Samuel Paty : la mère d’un des accusés nommée référente laïcité dans les Yvelines !

« La dérive continue », s’inquiète l’historien Thierry Lentz.
Ce 4 novembre s'ouvrait le procès de l'attentat d'Eragny-sur-Oise à Paris. © Bvoltaire
Ce 4 novembre s'ouvrait le procès de l'attentat d'Eragny-sur-Oise à Paris. © Bvoltaire

Une nomination qui intrigue… Ce 30 janvier, au procès en appel des quatre accusés dans l’assassinat de Samuel Paty, Fouzia N., la mère de Naïm Bouadouad, l'un des amis du terroriste qui comparaît pour complicité d'assassinat terroriste, a rappelé à la barre qu’elle exerçait en tant que « référent laïcité » au sein du service départemental à la jeunesse, à l'engagement et aux sports (SDJES) des Yvelines. Forcément, l'intitulé de poste de cette fonctionnaire a intrigué de nombreux internautes alors que son fils est actuellement jugé pour une présumée complicité d’assassinat terroriste lié, justement, à une affaire de laïcité.

Déjà, en novembre 2024, lors du procès en première instance au cours duquel son fils avait été condamné à seize ans de réclusion criminelle pour avoir apporté un soutien logistique à l’assaillant, Fouzia N. se présentait comme « une formatrice aux valeurs de la République et de la laïcité ». Mais à l’époque, peu de gens s’étaient étonnés d’une telle situation… Seul le site Fdesouche avait jugé pertinent de relayer particulièrement cette information. D’autres médias l’avaient certes mentionnée dans leurs comptes rendus d’audience, mais sans réellement s’y attarder.

« On marche sur la tête ! »

Aujourd’hui, alors que Fouzia N. reprend la parole à la barre pour défendre son fils, qu’elle juge « victime d’une injustice », l’information ressurgit. Mais sur ses réseaux sociaux, la mère de famille semble avoir fait du ménage. Ainsi, sur un compte professionnel, celle qui se présentait encore il y a quelque temps comme « conseillère d’éducation populaire et jeunesse » dans les Yvelines a fait disparaître la mention de son poste actuel. Mais un membre de la SDJES 78 indique bien qu’il y a un mois, Fouzia N. participait à une formation « Valeurs de la République et Laïcité ». Pourquoi avoir voulu effacer cette mention ?

 

Peut-être que l’avalanche de commentaires indignés liés à son poste de fonctionnaire sur le sujet de la laïcité a convaincu la mère de famille de modifier ses réseaux sociaux. Cette ancienne candidate socialiste n’est désormais plus que « chargée de mission » au sein de la mairie de Val-de-Reuil.

Toujours est-il que la polémique enfle… « C’est absolument dingue ! », commente ainsi un anonyme. « On marche sur la tête », ajoute un autre. « La dérive continue », s’inquiète l’historien Thierry Lentz.

Selon cette femme, censée donc maîtriser les sujets liés au respect de la laïcité, les « jeunes peuvent faire des erreurs ». Elle ne s’inquiète donc pas outre mesure que son fils ait, le 15 octobre 2020 (veille de l’assassinat de Samuel Paty), accompagné Abdoullakh Anzorov, l’assassin du professeur d’histoire-géographie, dans une coutellerie. Puis le lendemain, jour de l’attentat, Naïm Boudaoud a notamment déposé le terroriste à Conflans-Sainte-Honorine, non loin donc du collège où enseignait Samuel Paty. Autant de faits qui lui avaient valu sa condamnation en première instance.

Un procès « douloureux »

Le procès en appel de quatre des accusés dans l’assassinat de Samuel Paty se révèle être encore « plus douloureux » que le premier procès, comme en témoigne Mickaëlle Paty, l’une des sœurs de Samuel Paty, au micro de France Inter, ce 2 février. En cause, notamment, « l’indécence » de la défense, dont Me Francis Vuillemin, avocat du prédicateur Abdelhakim Sefrioui, condamné en première instance à quinze ans de réclusion criminelle. L’avocat avait en effet osé accuser Samuel Paty, au début de ce procès en appel, d’avoir « discriminé des élèves musulmans », alors même que les éléments du dossier et les témoignages prouvent l’inverse. Une façon pour lui de dédouaner son client accusé d'avoir lancé une fatwa numérique contre le professeur.

Picture of Clémence de Longraye
Clémence de Longraye
Journaliste à BV

Vos commentaires

72 commentaires

  1. La plaidoirie de l’avocat des accusés reprend les arguments fallacieux, sans aucune argumentation. Mais , pour lui, il s’agissait seulement de provocation e pour mieux se faire connaître et attirer vers lui une future clientèle qui ne manquera pas de se produire.

  2. mais il n’y aurait pas conflit d’intérêt , et puis son fils innocent !poste de fonctionnaire ! valeurs de la république et laicitée islamiste .qui a couté la vie de monsieur samuel paty .mais où va -t-on s’arrêter .je pense que vu l’aveuglement volontaire des politiques menées ces 45 emes années celà ne peut finir que face a face comme prédéstiné par mrs coulon

  3. Comment se présentera t’elle lorsqu’elle sera appelé à la barre. En fait son avocat a déjà trouvé la parade, son fils étant mineur à l époque.. il a demandé un huis.clos. afin de bien protéger cette femme

  4. Cette dame devrait plutôt se taire, après avoir si mal élévé son gamin et de ne lui avoir
    transmis aucune référence de moralité sociale.

  5. Des fonctionnaires manquent cruellement dans certains secteurs, mais on se passerait bien d’un grand nombre d’autres.

  6. Je sais que je ne serai pas publié, mais je n’ai qu’un mot à dire : MERDE MERDE MERDE MERDE MERDE MERDE

  7. Déjà c’est une ancienne PS, ça a du jouer en sa « faveux »

    Mon avis est que c’est une provocation de plus alors que vu les antécédents de la famille, elle ne devrait plus être sur le sol français, il y a eu mort d’homme dois je le rappeler ?

    Je me demande comment on peut accepter ça jour après jour

    Tiens une professeur grièvement blessée dans un collège de Sanary-sur-Mer, par un « jeune » de 14 ans, 3 blessures dont deux graves au ventre et l’autre au bras, pronostic vital engagé…..
    On part de chez nous pour aller travailler et voilà, pour une « remarque » semblerait il , je mets au conditionnel car les infos arrivent petit à petit
    Une pensée pour cette dame et à sa famille qui doit être dans l’angoisse la plus horrible

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