[SANTÉ] Alerte sur la santé mentale des ados

Comment pourrait-on alors leur demander de prendre des décisions aussi cruciales que celles d'un changement de sexe ?
santé mentale jeunes
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La santé mentale des enfants et des adolescents devient un sujet préoccupant, surtout à l'heure où certains, au nom d’on ne sait quelle théorie pseudo-philosophique mais sûrement non dépourvue d'objectif politique, voudraient qu'on libère les enfants de l'autorité parentale pour leur permettre (entre autres) d'avoir recours à des procédés médico-chirurgicaux afin de changer de sexe.

Pour l'OMS, à l'échelle mondiale, un jeune âgé de 10 à 19 ans sur sept, soit 14 % d’entre eux, souffre d'un trouble mental, ce qui est loin d'être marginal. Comment pourrait-on, alors, leur demander de prendre des décisions aussi cruciales que celles d'un changement de sexe ?

Des troubles souvent négligés et non traités peuvent atteindre un niveau pathologique

La période de l'adolescence est une période de grands changements : changements physiques émotionnels, sociaux, changements hormonaux, construction de l'identité ou recherche d'autonomie, mais parfois aussi la pauvreté, la maltraitance ou la violence peuvent rendre les adolescents vulnérables aux troubles mentaux. Ces troubles sont souvent négligés et non traités, car il est fréquent et relativement normal qu'un adolescent, qui est à une période de sa vie où les doutes sur soi-même sont très marqués, ressente du stress et de l'anxiété.

Cependant, ces troubles peuvent atteindre un niveau pathologique, dans la mesure où ces sentiments deviennent tels qu'ils peuvent perturber l'enfant et interférer avec ses activités quotidiennes ou provoquer une vraie souffrance morale. Selon l'OMS, la majorité des troubles psychiques commencent avant l'âge de 14 ans. De nombreuses études ont alerté sur l'état de santé mentale des étudiants et des jeunes adultes, particulièrement à la suite de la crise du Covid-19. Une étude d'AXA Prévention publiée en octobre 2024 a révélé que 56 % des moins de 25 ans sont dans un état de détresse psychologique. Cependant, 35 % d'entre eux estiment ne pas prendre soin de leur santé mentale. Cette santé mentale des adolescents est fortement influencée par le milieu social, la famille, les amis, l'environnement scolaire ou universitaire, et les réseaux sociaux. Pour les parents, il est important de prendre en compte des comportements inhabituels comme des automutilations, qui témoignent souvent d’un état de souffrance émotionnelle.

Le suicide : troisième cause de mortalité chez les jeunes de 15 à 29 ans

Ces troubles, souvent passagers et sans conséquence importante, peuvent cependant prendre des formes plus sévères et déboucher sur une véritable pathologie dépressive, des troubles anxieux majeurs, des troubles du comportement alimentaire et même, parfois, sur de véritables pathologies psychiatriques telles que la schizophrénie, qu’il faudra savoir reconnaître afin de les traiter. Ces états de détresse psychologique dont peuvent souffrir nos adolescents peuvent aller jusqu'à des pensées suicidaires, voire des passages à l'acte. Selon l'OMS, il s'agit de la troisième cause de mortalité, chez les jeunes de 15 à 29 ans. Ces comportements suicidaires ont été mesurés lors d'une étude de Santé publique France chez des lycéens : un quart d'entre eux ont déclaré avoir eu des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois ; et les filles sont nettement plus concernées que les garçons, avec 31 % contre 17 %.

La santé mentale des jeunes est un enjeu réel de santé publique, car les adolescents sont particulièrement sensibles au facteurs familiaux, environnementaux, scolaires ou universitaires, et également, bien sûr, aux réseaux sociaux, pendant cette période de transition qui sera déterminante pour leur vie future. Il est donc nécessaire de prendre en compte ces souffrances et les autorités ont créé, pour cela, différentes structures, dont un site Internet sur Santé publique France, qui met à disposition des ados et de leur entourage des informations sur les structures d'aide et un lien téléphonique disponible 7 jours sur 7, de 9 à 23 heures, pour ces adolescents en difficulté.

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Dr. Jacques Michel Lacroix
Médecin - Médecin urgentiste et généraliste

Vos commentaires

24 commentaires

  1. Chère Tara Mon avis ne vaut que ce qu’il vaut également, et je peux entendre et même écouter des opinions contraires, mais je tiens à vous remercier pour votre contribution.

  2. Le système éducatif français utilise tous les moyens possibles pour , perturber voire noyer les ados sous un déluge de conseils , d’incitations , de recommandations et ensuite , pour se dédouaner il propose son « aide » via le site Santé publique France . Mais rassurez-vous , ils font tout cela dans l’intéret des enfants .

