Quentin : que signifie l’implication de la SDAT dans l’interpellations de deux nouveaux suspects ?
Deux nouveaux suspects ont été interpellés, dans la soirée du 4 mars, alors que se poursuit l’enquête entourant les circonstances de la mort de Quentin Deranque, battu à mort le 12 février à Lyon par des militants antifascistes. Les individus, âgés de 23 et 26 ans, ont été arrêtés dans la région lyonnaise et dans l’Aube par la direction de la criminalité territoriale (DCT) du Rhône, en cosaisine avec la sous-direction antiterroriste (SDAT), indiquait Le Figaro, mercredi dernier. Selon une source policière citée par l’AFP, les enquêteurs estiment désormais « avoir tous ceux qui ont participé directement aux coups portés » à la victime.
Interpellés et placés en garde à vue sur commission rogatoire des magistrats instructeurs, les deux suspects ont été déférés ce vendredi devant eux, a indiqué, au travers d’un communiqué, le parquet de Lyon. Ce dernier a informé Boulevard Voltaire de la mise en examen et du placement en détention provisoire des individus ce jour.
Ces nouveaux éléments n’ont pas manqué d’attirer l’attention sur l’implication du service spécialisé en matière de terrorisme dans les enquêtes criminelles. La cosaisine de la SDAT signifie-t-elle nécessairement que les faits présentent un caractère terroriste ?
Le rôle particulier de la SDAT
La réponse n’est pas si simple. En pratique, certains dossiers impliquant des milieux politiques radicaux peuvent être traités par des unités spécialisées. Selon l’avocat pénaliste M. Sassi, « ce qui est appelé par le ministère de l’Intérieur UD (ultra-droite) ou UG (ultra-gauche) fait l’objet, pour les procédures revêtant un certain degré de gravité, d’un traitement par les groupes antiterroristes ». Ces structures disposent en effet d’une connaissance approfondie de ces mouvances.
Dans le cas présent, la cosaisine pourrait donc s’expliquer précisément par cette expertise. Elle serait liée aux « connaissances [de la SDAT] dans les milieux d’ultra-gauche », confirmait une source policière citée par Le Figaro. Autrement dit, le service peut être mobilisé pour son expérience des réseaux militants et des groupes radicaux, indépendamment d’une qualification terroriste immédiate.
Suivi judiciaire et suivi de renseignement
La distinction entre le travail judiciaire et celui du renseignement éclaire également cette organisation. « Les mouvances dites radicales sont suivies par les groupes antiterroristes en judiciaire (après commission d’infractions) », explique M. Sassi.
En amont, dans le cadre administratif (renseignement), « les mouvances radicales font l’objet d’une surveillance habituelle par les structures déconcentrées – renseignement territorial – ou la DGSI, en fonction du degré de menace que représente le groupe ou la personne ciblée », précise l’avocat.
La qualification terroriste
Reste la question de la qualification pénale. En droit français, toutes les violences commises pour des motifs idéologiques ou politiques ne relèvent pas du terrorisme. Pour être qualifiés comme tels, les faits doivent répondre à des critères précis définis par le Code pénal, notamment l’intention de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur.
La cosaisine d’un service spécialisé peut donc correspondre à une phase d’analyse ou d’exploitation d’éléments liés à un environnement militant, sans préjuger de la qualification finale retenue par la Justice. Toutefois, si le parquet national antiterroriste (PNAT) n’est à ce jour pas saisi dans l’affaire Quentin, il demeure en lien avec le parquet territorial, indique une source proche du dossier, à Boulevard Voltaire.
L’enquête dans le meurtre du jeune Quentin se poursuit désormais sous l’autorité des magistrats instructeurs lyonnais.
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17 commentaires
En commentaire à la remarque de Philippe B, Badinter fur un doux rêveur naïf et dangereux qui n’a pas eu l’intelligence de prévoir les conséquences des modifications de loi dont il est à l’origine.
