bienvenus dans l’enceinte d’une université française, payée par nos impôts
@XIIIfromTOKYO/ Wikimedia Commons
@XIIIfromTOKYO/ Wikimedia Commons

Cette semaine, CNews a consacré un long reportage à la mainmise de l’ultra-gauche sur les universités françaises. Le cas le plus emblématique était celui de Rennes-2, une fac abandonnée depuis longtemps aux gauchistes, dans laquelle des militants, filmés en caméra cachée, se vantaient de pouvoir faire interdire n’importe quelle intervention d’un homme politique supposé d’« extrême droite ». On pouvait, si l’on se faisait l’avocat du diable, être tenté de se dire que le long format de la chaîne d’information était suspect de parti pris. En fait, il semble que la journaliste de CNews, qui a tourné en caméra cachée, était encore en dessous de la réalité.

Mardi 27 janvier, un forum des métiers avait lieu sur le campus. Organisé par la filière STAPS (les étudiants en sport), il était consacré aux métiers de la sécurité. Se trouvaient donc là des militaires de l’armée de l’air et de l'espace, de la marine, des gendarmes et des policiers. Il n’en fallait pas plus pour déclencher les foudres des gauchistes en herbe, se réclamant d'un mouvement baptisé « Révolution permanente », un rassemblement étudiant qui emprunte son nom à Trotski et ses méthodes aux groupuscules de crasseux qui, depuis Mai 68, ne savent que hurler, dénoncer et censurer… au nom de la liberté, bien sûr, avec une révoltante hypocrisie qui ne choque plus personne.

Révolution permanente intervient...

Révolution permanente n’aime pas les métiers de la sécurité. On pourrait pourtant se dire que l’armée et la police sont des métiers de service public, qui n’ont pas d’objectifs de rentabilité vis-à-vis du grand capital. On pourrait aussi, à condition d’ouvrir un livre, se dire que, quand on se réclame indirectement de Trotski, qui fut à l’origine de la structuration de l’Armée rouge, on a une certaine sympathie pour l’engagement physique de sa personne. On pourrait encore, à condition d’ouvrir deux livres, se souvenir que Rakhmetov, le héros du Que faire ? de Tchernitchevsky, dont Lénine reprit le titre pour son propre Que faire ?, est un ascète du nihilisme révolutionnaire qui passe son temps à étudier, soulever de la fonte et préparer des attentats - et que, par conséquent, l’idéal révolutionnaire n’est pas si loin de l’éthique du soldat, homme complet, qui remplace toutefois l’assassinat d’innocents par le don de sa propre vie au service de la communauté. On pourrait, enfin, se dire qu’il ne suffit pas de pleurnicher sur la précarité des étudiants, mais que ce n’est pas mal de chercher un job, tant qu’à faire. Mais - cela ne vous étonnera probablement pas - Révolution permanente n’en a rien à faire, de tout ça. Un stand de recrutement de l’armée, c’est de la « militarisation ». Et, donc, c’est mal, puisque tout ce qui tire l’âme humaine vers le haut, le corps humain vers l’effort, l’esprit humain vers l’engagement, est nécessairement fasciste, imagine-t-on.

Bref : sous la pression de Révolution permanente, les militaires et les policiers, poliment priés de partir pour éviter le scandale, ont plié bagage deux heures plus tôt. Les serviteurs de la France ne sont pas les bienvenus dans l’enceinte d’une université française, payée par les impôts des Français. Ce sont les gauchistes qui tiennent le pavé. Dont acte.

Et en cas de conflit, que feront ces gauchistes ?

Ce n’est pas la peine de se scandaliser. Il suffit de se déplacer pour voter. En revanche, on est en droit de se demander ce que feront les gauchistes de Révolution permanente si, demain, la jeunesse venait à être mobilisée dans un conflit majeur. Fuiront-ils ailleurs pour ne pas se « militariser » ? Mais, d'ailleurs, « ailleurs », c'est où, dans ce monde globalisé ? Resteront-ils à l’arrière, avec un certificat médical, pour piller les maisons vides ? Ou bien s’apercevront-ils que le progressisme tous azimuts est une croyance de luxe qui s’évapore au premier coup de feu ?

Demandez donc aux Ukrainiens, pourtant perfusés de bien-pensance américaine pendant des années : au moment de l’invasion russe, ils se sont raccrochés à leur histoire la plus rude, sans égards pour les idéaux hors-sol des gauchistes urbains. La gauche n’aime pas davantage le réel qu’elle n’aime la grandeur, la beauté ou l’excellence.

Picture of Arnaud Florac
Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

74 commentaires

  1. Faites comme moi n’y mettez plus les pieds dans cette ville, qui fut pourtant la souche de toute notre famille, y compris ma naissance. Seul reste un caveau , cimetiere de l’est que je fais fleurir annuellement. Dommage, j’ai aimé cette ville en son temps.