  3. 14% des jeunes sont donc en état de déficience mentale. Je ne suis pas étonné donc de constater combien il y a de déséquilibrés dans la population en général, c’est effarant !! Et les moins jeunes soit les post ados, les pré-adultes (oui encore un nouveau mot, je deviens influenceur ahahah), « jeunes agés » entendus sur un média du régime, sont dans cette misère aussi, on imagine facilement, on dit que le pays est un immense hôpital psychiatrique, ce n’est pas faux.

  4. Il faudrait remette en valeur le livre de Françoise Dolto, « le complexe du Homard « .
    ce livre permet à la famille et à l’adolescent de comprendre que « L’adolescence est une période de transformation intense, où l’enfant se détache progressivement de son ancienne identité pour devenir un adulte. Ce passage, souvent tumultueux, s’accompagne d’incertitudes, de remises en question et parfois de tensions avec l’entourage. »

    Il est bien écrit, facilement compréhensible tant pour les parents que pour les ados et permet ainsi d’admettre que ce passage est normal, donc non grave, mais qu’il doit être accompagné par les parents, et l’entourage de l’adolescent.

    Oui, bien sûr, c’est un vieux livre (je l’ai acheté en 1990!), mais il existe toujours en librairie. Et je pense que c’est un bon achat (oui je sais Mme Dolto a été fortement controversée, mais c’est l’habitude lorsque les gens écrivent la réalité de terrain)

  5. Sage-femme depuis 1970, j’ai connu toutes le évolutions qui ont conduit à ce malaise des enfants et ados.
    La pilule : l’enfant n’est plus subi mais désiré.
    Les pédiatres néonatologistes apparus dans les maternités dans les années 80/90 ont imposé aux mères l’allaitement du nouveau-né  » à la demande » et proscrit l’allaitement programmé toutes les 3 heures dans la journée et abstention la nuit si le bébé va bien, que le bébé pleure ou pas . La frustration s’inscrivait dans le cerveau reptilien du bébé. Maintenant la mère est soumise au bébé, puis à l’enfant.
    Plus de frustration, plus de limites et les ados sont perdus.

  6. La santé mentale des jeunes est un enjeu réel de santé publique,… évidemment. Mais avec un peu de Gaz Hilarant on va se marrer.

  7. Rien d’étonnant dans un pays qui veut faire de ses enfants des adultes avant l’âge. Réseaux sociaux tel Tik tok, programme Evars dès la maternelle, peur permanente distillée par les gouvernement pour contrôler les foules voilà des causes de cette santé mentale en danger. Elle s’attaque aussi aux adultes avec les contrôles de l’information , la répression routière à outrance et la peur de la guerre. La liberté a disparu dans un pays qui se soviétise ou se chinoise.

  8. En phase avec « la Vraie France » : vouloir justifier le changement de sexe comme une solution à une génération d’ados en faiblesse mentale, est une escroquerie militante. Certains adultes d’aujourd’hui eux même en proie à des questionnements existentiels , reportent leurs délires obsessionnels et majoritairement sexuels sur leurs jeunes enfants avant qu’ils ne découvrent eux mêmes leur puberté? C’est simplement démissionner de son rôle de parent. Merci à Mme DOLTO qui a tant oeuvré pour « l ‘enfant roi » tant pis si je ne me fais pas des amis ! Quand à la détresse des ados, nous l’avons tous connu : qui n’a pas, à cet âge, pensé au pire après un chagrin d’amour, ou bien faire profil bas à la récré devant un costaud de 80 kg quand on en pèse à peine 60 ! Les épreuves de la vie sont faites pour être affrontées, surmontées afin de construire un adulte responsable. Tiens si on en parlait en haut lieu ?

    • « . Merci à Mme DOLTO qui a tant oeuvré pour « l ‘enfant roi » tant pis si je ne me fais pas des amis ! »
      Votre comme taire m’a amusée, car j’ai plutôt fait l’apologie de Mme Dolto dans mon commentaire (avant d’avoir lu le vôtre).
      Son livre « le Complexe du Homard » est super et pourrait aider familles et ados, même à notre époque.
      Et si des lecteurs n’ont pas compris ce que sous-tendait son livre « le bébé est une personne » et en ont fait un argument pour faire des bébés rois, je ne suis pas certaine (mais c’est mon avis qui vaut ce qui’l vaut) que cela a été le but de Mme Dolto.
      Ne vous tracassez pas, ce n’est pas un avis divergent qui va faire que vous ne serez plus mon ami sur ce fil.

