Pour Clémence Guetté, tout le monde est responsable… sauf les tueurs

Elle préfère accuser les médias et l’oligarchie plutôt que les antifas qui ont lynché Quentin.
Capture d'écran YouTube LFI
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Grande séquence Calimero chez LFI, en ce moment. Depuis le lynchage atroce de Quentin Deranque, La France insoumise dénonce une multiplication des actes d’hostilité à son égard. Ce que la députée – et vice-présidente de l’Assemblée nationale – Clémence Guetté a utilisé pour se lancer dans un grand numéro de victimisation, lors d’un meeting à Besançon, le soir du 23 février.

Elle a dénoncé pêle-mêle « les menaces » qui ont « monté d’un cran », les « locaux de campagne vandalisés », ce climat qui fait que les militants LFI peuvent « sortir la peur au ventre » avant d’aller tracter. Des actes bien sûr condamnables, même si on pourrait faire remarquer à Clémence Guetté que ce qu’elle décrit n’est qu’une fraction de ce que subissent les militants patriotes depuis des décennies dans un silence médiatique et politique assourdissant.

Mais passons, le plus intéressant est à venir. Quand Clémence Guetté se met à chercher des responsables et où elle tombe à pieds joints dans le complotisme. Car qui sont-ils ?

« La caste médiatique, en premier lieu les médias Bolloré, mais pas seulement... » et « une responsabilité politique » qui, « pour certains, est engagée ».

Mais Clémence Guetté n’a-t-elle pas oublié les principaux responsables, à savoir… ces antifas qui ont lynché Quentin ? Peut-être même pourrait-elle pousser l’analyse jusqu’à rappeler que les antifas actuellement en détention provisoire – et qui sont présumés innocents – ont des liens avec son député Raphaël Arnault ?

Que jusqu’à la mort de Quentin Deranque, l’un des inculpés, Jacques-Elie Favrot, était assistant parlementaire de Raphaël Arnault et qu’il aurait même admis aux enquêteurs, selon une information du JDD, avoir dit « Butez-le, tuez-le ! » au moment du lynchage, ce qui lui vaut une mise en examen pour complicité de meurtre par instigation ? Qu’un autre inculpé, Adrian B., a été collaborateur parlementaire de Raphaël Arnault de septembre 2025 à janvier 2026 ?

Mais non, des lâches qui ont lynché Quentin à mort à six contre un, Clémence Guetté ne dit pas un mot. Elle n’a rien à dire sur eux, ils n’existent pas dans son discours.

Pour Clémence Guetté, tout le monde est responsable. Sauf ceux qui le sont.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 01/03/2026 à 0:34.
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Gabriel Bendayan
Diplômé en sciences politiques et criminologie

Vos commentaires

20 commentaires

  1. Lynché est un mot passe-partout, ça signifiait une pendaison, là, il s’agit d’un massacre à 6 contre un et à coups de pied dans la tête sur un jeune homme à terre (je dirais bien à coups de bottes, je ne pense pas qu’ils aient été chaussés de Baskets ! En France du moins, les gauchistes n’engagent pas le combat sans une large supériorité numérique, c’est leur sens de l’égalité ! Tout le monde a pu constater que la grande majorité de la presse écrite, parlée et télévisée est aux mains de l’extrême droite et dénigre ces malheureux défenseurs de la République une et indivisible, seuls contre tous, que sont les soi-disant « antifas » !

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