  2. Tout cela est le résultat de la politique « 80% d’une classe d’âge reçus au baccalauréat ». On fait des étudiants incompétents, perdus pour les métiers manuels et frustrés , donc révolutionnaires

  3. Dans cette université islamo-gauchiste de Rennes, pour le recrutement éventuel de futurs militaires il fallait mettre en place une grosse unité de légionnaires aguerris pour faire face à ces racailles et leur montrer qu’ils ne font pas la loi, surtout avec nos impôts. Mais là je rêve; j’oublie qu’on est en France. Président de l’université = poltron qui répond à la demande de l’extrême gauche

  4. ils n’ont d’étudiants que le titre, combien ont la moyenne dans les notations, ils sont plus près du rase motte que des sommets. Maintenant il est temps de faire le ménage et de fermer certains sites qui n’enseignent plus mais nourrissent des bandes de crétins avec nos impôts, voir encore avant hier avec ce débile qui massacre une voiture de police en carton, si c’est cet enseignement là qu’ils veulent ils n’ont qu’à aller dans une casse pour taper sur les véhicules en instance d’être broyées, ce type d’école doit être fermé et les pauvres types ne plus recevoir d’aides, c’est nos impôts qu’on investi dans ces écoles, pour enseigner pas pour rouler des mécaniques. Mais s’il y a un conflit ces révolutionnaires de pacotille seront les premiers collabos, on en a des exemples en pagaille à chaque guerre.

  5. Les idiots utiles de cette mascarade seront un jour confrontés à la mémoire du net… ce sera leur punition, malheureusement un peu trop tardive….

  6. La Gauche ivre d’un pouvoir qu’elle est faussement persuadée de détenir , se permet les déclarations et les agissements les plus outranciers croyant flatter ses troupes . Elle ne tient ces universités que grâce au soutien voire la complicité idéologique de leurs présidents , eux mêmes parrainés politiquement . La grande majorité des français qui affronte quotidiennement des problèmes autrement plus sérieux , ne supporte plus ces braillards donneurs de leçon qui sont « censés » prendre sa relève .

  7. On entre à l’université pour apprendre car on ne sait rien, point final. Toute autre activité doit être proscrite. Il est impensable que les pressions viennent des incultes qui veulent imposer leur délire.

  8. Tout etait parfait et interessant dans votre article jusqu’a ce que vous evoquiez la resistabce des ukrainiens …Je pense que vous devez vivre sur une planete d’un univers paralelle ou le patriotisme serait universellement repandu . Des le debut du conflit les centres de recrutement ouverts dans les grandes villes avaient le temps de faire du suivi psychologique car il n’y avait ni foule ni bousculade pour aller affronter leurs cousins russes . En revanche les centres de Moscou , eux , refusent du monde et peuvent se permettre d’etre plus exigeants sur la forme physique de ces volontaires .

    • @knyr : c’est le résultat du problème de l’information et de sa diffusion. Les questions sont : quelle est la diversité des canaux d’information, quelle est la volonté de vérifier en les croisant, quels sont les degrés de volonté, de liberté de les diffuser. Un journaliste doit d’être le miroir de la réalité, mais il n’en reste pas moins un être humain avec toutes ses caractéristiques. Votre remarque met en exergue un point : pourquoi certains citoyens possèdent des infos vérifiables qui ne sont pas les mêmes voir inconnues des journalistes ? Alors que le contraire serait plus logique. D’ou mon interrogation : à quoi sert un journaliste et ses écrits ? A embrigader des lecteurs, tirer sa subsistance, faire parler de lui …? A chacun sa réponse.

  9. Je vous confirme les cadres de gauche partiront pour continuer à donner leur consignes bien au chaud et en sécurité, expérience vécue.

    • @Joel Margueritat : c’est ce que beaucoup ne réalise pas. Il est certain, et c’est déjà en cours, que les têtes « pensantes » vont continuer de se regrouper dans l’anonymat et agir en sous main. Copie conforme de ce qui s’est passé avec les cadres nazis en 45. Cadres qui ont initié de nouvelles troupes dont nous subissons actuellement le joug. L’idéologie ne disparaît pas elle s’adapte au présent, seul le peuple confiant dans sa béatitude ne réalise pas son endoctrinement.

  10. Curieuse cette concentration d’étudiants « turbulents » dans certains types d ‘université. Il serait intéressant de voir le pourcentage de ceux qui en sortent sans le moindre diplôme et le pourcentage des diplômés en emploi. Rien que pour voir où passe l’argent de nos impôts.

  11. Ma voisine dont les enfants sont étudiants ma raconté qu’entre les grèves et les perturbations diverses, les étudiants perdent deux mois de cours, alors que l’année universitaire dure environ sept mois.
    Que font les recteurs ?

  12. Poliment priés de plier bagages, dites-vous ? On peut en douter… Quoi qu’il en soit, ils ont bel et bien abandonné le terrain. Quelle image cela donne-t-il de nos forces de l’ordre ??? Leurs agresseurs vont pavaner en se vantant d’avoir mis les fachos en fuite, et malheureusement, ils auront raison.

  13. Quelle honte !!! Cette université devrait être exclue de toute subvention républicaine, son principal limogé, les gauchiasses sanctionnés pour entrave à la liberté de pensée !!

  14. Et c’est nous qui finançons ces futurs destructeurs de notre pays !Quand va t on faire la sélection entre ceux qui veulent étudier et ceux qui ne pense qu’a manifester

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