Justice

Si le président de la République a demandé au garde des Sceaux de recevoir les sœurs d'Adama Traoré, je considère que c'est une honte.
Sous la frise ACAB, le sommier de police relatant les faits d’armes du héros et de ses frères ferait une jolie déco sur les murs. Ça serait sympa, non ?
Les clans allaient se renforcer à la mesure de la désespérance, par l’illusion de chimères prophétiques et communautaristes pour les uns, par l’asservissement compulsif à un modèle économique mondialisé dévastateur pour les autres.
Qu’a donc pu annoncer la médiatique Aïssa Maïga pour que des titres français ou internationaux cèdent à la facilité de l’uniformité ? En quoi son discours est-il unanimement édifiant ?
Pour une grande partie de ceux qui nous dirigent, un prisonnier n’est pas un criminel ou un délinquant mais une victime. La victime d’un système oppressif, inégalitaire ou raciste.
Si l'épidémie a été une épreuve pour tous et une tragédie pour ceux qui ont perdu beaucoup d'êtres chers, j'ose dire que, sur le plan judiciaire et pénitentiaire, elle a été honteusement exploitée.
Las, ce n’est pas l’épidémie du Covid-19 qui aura eu raison du troquet, mais un tout autre mal bien plus pernicieux.
Sans faire de bruit, alors que les esprits sont ailleurs, l’État nous engage dans un programme qui bouleverse le fonctionnement de la Justice.
Que les Français ne se fassent pas d’illusions : le procès, s’il a lieu, se tiendra dans dix ans.
Oui, la mosquée de Poitiers est radicale, oui, M. Boubaker El Hadj Amor est un islamiste qui fait la promotion d'autres islamistes, oui, son institut de formation est un nid à djihadistes
Le procès en appel de Damien Rieu et d'autres militants qui avaient occupé le chantier de la mosquée de Poitiers, en octobre 2012, se tenait ce mercredi.  L'avocat général a écarté le délit de "provocation à la haine".
Il est un fait que ce sont diverses composantes de la mouvance traditionnelle qui ont mené ce combat contre cette atteinte à la liberté de culte. Les évêques de France ont été absents de ce combat judiciaire.
Je tente de comprendre : « On n’a plus le droit de dire “j’aime pas” : c’est ça ? » Sa réponse me crucifie : « Même les idiots l’avaient compris ! » m’assène-t-il...
Peut-être ai-je des indulgences coupables pour Valéry Giscard d'Estaing et Brigitte Bardot, mais la justice ne devrait-elle pas être d'abord, et parfois, de la dentelle au sein du massif ?
S’il est permis de penser qu’une récidive du papy était peu à craindre, ce n’est pas le cas des 10.000 autres détenus récemment remis dans la nature sous prétexte d’épidémie.
70% des détenus dans les prisons suisses seraient étrangers. Un chiffre effarant pourtant présenté par les médias comme "en baisse"…
Quant à moi, j’attends toujours la nomination du juge d’instruction promise suite à mon agression avec violences, en février 2017…

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

⇨ Tous les vendredis de 17h30 à 19h30
avec Marc Baudriller et Boulevard Voltaire ⇦

LFI ne veut pas voir les gens sortir de la pauvreté
Gabrielle Cluzel

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois