Quand BB descendait Macron et la « bien-pensance » dans Boulevard Voltaire

Le 14 mai 2023, BV publiait un entretien exclusif de Brigitte Bardot. Jubilatoire.
AFP__20140924__ARP2232909__v5__HighRes__FranceEuParliamentAnimalBardot

Le 14 mai 2023, Boulevard Voltaire publie un entretien exclusif de Brigitte Bardot. La célébrissime actrice a choisi notre média pour pousser un de ces coups de gueule dont elle a le secret. Face à Arnaud Guyot-Jeannin, qui a brillamment décroché cet entretien, BB affiche comme toujours une belle clairvoyance. Comme si elle prévoyait le concert d’opprobres qui accompagne sa disparition dans la presse de gauche et fait peu de cas des services rendus par BB au prestige de la France, Brigitte Bardot balance : « La liberté d’expression, notamment, est remplacée par une pensée sectaire. L’intolérance de la bien-pensance militante de gauche (mais pas seulement) est devenue, avec les années, un tribunal qui juge et condamne sans appel. » Pas mal vu. Elle réagit, en l'occurrence, aux propos de Danièle Thompson. La réalisatrice du biopic Bardot a cru bon d’expliquer que les opinions de Bardot « sont peu agréables à entendre ». On ne saura jamais quelles opinions sont ainsi ciblées, mais on a comme un doute….

Il est vrai que Bardot ne craint rien, pas même le président de la République. Elle l’a montré quelques mois plus tôt, en janvier 2023, sans tourner autour du pot dans une Lettre ouverte où l’on retrouve son ton, sa franchise et son goût de la vérité : « Lorsque vous m’avez reçue à l’Élysée, vos premiers mots furent : "Vous allez me réprimander." Cinq ans plus tard, cette interpellation demeure. Elle naît d’une profonde colère face à ce que je perçois comme une absence de réponses concrètes, un manque de courage politique et une distance préoccupante avec les attentes des Français », lançait BB, sans prendre de moufles.

3.522 lettres de soutien et de félicitations

Rien n’a changé, depuis ces propos vieux de deux ans, sinon qu'ils semblent plus encore en phase avec les opinions des Français excédés. La cote de popularité d’Emmanuel Macron n’a jamais été aussi basse. Dans sa Lettre ouverte, BB expliquait déjà au Président les raisons du désamour : « Vos prises de parole répétées, votre assurance affichée et votre posture de chef d’État donnent le sentiment d’un pouvoir déconnecté, incapable d’incarner l’autorité, l’empathie et la responsabilité qu’exige la situation du pays. » On est loin des courbettes habituelles des vedettes du cinéma ou de la chanson vis-à-vis du politiquement correct.

La sœur de Blaise Pascal lançait aux évêques ce que BB aurait pu dire aux hommes politiques du système : « Quand les évêques ont des courages de filles, il faut que les filles aient des courages d’évêques ! » Ce courage, BB l’a eu. « La France traverse une période sombre, marquée par la souffrance, la violence et la perte de repères, martelait la star. Beaucoup ont le sentiment que les valeurs qui faisaient sa lumière s’éteignent peu à peu, faute de décisions fortes et humaines. »

Auprès de Boulevard Voltaire, BB évoquait sa lettre au vitriol. Elle ne regrettait rien, bien au contraire : « La lettre que j’ai envoyée à Macron m’a valu de recevoir 3.522 lettres de soutien et de félicitations, plus les centaines reçues à la fondation. Extraordinaire ! J’encourage tous les lecteurs de Boulevard Voltaire à lire, sur mon compte Twitter, cette lettre qui interpelle le Président et ses ministres », ajoutait-elle.

« Les féministes sont des mal baisées »

Et Brigitte Bardot concluait ce court entretien à BV par une de ces saillies libres, bien à son image. Question de Guyot-Jeannin pour BV : « Les féministes s’approprient Brigitte Bardot depuis longtemps. Considérez-vous que vous faites l’objet d'une récupération ? » Réponse de BB : « Les féministes sont des mal baisées. »

En quelques lignes, Brigitte Bardot envoyait ainsi promener la gauche consensuelle, la droite molle et honteuse, le féminisme qui tente de récupérer sa liberté, le Président Macron, les zélateurs du progrès qui s’enfoncent dans la boue, un bandeau sur les yeux, le sectarisme de la bien-pensance bourgeoise avec lequel elle a rompu depuis longtemps, la déconnexion des élites, le macronisme béat et la faiblesse d’un pouvoir qui, parce qu'il est faible, est bien en effet incapable d’empathie et d'humanité.

On comprend mieux, dès lors, l’étalage de haine de Libération et consorts. Comme Alain Delon, BB nous manquera.

Picture of Marc Baudriller
Marc Baudriller
Directeur adjoint de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

46 commentaires

  1. oui il faut une femme cheffe en france
    ecoutez Melonie et vous comprendrez!
    perso sarah ou marion, pas du tout mlp

  2. Brigitte Bardot était une actrice REMARQUABLE ! Une icône.
    Né en 1960, j’ai pu découvrir la majorité de ses films dans les années 80, et parmi eux figurent quelques chefs-d’œuvre.
    Pour autant, il est regrettable qu’elle se soit par la suite radicalisée en soutenant des mouvements d’extrême droite, devenant ainsi raciste, homophobe et anti féministe.
    Dans la seconde partie de sa vie, elle préfèrerait les animaux aux hommes.
    Dommage …

  3. C’est une Brigitte Bardot qui nous faut aujourd’hui au gouvernement. Une femme forte de courage et d’action. Une femme qui se moque du regard des autres et de sa cote de popularité. Un femme affranchie des dérives féministes et wokistes enfin, une femme qui n’est pas dans l’émotion et le ressentiment. Une femme comme Marine Le Pen ou Sarah Knafo par exemple !

    • Les nouvelles Jeanne d’Arc pour la France, et nous pouvons ajouter Marion Maréchal. Ces 3 là donneraient des sueurs froides à beaucoup !

Commentaires fermés.

Vidéo YouTube

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

⇨ Tous les vendredis de 17h30 à 19h30
avec Marc Baudriller et Boulevard Voltaire ⇦

LFI ne veut pas voir les gens sortir de la pauvreté
Gabrielle Cluzel

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois