Rixe violente au Salon de l’agriculture : 15 personnes interpellées dont un mineur

La scène aurait été provoquée par le crachat d'un visiteur alcoolisé. L'AFP évoque des gens du voyage.
Capture d'écran JB Marty.
Capture d'écran JB Marty.

La séquence cumule des millions de « vues » sur les réseaux sociaux. Au Salon international de l’agriculture (SIA), à Paris, une bagarre d’une grande violence a été filmée, ce dimanche soir, dans le hall 4 de l’exposition, au sein de la zone réservée aux confiseries. Sur les images, deux groupes s’échangent coups de pied et coups de poing autour d’un stand de nougat. On peut voir que certains protagonistes de la scène sont les commerçants.

Une altercation partie d’un incident avec un visiteur alcoolisé

Difficile de déterminer, à la seule vue des images, qui appartient à quel groupe. Selon un communiqué publié dimanche par le parquet de Paris, la tension serait montée après qu’un visiteur alcoolisé aurait craché sur la marchandise. Une version corroborée par un commerçant voisin qui, au lendemain des faits, ajoute auprès de France Info que des insultes venant des visiteurs auraient été le premier déclencheur de la rixe, avant que les commerçants ne ripostent.

Plus grave encore, on peut apercevoir l’un des assaillants brandir une large lame, dont la préfecture de police indique toutefois qu’il n’en a pas fait usage. Le même témoignage du commerçant relate, cependant, que le visiteur ayant exhibé le couteau destiné à couper le nougat l’aurait lancé sur la jambe d’un des vendeurs. Un individu anonyme, légèrement blessé, serait par ailleurs allé se faire soigner au stand de l’infirmerie du salon, selon Le Parisien, de source policière.

Quinze interpellations et deux forces de l’ordre blessées

Au cours de l’interpellation rapide de quinze individus âgés de 17 à 28 ans, par la suite placés en garde à vue, un policier et un gendarme auraient aussi été légèrement blessés, indique encore la préfecture dans un communiqué transmis à Boulevard Voltaire.

Le parquet n’ayant pas communiqué de nouveau ce lundi sur le profil des interpellés et la suite des gardes à vue, Internet s’est donc érigé en tribunal. Alors que de nombreux commentateurs attendent des explications quant aux profils et motivations des agresseurs, d’autres trouvent des responsables tout désignés. L’un d’eux, appelé Rage Againt Trump, considère qu’il est étrange que « les médias omettent de préciser que les agresseurs étaient des fachos en goguette… », en zoomant sur un protagoniste identifiable grâce à sa doudoune sans manche, la même portée par tous ses collègues commerçants.

Un autre, qui se définit sur X comme un « crypto-gaucho-bobo-écolo-sombre-héros », commente ainsi la scène, dont il tire de rapides conclusions : « Depuis que la Coordination rurale (très proche de l’ED) est présente en force au Salon de l’agriculture, les effluves des animaux de la ferme et du fumier ne sont pas les odeurs les plus désagréables qui parfument l’expo. » Chez les syndicalistes au bonnet jaune, les informations ne sont pourtant pas plus concluantes, « la CR n’étant pas impliquée ».

Une piste évoquée par l’AFP

L’AFP, de son côté, révèle de source policière que les premiers coups auraient été portés après que les exposants ont reproché leur attitude à des visiteurs issus de la communauté des gens du voyage.

Un « incident isolé », selon les organisateurs du SIA, qui ne devrait toutefois pas perturber le bon déroulement du reste de l’exposition, qui doit se tenir jusqu’au 1er mars prochain.

Vos commentaires

21 commentaires

  1. le salon de l’agriculture !…….un nouveau « guichet » social où quelques déchets viennent se pochtroner et se remplir la panse…gratuitement…..en crachant sur ceux qui les nourissent !
    la scène est à l’image de la France de macron ….où certains se réveillent et se défendent…et les virent
    bravo à ces gens qui refusent de se laisser faire

  2. Quoiqu’on veuille nous faire croire , la guerre civile a débuté au vu du nombre d’incidents partout en France : je crains que le pire soit à venir et que les Quentin de tous bords soient nombreux

    • Je crains fortement que vous ayez raison, la guerre civile a débuté d’autant plus qu’une certaine Panot semble n’attendre que ça.

    • Cracher sur du nougat méritait une claque , tout comme l’individu qui manque de respect à une femme…mais de nos jours le grossier personnage n’encaisse plus la leçon,il vous transperce avec son couteau .. résultat : comme on ne peut éduquer, on cogne.

  3. Désormais, en France, une manifestation, un salon, un meeting, sans une « rixe », un coup de couteau, une agression sexuelle, ou un malheureux tabassé à mort part une demi douzaine de gugusses encagoulés … ce n’est pas festif, ce n’est pas possible. Il faut que ça saigne.
    Quand des gens défilent pour rendre hommage à un jeune massacré par des militants d’extrême gauche, il faut déployer des centaines de policiers, des drones et je ne sais quoi d’autre pour s’assurer que l’hommage ne tournera pas en pillage généralisé, que le quartier ne sera pas incendié et que l’hommage funèbre ne se transforme pas en hécatombe. Nous sommes bien loin de la France apaisée promise par les partisans du vivre ensemble.

  4. Et dire que Macron pense que la guerre va arriver à l’est. Il ne lui est jamais venu à l’idée que ça va péter en France même ?

  5. L’agriculture du quotidien c’est aussi cette rixe qui choque les visiteurs alors que c’est une parfaite représentation de la réalité des paysans français constatant un troupeau de caravanes venu piétiner le plancher des vaches.

    • Autre rixe dans un quartier sensible .
      Même y 40 ans , étudiants on y allait pas .
      Comme le rapporte La Dépêche, près d’une centaine de personnes appartenant à une même communauté se sont violemment affrontées sur la voie publique à Toulouse. Dimanche 22 février, aux alentours de 20 h 30, la police a été alertée alors que de nombreux individus se livraient à une rixe dans le quartier de Bellefontaine.
      Pour quelles raisons ? « Il s’agirait a priori de deux clans de la communauté syrienne en désaccord », indique une source proche de l’enquête. Survenant en pleine période du Ramadan, cet affrontement pourrait-il avoir une dimension religieuse ? « C’est ce que nous cherchons à établir. Parfois il peut s’agir de rivalités autour de potentiels mariages », avance un observateur familier du quartier.
      Après une première intervention des forces de l’ordre, les protagonistes se sont de nouveau affrontés vers 23 heures. Un important dispositif policier a alors été déployé — incluant la compagnie départementale d’intervention et des équipes cynophiles — et des grenades lacrymogènes ont été utilisées afin de disperser les attroupements.

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