[POINT DE VUE] Violences sexuelles dans les écoles de Paris : allô, la gauche ?

La mairie réagit précipitamment pour éteindre l'incendie d'un phénomène systémique, à quelques mois des municipales
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Ces dernières semaines, plusieurs plaintes de parents d'élèves ont été déposées contre des animateurs du périscolaire et des enseignants des écoles de Paris, accusés de violences sexuelles à l'égard de jeunes enfants. La dernière, révélée samedi par la presse, est choquante : la mère d’une fille de 4 ans a porté plainte pour « viol aggravé » contre un animateur qui travaillait à l’école maternelle Bullourde, dans le XIe arrondissement de Paris, une école au centre du cyclone.

Un phénomène dont la gauche relativise l'ampleur

Mais, au vu des chiffres révélés par la mairie de Paris elle-même, ces faits sont loin d'être isolés ou concentrés sur une seule école : 88 animateurs ont été suspendus depuis 2023, dont 52 pour des faits à caractère sexuel (16 cette année). Il s'agit donc de dizaines de cas a minima. Comment qualifier un tel phénomène ? Systémique, par exemple ? Ce mot qui a servi à foison pour évoquer les violences sexuelles dans l'Église ou les établissements catholiques, la presse de gauche et les élus du même bord se gardent bien de l'employer. Pire : tout est fait pour relativiser les choses. L’adjoint d’Anne Hidalgo chargé de l’éducation, Patrick Bloche, les commente ainsi, à Libération : « Les chiffres restent stables, en réalité. » On espère qu'il a mesuré la maladresse de son propos... En 2024, sur 26 suspensions, 18 agents ont été visés pour des faits à caractère sexuel ; en 2023, ils étaient 18, sur 32 suspensions. Le Monde, lui, parle de « série noire », comme s'il s'agissait d'accidents malencontreux...

Un plan d'action sous la pression des familles

Sous la pression des familles et de l'opinion, la mairie socialiste a dévoilé, vendredi 14 novembre, un « plan d’action pour accompagner la libération de la parole des enfants » qui doit être présenté cette semaine au Conseil de Paris. Parmi les nouveautés, une formation à la détection des « signaux faibles » et une formation de deux jours obligatoire pour tous les nouveaux vacataires avant leur prise de poste. Ainsi que la création d’un poste de Défenseur des enfants, que pourront saisir les enfants ou leurs parents, et le renforcement de la formation des animateurs. Cela sent la précipitation et, d'ailleurs, les familles, mécontentes, ont vivement réagi. « Je les trouve culottés de réagir au moment où les médias s’agitent », dénonce une mère d’élève de l’école élémentaire Titon, citée par Le Monde, où un animateur suspendu depuis octobre 2024 doit être jugé au printemps pour des faits de harcèlement sexuel sur neuf enfants et d’agressions sexuelles sur trois d’entre eux. « Chez nous, ça fait un an que ça dure, et les choses bougent uniquement parce que les parents du XIe ont mis la pression. »

D'autres témoignages de parents révèlent que des animateurs mis en cause étaient seulement « déplacés » d'une école à l'autre : « Les écoles sont voisines et on pouvait se rendre compte, en se parlant au square, que le même animateur était intervenu ailleurs », témoigne une maman. Dans le viseur des familles : la circonscription des affaires scolaires et de la petite enfance de la mairie de Paris, la CASPE. Une colère contre la mairie avivée par la rapidité avec laquelle le rectorat de Paris a suspendu, lui, trois enseignants de maternelle soupçonnés d’agressions sexuelles sur des élèves lors de cette rentrée.

Et pourquoi pas une commission d'enquête, façon Bétharram ?

La caste socialo-gauchiste qui règne sur Paris depuis vingt-cinq ans, adepte de tous les délires sociétaux, de toutes les dingueries urbaines, plus dispendieuses les unes que les autres, a donc été incapable d'éviter puis de lutter contre des violences pédophiles commises par certains de ses agents sur de jeunes enfants dans les écoles jusqu'à cette rentrée ? Nouvel exemple - dramatique - de l'imposture de cette gauche morale grande donneuse de leçons. On attend d'ailleurs, devant un tel phénomène systémique, la création d'une commission d'enquête. Façon Bétharram.

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Frédéric Sirgant
Chroniqueur à BV, professeur d'Histoire

Vos commentaires

41 commentaires

  1. Quand on lit la presse régionale, on constate que les condamnations pour pédophilie sont majoritairement prise contre des fonctionnaires et assimilés.
    Bizarrement, ni les grands médias nationaux, ni les partis politiques ne s’en font jamais l’écho.
    Par contre, quand c’est un prêtre catholique, alors la des litres d’encres sont utilisés pour cracher du venin !!!

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