Alors si le lynchage de Quentin n’est pas un trouble à l’ordre public par l’intimidation ou la terreur, si les motifs de ces violences idéologiques ou politiques ne sont pas des actes de terrorisme, alors comment faut-il les qualifier ? Il faudrait donc des « lynchages de masse » pour que ces faits de violences soient qualifiés , reconnus comme actes de terrorisme ? Qu’on m’éclaire
merci pour cet « éclairage » très instructif
au moins, on comprend que l’assassinat de Quentin n’est pas pris à la légère et c’est déjà « rassurant »
votre définition reprise dans le code pénal désigne très bien la jeune garde
reste à savoir si l’évidence sera reprise par les juges ? et là, « c’est pas gagné » ! ou « manipulé » comme le PV perdu dans l’instruction du meutre de Thomas
Des antifas, évidement si on peux le prouver, c’est encore très loin, que Quentin Deranque était un fasciste, évidement c’est pas simple, alors les antifas sont vraiment des antifascistes mais voilà il y a énormément de doutes.
Après de multiples Fake news de d’extrêmes gauchiste puisque toutes ces accusations restent que des paroles sans la moindre preuve pour le moment et çà risque de durer encore longtemps, l’assassina de Quentin reste une agression criminel provoqué par des bourrages de cranes sur des jeunes en mal d’actions violentes.
On sait qui bourre les cranes.
On en arrive à regretter l’abolition de la peine capitale .
Je la regrette , parce que même si on ne l’utilisait pas , cela mettait les choses un ton au dessus, c’était le mètre étalon . A partir de son abolition ce fut le pied dans la porte pour le reste , c’est à dire le laxisme judiciaire pour en arriver au fait que la justice est désormais plus soucieuse du sort et de la réintégration des délinquants que de leurs victimes qui sont complètement exclues du processus judiciaire .
J’en sais quelques choses ! Ce qui amène une sorte de pourrissement moral de la société ; Quand on est dans l’inversion des valeurs , c’est la décadence , pas celle, esthétique de « Gainsbourg « , la vraie , celle de Rome .
Mais où est donc passé Raphael Arnault ???
Je suis curieux de voir ce que va devenir ce pays avec la stupidité insondable de la gauche?
Et de la droite LR UDI LIOT
@Tarelcire : en effet, n’oublions pas ces partis d’opportunistes !
et de la droite ! ce qui fait qu’on est bien mal en point !
Les tchékistes de melenchon sont dangereux, mais nunez impose de surveiller « l’ultra-droite »
Sans parler qu’il se penche sur le dossier Nemesis, c’est dire !
Cela signifie que ces deux types étaient connus des services chargés de connaître les très méchants et actifs de notre société. Quant à « troubler l’ordre public par l’intimidation ou la terreur », qu’attend donc le Parquet antiterroriste pour se saisir ? Le compte de tabassages, ou de débats universitaires annulés sous intimidation n’est-il pas suffisant ?
Je l’avais déjà dit sous un autre article mais hélas en droit français aucun de ces agresseurs ne sera condamné à la hauteur des faits (meurtre donc)
Ils peuvent être poursuivis pour agression ou coups et blessures ayant entraîné la mort mais pas plus.
Il faut bien comprendre que pour en condamner UN seul à la peine maximale prévue il faudrait pouvoir prouver qui a porté le coup fatal, hors vue la horde ça sera impossible.
Badinter n’a pas seulement aboli la peine de mort a l’époque, il a aboli une autre loi qui disait que le complice d’un crime encourait la même peine que le principal accusé et celà crée une différence énorme car si cette loi avait été conservée ces nervis pourraient potentiellement être tous condamnés pour agression ayant entraîné la mort, certes on ne pourrait pas aller plus loin car ils prétendraient ne pas avoir voulu tuer mais ils risqueraient tous bien plus que dans l’état actuel des choses.
le en même temps macroniste, on va voir où nunez va trouver des ultra droite pour équilibrer ces arrestations
Bien vu. Moins de 5 jours pour annoncer des arrestations. On prend les paris ?