  9. Avec toutes les substances illicités que prennent les jeunes, c’est une bonne partie de la population qui va se trouver en hôpital psychiatrique dans quelques années, sans compter sur le bourrage de crâne qu’on leur inflige sur la transition de genre. Même les drogues dites douces mènent à la schizophrénie, et là je parle particulièrement d’un cas que je connais. Allez visiter un hôpital psychiatrique : vous verrez de quoi je parle.

    • Bravo! Les enfants et ados sont « paumés » parce que les parents le sont aussi. Il n’y a plus de famille ni d’autorité parentale ni d’amour tout part à la dérive et il ne faut pas compter sur l’Education Nationale pour redresser la barre.

  10. Des enfants élevés dans des familles décomposées. Une semaine là, l’autre semaine ailleurs.. encore heureux si papa et maman ne prennent pas l’enfant comme enjeu de leurs rancœurs. Coté éducation à l’école c’est le nivellement par le bas par idéologie. Où est l’intérêt de l’enfant ? Nulle part. L’ adolescent se réfugie avec ses copains dans la drogue, la violence pour oublier ce monde horrible.

    • Le monde : tout est fait pour le rendre fou et pouvoir mieux le manipuler et l’asservir…Un troupeau en déroute (programmée!)

  11. Mon fils va avoir dix-huit ans en janvier 2026 et des comportements violents et autodestructeurs ont commencé en… 2022 (comme c’est bizarre)

  12. L’éducation nationale est en partie, je n’exclue nullement les parents de leur responsabilité, responsable de ce désastre. Les jeunes ne peuvent plus s’appuyer sur des connaissances scientifiques valides et réelles leur permettant de se construire, parmi d’autres choses bien sur. Tous les programmes scolaires, je dis bien tous, sont gauchistes, wokistes et lyssenkistes. Ils présentent aux enfants, puis aux ados, puis aux jeunes adultes, une vision du monde dans laquelle le travail et la réussite ne servent à rien. Pis. Pour ces gauchistes, travail et réussite détruisent la planète et sont sources d’injustices sociales. Comment un jeune peut-il se construire s’il perçoit que ses efforts pour acquérir de véritables connaissances sont brimées par des profs bornés. D’ailleurs ils le sont pratiquement tous.
    Cela aussi contribue à déstabiliser la jeunesse. C’est d’ailleurs le but. Combien de jeunes de 20 ans ou de 30 ans participent à des happenings violents type Sainte Soline où à renverser de la soupe sur des chefs-d’oeuvre dans les musés, heureusement protégés par des vitres. Combien de tags sur les murs de nos villes. Autant de choses qui traduisent une immaturité totale et un retour à la barbarie. Combien de trentenaies sont totalement intolérants à la frustation ? Toutes ces formes « d’expression » sont le résultat d’une entrprise de démolition intellectuelle voulue pour mettre à bas la société industrielle libérale capitaliste qui elle repose sur l’effort, le travail et l’épargne.
    Une fois devenus de jeunes adultes, et à peine sortis du système scolaire ces jeunes sont confronté au choc de la vie professionnelle et de sa dureté à laquelle ils n’ont pas été préparés.

  13. Le 1er médecin des ados, ce sont leurs parents. Mais dans la mesure où ces mêmes parents sont eux-mêmes dans un grand déficit de ce que j’appellerai une « droiture mentale », on ne voit pas comment ils pourraient prodiguer des conseils et des soutiens alors qu’ils ne sont pas eux-mêmes psychiquement correctement structurés. Ces parents d’enfants ayant aujourd’hui environ 15 ans ont environ 40-45 ans, ils sont donc nés à la fin des années 70 ou tout début 80, époque où sévissait déjà largement le « il est interdit d’interdire » ou « il ne faut pas les traumatiser les pauvres petits » etc. Pour un gamin, tout se joue dans les toutes premières années, si ils ne sont pas mis sur les bons rails dès le départ, il n’y a rien d’étonnant à ce que ça dérape très vite à l’adolescence. Avant toute chose, il faut réapprendre un certain nombre de principes éducatifs, qui sont juste du bon sens, et nombre de problèmes se résoudront d’eux-mêmes.

    • Mais quand l’ado est malade !! Les services psychiatriques se reposent sur leur administration, leurs prescriptions et, finalement, sur les parents épuisés ! — nous faisons notre mieux avec notre ado mais l’état est coupable, sa médecine psychiatrique défaillante et ses services d’ « aide a l’enfance » (soi-disant) dangereux.

    • Vous avez raison. L’éducation se fait à la maison et les enfants ne font que reproduire ce qu’ils voient, entendent et subissent dans le cercle familial et amical. l’ EXEMPLE ! ! !

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