Reconnaissance de l’État de Palestine : Jean-Noël Barrot s’est encore surpassé !
Il faut bien reconnaître une chose à Jean-Noël Barrot : il ne déçoit jamais. Ministre démissionnaire de l’Europe et des Affaires étrangères, il est donc venu, ce mardi matin, sur le plateau de TF1 faire le SAV de la prestation du président de la République à la tribune des Nations unies : la reconnaissance de l’État de Palestine au nom de la France, mais surtout – on l’a bien compris - au nom d’Emmanuel Macron. Au passage, on ne s’étonne même plus, en ces temps de Ve République fatiguée, qu’un ministre démissionnaire, et donc en principe chargé d’expédier les affaires courantes, c’est-à-dire de signer les piles de parapheurs dans son cabinet en attendant qu’un successeur soit nommé, après avoir accompagné le Président dans son périple new yorkais, vienne sur un plateau télé commenter un acte qui est tout, sauf une affaire courante. Bref, passons.
La reconnaissance de la Palestine est un désaveu catégorique pour le Hamas et une grande victoire diplomatique pour la France. pic.twitter.com/S1C32aaJch
— Jean-Noël Barrot (@jnbarrot) September 22, 2025
Barrot va sans doute un peu vite en besogne
Jean-Noël Barrot ne déçoit jamais, disions-nous. Effectivement, pour lui, la reconnaissance de la Palestine est « un désaveu catégorique pour le Hamas et son isolement définitif ». Pas certain que le Hamas le voie ainsi, lui qui, en juillet, lorsque Macron avait annoncé son intention de reconnaître la Palestine, s’était empressé de saluer « une étape positive dans la bonne direction pour rendre justice à notre peuple palestinien opprimé et soutenir son droit légitime à l’autodétermination ». Certes, Mahmoud Abbas, le président complètement démonétisé de l’Autorité palestinienne, appelle aujourd’hui le Hamas à rendre les armes et affirme que ce dernier n’aura aucun rôle dans le gouvernement palestinien. Est-ce bien certain ? Du reste, s’il devait y avoir des élections libres sur les territoires palestiniens, qui dit que le Hamas ne sortirait pas vainqueur des urnes ?
Par ailleurs, cette reconnaissance par la France peut aussi avoir les effets contraires à ce que souhaite Macron. Preuve en est la poussée actuelle, en Cisjordanie, des colons israéliens, encouragés par le gouvernement de Benyamin Netanyahou, au détriment des Palestiniens. C’est pourquoi Barrot va un peu vite en besogne et prend sans doute ses désirs (et ceux de son maître) pour des réalités lorsqu’il déclare qu'avec cette reconnaissance, « c’est donner raison à ceux qui, parmi les Palestiniens, on choisi de renoncer à la violence et de renoncer au terrorisme ».
C'est quoi, « une grande victoire diplomatique pour la France » ?
Mais là où le lointain, très lointain, successeur de Talleyrand se surpasse, c’est lorsqu’il déclare sans rire, dans une sorte d’hallucination stupéfiante, que cette reconnaissance de la Palestine par la France est « une grande victoire diplomatique pour la France ». Le pire, en l’écoutant et en le regardant s’exprimer, c’est qu’on a vraiment le sentiment qu’il y croit. Cet homme sait-il de quoi il parle ? Une grande victoire diplomatique, c’est quoi, en fait ? C’est, par exemple, lorsque le lointain, très lointain, prédécesseur de Barrot, Talleyrand en l’occurrence, évita au congrès de Vienne l’humiliation à une France vaincue après les guerres napoléoniennes. Ce n’était pas gagné d’avance. Ainsi, le « diable boiteux » réussit à imposer la France à la table des conférences, initialement limitée aux quatre grands vainqueurs (Russie, Prusse, Autriche et Grande-Bretagne) ainsi que d’autres pays secondaires comme la Suède, l'Espagne et le Portugal afin d’avoir des appuis dans les négociations. Une autre grande victoire diplomatique ? Plus récente, cette fois-ci. C’est lorsque le général de Gaulle réussit – certes avec la complicité de Churchill - à imposer aux Américains et aux Russes la France comme membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies à l’issue de la conférence de San Francisco en 1945. Là aussi, ce n’était pas du tout gagné d’avance, avec, notamment, un de Gaulle qui avait été exclu de la conférence de Yalta.
« Grande victoire diplomatique pour la France » ? Symbolisée par cette photo qui fait le tour des réseaux sociaux où l’on voit un Emmanuel Macron congratulé par l’ancien djihadiste Ahmed Al-Jolani, aujourd’hui président non élu de Syrie, et par ce grand ami de la France qu’est l’émir du Qatar et soutien du Hamas.
