Qui est « Goldenboy », le youtubeur patriote qui prend la défense de Quentin ?

Le jeune homme avait confronté à ses incohérences une femme qui arrachait des affiches à l'effigie de la victime.
Capture d'écran.
Capture d'écran.

Baskets et joggings à la mode, bouclettes soigneusement entretenues : derrière ses airs d’influenceur, Goldenboy, de son vrai nom Quentin Hive, dévoile une tout autre facette de la plate-forme YouTube, dont il a fait son principal terrain de jeu.

Ces derniers jours, ce sont ses vidéos consacrées à la mort de Quentin Deranque qui ont particulièrement fait parler de lui. Adepte des micros-trottoirs, il est allé en « immersion avec les 2 camps (sic) » afin de prendre le pouls, d’un côté, des soutiens du jeune homme lynché à mort à Lyon le 12 février dernier par des antifas, de l’autre, des défenseurs de ces derniers. Dans l’une de ses séquences les plus relayées, il filme une jeune femme surprise en train d’arracher des affiches à l’effigie de Quentin Deranque. Face caméra, il la confronte, lui demande de justifier son geste, ce qu’elle tentera de faire avec peine et sans succès, expliquant que le lynchage de la victime n’est qu’une question de « point de vue ». Une scène qui vaudra de nombreuses indignations en ligne.

Si la vidéo a beaucoup tourné sur les réseaux sociaux, où le youtubeur est suivi par plus de 180 mille followers, ses reportages de rue collectionnent plus de deux millions de likes, sur TikTok. Un succès grandissant depuis ses premières vidéos YouTube postées au printemps 2024 et dont les thèmes divers se resserrent autour de questions qui ont su conquérir son public : sécurité, militantisme politique, tensions idéologiques dans l’espace public...

L’insolence des titres de ses vidéos et la provocation parfois frontale de ses accroches pourraient laisser croire à une posture agressive. Il n’en est rien. Face caméra, Goldenboy adopte un ton posé et détaché, en laissant son interlocuteur parler. Toujours calme et détendu, son but est avant tout de mettre la gauche face à ses contradictions, à ouvrir le débat et à révéler que chez certaines personnes, certains sujets sont impossibles à aborder sans qu’une avalanche d’insultes ne nous tombent dessus.

La rue, terrain de débat sur YouTube

Auto-revendiqué « masculiniste professionnel » sur Instagram, le jeune métis joue délibérément avec ce qualificatif polémique. Rien, dans ses vidéos, ne correspond toutefois à l’image du dangereux activiste que certains responsables politiques associent au terme. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin avait évoqué, cet été, la menace que représenteraient certains milieux « mascu ». Goldenboy, lui, en détourne l’étiquette.

L’expression semble empruntée, sur un mode ironique, à l’insulte régulièrement adressée par des militantes féministes à des influenceurs classés à droite. Julien Rochedy avait d’ailleurs lui aussi, à une époque, repris le terme à son compte. Et tout comme lui, chez Goldenboy, le « masculinisme » revendiqué tient davantage d’un rejet du féminisme et du « délire woke » qu’il engendre, explique-t-il dans l'une de ses vidéos.

Ce dernier thème, on le retrouve souvent dans ses vidéos. Sur YouTube comme sur TikTok, il confronte régulièrement des passants sur les questions LGBT, interroge la notion de virilité, questionne le rapport à la police ou à l’autorité et revient sur les débats liés au genre.

Une tendance qui accompagne une dynamique qui prend de l'ampleur sur les réseaux sociaux : la confrontation directe, dans l’espace public, attire un public jeune en quête de contradiction et de débat, dans un environnement numérique où beaucoup estiment que certaines positions dominent sans être réellement contestées.

Vos commentaires

28 commentaires

    • Comme vous avez raison, mais là visiblement la jeune femme n’a pas mis d’ordre entre son action et son propos qui n’a aucun sens – ils sont nombreux très nombreux comme çà, plus çà va et moins les gens savent s’exprimer, ils bafouillent, utilisent un vocabulaire non maitrisé, détourne le sens de certains mots, bref, ils sont incohérents dans leur pensée comme dans leur expression,c’est une évidence, alors leurs actes sont du même tonneau !

  1. Bravo à ce jeune homme qui n’a pas peur et qui veut démontrer que le débat est toujours préférable à la violence.

  2. En dehors d’un camp de travail et de reeducation , je ne vois pas comment ce genre d’ectoplasmes feminins pourraient etre re-eduquees .Il faut donc bien un Mao de droite a la France , sinon elle ne se relevera pas . Il serait en parallele interessant de connaitre le parcours socilogique de la famille de ce Golden Boy …

  3. Après « extrême droite », « facho » et « nazi », le discours de gauche prend fin. ils n’ont aucun argument, que la déchéance à proposer.

  4. Merci à ce garçon. Il aurait pu aussi demander à la fille : je croyais qu’à gauche on était contre la peine de mort ?

  5. Un aperçu des fidèles qui applaudissent Mélenchon, ses diatribes verbeuses. Des aveugles qui tentent de se révéler.

    Triste France. Elle fait au moins 13 % des électeurs. Si vous en avez l’occasion et le temps, regardez le film « Raqqa ». Vous serez édifiés sur l’idéologie islamiste appliquée sans retenues, sans barrières, une vie qui leur est naturelle mais à la résistance très éprouvée.

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