Qui a racheté le BHV, ce monument historique du commerce français ?
La nouvelle est tombée mercredi dernier : les Galeries Lafayette ont « finalisé » la cession des murs du BHV Rivoli. À qui ?
Depuis l’ouverture, en octobre dernier, de ses rayons à Shein, le géant chinois de la fast fashion, le grand magasin parisien n’en finit plus de s’enfoncer. Enseignes qui désertent, clients partis voir ailleurs, personnel en grève, négociations qui patinent… Le groupe SGM – la Société des Grands Magasins, acquéreur du fonds de commerce il y a deux ans – annonce qu’un accord a finalement été arraché, mardi 27 janvier, avec « l’investisseur auquel il avait consenti une exclusivité », le mois dernier. Mais qui est donc l’investisseur en question ? SGM ne le dit pas. Du moins, pas encore.
Quand le renflouement devient sabordage
La date butoir était fixée au 19 décembre, mais les choses ont traîné. Le temps, sans doute, de baisser encore les prix. La rumeur est aujourd’hui insistante : l’acquéreur du BHV Rivoli, emblème historique du commerce à la française, serait le gestionnaire d'actifs nord-américain Brookfield Asset Management. Seule information distillée par le Groupe Galeries Lafayette dans son communiqué : la SGM de Frédéric Merlin « poursuivra l'exploitation du BHV et le développement du grand magasin ». S’il reste quelque chose à exploiter…
En effet, comme nous l’écrivions ici en novembre dernier, l’opération Shein, destinée à redorer le blason et les finances du BHV, a viré au fiasco. Le renflouement s’est transformé en un sabordage digne de servir d’exemple dans les manuels des écoles de commerce.
Petit rappel des faits : dès l’annonce de l’accord signé entre la marque Shein et la SGM, la foncière qui exploite le BHV Paris et sept magasins Galerie Lafayette en région, les défections se sont enchaînées. Grève du personnel, retrait de la Caisse des dépôts, alors en discussion pour le rachat des murs parisiens, et, enfin, vote à l’unanimité de l’exclusion du BHV de l’UCV, la fédération des grands magasins. Soit l’art, comme l’avait titré Le Figaro Économie, de « transformer un accord gagnant-gagnant en accident industriel ».
Choose France ? Non, une gigantesque braderie
La confirmation ne devrait pas tarder : c’est très certainement Brookfield Asset Management qui vient d’acquérir les murs du BHV historique, en bord de Seine. Détenue à 73 % par Brookfield Corporation (la maison mère), la société, qui a son siège à New York, « gère des investissements dans les marchés immobilier, infrastructures, énergies renouvelables, capital-investissement et crédit à l’échelle mondiale ». À sa création, en 2022, le Financial Times la décrit comme « pas tant une entreprise qu’une gigantesque planche triangulaire qui s’étend à travers le monde et couvre des actifs d’une valeur de 500 milliards de dollars ». C’est dire que le BHV ne devrait pas peser lourd dans leurs préoccupations.
Certes, Emmanuel Macron nous dira que c’est une preuve supplémentaire de l’attractivité de la France. Sauf que ça ressemble plus à un vide-greniers qu’à une vente aux enchères. Avec la vente des murs du BHV Rivoli à un monstrueux machin brasseur d’algorithmes, c’est une histoire française née en 1856 qui s’achève. Hélas, il y a fort à parier que d’autres fleurons d’hier vont s’éteindre eux aussi dans la grande braderie internationale. Comme Bouchara, maison fondée en 1899, dont on a appris, ces derniers jours, qu’elle venait de demander son placement en liquidation judiciaire. Les Galeries Lafayette ferment leurs magasins de province les uns après les autres : encore deux à Marseille, ce 30 janvier. Moins prestigieuses ou moins anciennes, les grandes enseignes suivent le mouvement : historique, la FNAC des Champs-Élysées a, elle, définitivement fermé ses portes…
Choose France n'est qu'un leurre pour cacher une gigantesque braderie.
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38 commentaires
Quand la macronie offre (brade) un fleuron Français à un étranger, il convient de boycotter cet ancien fleuron. C’est comme la lutte contre les dealer…tant qu’il y aura des consommateurs le deal existera… (et rapportera à la gauche hiiii).
Voilà la France brade tout aux américains avec leur monnaie de singe puisque le dollar c est du papier imprimé et les ricains ils en ont imprimé des triliards et ave ils achètent tout dans le monde entier
Qu’est-ce qui reste vraiment, qui appartienne à la France, puisque hélas, il y a fort à parier que d’autres fleurons d’hier vont s’éteindre eux aussi dans la grande braderie internationale. Comme Bouchara, maison fondée en 1899, dont on a appris, ces derniers jours, qu’elle venait de demander son placement en liquidation judiciaire. Les Galeries Lafayette ferment leurs magasins de province les uns après les autres : encore deux à Marseille, ce 30 janvier. Moins prestigieuses ou moins anciennes, les grandes enseignes suivent le mouvement : historique, la FNAC des Champs-Élysées a, elle, définitivement fermé ses portes…
Bravo Choose France
Il y a 95 % des Français qui ne sont pas parisiens, et ne se sentent pas vraiment concernés par ce hoquet au sein de la civilisation marchande. BV peut-il concevoir que la grandeur de la France, ce n’est pas cela ?
Le sabotage systématique des entreprises Françaises est orchestré avec brio par les syndicats…
C’est sur que si on compte sur eux, on est mal barré, ces gens qui ne pensent qu’à leur gamelle, subventionnés alors qu’ils devraient se débrouiller avec leurs militants encore un truc qui nous coute pour rien,
Ils ne sont plus pour les travailleurs (français) mais hautement militants pro migrants,
Ce sabotage par les syndicats et l Elysée bjr pense. Quand les gens n auront plus de boulot ..
Certain bazar finit incendié, celui-ci, charité bien ordonnée, en braderie…tandis qu’un autre entre en révolte contre une théocratie : on donne finalement l’image de ce que l’on est…
Ces magasins étaient réservés aux bourgeois de la classe moyenne. Ceux-ci ayant maintenant des problèmes de pouvoir d’achat vu les impôts qu’ils supportent pour alimenter la bureaucratie d’état, il est normal que leur chiffres d’affaires ait baissé.
Je me souviens du BHV excellente pour le bricolage, nous y allions souvent, c’était un beau magasin comme d’autres d’ailleurs
La braderie de nos fleurons , plus de 1600 , continuent quand il aura achevé son règne contestable il ne restera rien mais c’était sur sa feuille de route