Emmanuel Macron a célébré son discours avec Ahmed Al-Jolani, président de la Syrie à l'ONU, et au milieu l'émir du Qatar. No Comment. pic.twitter.com/k8VhZID5HM
— Kâplan (@KaplanBen_Fr) September 22, 2025
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142 commentaires
» Emir du Qatar soutien du Hamas « …. mais les US, la France et Tutti quanti soutiennent les genocidaires d’Israel, l’UE soutien les otanokeviens-Banderistes…Etc…..chacun soutien qui il veut !!! c’est qui le pire ????
Nous verrons tres vite ,peut etre dans les jours à venir si la thèse de Jose Bobo peut être prise en considération;
Netanyahou va t il etre mis face à ses responsabilités de chef de guerre meurtrier et massacreur et changer de politique suite à la décision de Macron ou pas,,?Va til reconnaitre un Etat de Palestine?C’est douteux mais si Jose Bobo a raison; Quel succes pour tous, pour lui mais surtout pour notre Président Macron
Il est très bien là où il est. Il ne décevra jamais son chef. Et pas la peine de viser aussi haut que Talleyrand. Par exemple on a eu Couve de Murville ou Védrine. «
Comme on dit sur France télévision je cite: « Pas très propre ce Monsieur »…ce qui ne veut rien dire mais jette l’opprobre définitivement sur le personnage.
C’est la pratique quotidienne des médias de gauche nuisible, calomnier sans prouver.
Ce pouvoir implose en propagande: il fait jour quand il fait nuit.
Le résultat est sans commentaire, par des conflits potentiellement armés avec des pistolets à eau mais contre les russes, Israël, bientôt les Etats Unis?
la République des copains montre ses limites, sa démagogie, et Monsieur Barrot devrait aller vendre des voitures tant il sait mentir. Un Pinocchio diplomatique.
1/Comparons ce « ministre des affaires qui lui sont étrangères « au Ministre des Affaires étrangères Russe Lavrov.
2/Comparons ce « président « au President D. Trump
3/ arrêtons de comparer ……
Bien lancé !!! Trump m’a bluffé et époustouflé, hier soir ! ! ! En quoi ??? Je comprenais tout ce qu’il disait ( traduit !! ) et le suivais sans m’ennuyer ! ! ! ! !
Ce qui fait le plus rire c’est certainement l’idée que ces individus se prennent pour « la France ».
Il est pratiquement impossible de ne pas rire à entendre et voir Monsieur Barrot dans ses oeuvres ! Les Français apprécieraient beaucoup que leur Pays revienne au premier rang du « concert des Nations » ! On aimerait ne plus voir la France ridiculisée ! On voudrait tant qu’elle parvienne à quelque chose de tangible dans sa volonté de paix, pour elle comme pour la planète ! Mais non ! C’est exactement à l’inverse que nos drigeants démissionnaires, parrainés par un président qui a perdu le nord comme tout sens de l’honneur, parviennent. Pour apaiser les mortelles tensions du moyen-orient la méthode employée n’est surement pas la bonne. Non seulement elle ne sert à rien , mais elle attise tous les feux !
Pour en rire ce peut être comme Figaro « Je me hâte d’en rire avant d’en pleurer » mais plutôt comme Don Diègue « N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie »
ça leur va curieusement bien leur nouveau qualificatif à tous ces Ministres !!! À part Retailleua, of course ! ! ! ! !
La caricature du politicien de gauche , qui inverse la réalité pour satisfaire son idéologie .
La France va mal ? Cherchez l’erreur…
La priorité aurait dû être avant tout, la libération des otages !….
Bon,voilà c’est fait, donc maintenant, les otages vont être libérés comme le veut la condition, « maintenant ! » .
Y compris ceux sans jugements et sans motifs de tous les âges et Palestiniens dans les geôles Israélienne ?????
Vous faites un rapprochement entre ce cher dévoué jupitérien et Monsieur de Talleyrand, pour le coup le ministre des différents régimes de la royauté en passant par l’empire napoléonien n’a rien de comparable avec notre ministre des affaires étrangères, l’un était un fin stratège , rusé passant toutes les périodes de gouvernance , l’autre un perroquet récitant inlassablement les textes de son mentor ; l’un étant de surcroit boiteux mais avec un cerveau aguerri à toute épreuve , l’autre plutôt l’inverse.
Où sont passés nos diplomates d’antan ? celui là c’est le pompon …..
Ou le pompon !
C’est de lui faire trop d’honneur que de consacrer un commentaire à ce personnage…
Croit-il les âneries qu’il proclame ? Si c’est le cas, c’est inquiétant…