[SATIRE A VUE] Emmanuel Macron devise sur les réseaux sociaux devant une saucisse de Morteau

Macron s’invite dans la cantine d’un lycée pour convaincre les ados de l’interdiction des réseaux avant 15 ans.
macron

En déplacement à Vesoul, le petit père des peuples s'en va à la rencontre des lycéens. À la cantine, où il est venu en toute simplicité se sustenter en compagnie des élèves, les journalistes ne sont pas les bienvenus. Il s'agit d'un tête-à-tête avec une saucisse de Morteau et un plat de lentilles. Tenant solidement son plateau, le Président sait qu'il va devoir convaincre ses voisins de table d'en reprendre deux fois. La mission est périlleuse. Enfin assis aux côtés de ses potes d'un jour, il lance la conversation sur le thème des réseaux sociaux. Sa stratégie est diabolique. « C'est pas pour vous, parce que ça vous fait du mal », lance-t-il en passant la moutarde. La réflexion jette un froid.

Prêt à tout pour atteindre son objectif premier, il insiste lourdement : « Maintenant, on a un consensus qui dit que c’est pas bien de regarder les réseaux sociaux avant 15 ans, parce que tu n’es pas psychologiquement et affectivement prêt. » L'idée que les jeunes compensent la fin des réseaux sociaux par un repli sur la saucisse de Morteau fait partie du plan de l'Élysée. La transition devant s'opérer dans le calme, Emmanuel Macron modère ses propos. Selon Le Parisien, il promet « souplesse » et précise qu'il n'est pas « pour l'interdiction totale des réseaux sociaux ». En même temps pour et contre. La nouvelle amène la tablée à se resservir des lentilles. Le plan se déroule comme prévu.

 

Un lycéen dégaine son smartphone et filme la scène. Il faut faire vite avant que TikTok ne lui soit à la fois interdit et autorisé. Sur les images, un élève se plaint de la charge de travail, du stress et du manque de temps libre entre les récréations. Emmanuel Macron adhère à la revendication : « Journées trop longues, pression, angoisse, charge », lâche-t-il avec effroi. De là à consacrer plus de temps à la dégustation de plats régionaux du type de celui qui est sur la table, il n'y a qu'un pas. Mine de rien, le petit père des peuples de gauche arrive sur le terrain de ce qu'il souhaite offrir en lieu et place d'Internet. Les ados ont adoré le plat du jour agrémenté d'une farandole de banalités assommantes. À la sortie, ce ne sont que selfies et vidéos en compagnie du Président qui finiront sur Facebook et autres Instagram. « Attendez ! », crie-t-il. « Il reste de la saucisse et des lentilles ! » L'appel à un retour devant les assiettes reste sans effet.

Au lendemain de la visite, parents et enfants relaient les images sur tous les réseaux possibles et imaginables. Pas un seul gros plan sur l'appétissante saucisse. La route est longue au porteur d'une cause perdue d'avance.

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Jany Leroy
Chroniqueur à BVoltaire, auteur pour la télévision (Stéphane Collaro, Bêbête show, Jean-Luc Delarue...)

Vos commentaires

94 commentaires

  1. « C’est pas bien de regarder les réseaux sociaux avant 15 ans parce que tu n’es pas psychologiquement et affectivement prêt ». Mais changer de sexe c’est bien?

  2. Visiblement, il semble tout excité d’être revenu à « l’école » ! ……. c’est sans doute pour compléter ses connaissances dans tous les domaines surtout en HISTOIRE de FRANCE pour devenir un bon et grand Chef d’Eat aussi inoubliable que le Roi LOUIS XIV par exemple….. mais c’est trop tard, il est grillé.

  3. je pense qu’il n’est plus temps de faire de la publicité gratuite de ce type qui encore une fois fait perdre a la France pratiquement 2 ans qui auraient permis de mettre en ordre une nouvelle politique pour revenir a notre choix sur l’Europe le NOM exprimé par le peuple français.

  4. Bien après 40 ans, il était temps pour lui de connaître enfin la misère…de la cantine.
    Un début juste avant d’aller jouer au Poker menteur avec son ami et Philosophe de France TV Bruel, « place des petits hommes »!

  5. Le ridicule ne tue pas, heureusement ! Les élèves se plaignent : « journées trop longues, pression, angoisse, charge ». Oui angoisse de trouver un travail, de ne pas se faire agresser, d’essayer de se faire une situation quand on sait que les jeunes sont plus pauvres que leurs parents. Mais scolairement, programmes vidés, devoirs allégés, diplômes bradés, on avait des semaines plus chargées…

    • Niveau scolaire qui chute aussi, un BAC de nos jours ne vaut plus RIEN désolée les jeunes

      Quand on voit des copies remplies de fautes d’orthographe , les jeunes ne lisent plus de vrais livres, et ça s’en ressent , les fondamentaux de CP CE1 et toute les classes de primaire ne sont pas acquis que ce soit en français, maths, en histoire ils mélangent tout car les manuels scolaires, sous la coupe des gauchistes , sont mal faits, occultant les personnages et périodes historiques qui ne leur plaisent pas

      Arrivés au collège ils trainent ce fardeau et on se retrouve avec des « delogu » question lecture, oui je suis dure mais c’est vrai !!!
      Là c’est vrai que macron est au bout de la chaine, cette dérive dure depuis des décennies
      Mais le programme EVARS c’est sous son règne et ce n’est pas glorieux

      • les élèves ont été GATES avec les brillants ministres de l’Education » plus wokistes « tu meurs »
        Pap Ndiaye, Borne etc

  6. Devant des lycéens pubères il peut se réjouir de son parcours durant 9 années , ce ne sont pas ces jeunes qui risquent de le contredire , mais malheureusement les résultats désastreux de ses deux mandats sont là pour le contredire . Qui sera capable de l’inviter sur un plateau face à des gens d’expérience et de fins observateurs , mais il va falloir lui ôter le micro et là c’est pas gagné.

    • Taisez vous , il est capable de venir sur un plateau télé ( sur une de ses chaînes ) POUR PAVANER , mais il ne viendra pas sur CNEWS ….car les chroniqueurs vont l’étouffer avec les questions , PASCAL PRAUD , va le broyer….MACRON fort avec les faibles et les journalistes agenouillés , et faible avec des journalistes de Frontières ou du JDD….qui en ont dans la culotte…CQFD

  7. Laissons le encore divaguer quelques mois puisque les réactions lui procurent un plaisir sadique. Vous m’avez voulu et c’est moi qui vous ai eu!…

    • oui sauf que moi je ne l’ai jamais voulu, et qu’en effet il fait tout pour nous avoir, il a ceux qui cèdent et les autres, je fait parti du second groupe

  8. J’espère que c’est une bonne saucisse du Mercosur aux antibiotiques interdits et aux agents chimiques dangereux, miam!

  9. Journées trop longues en milieu scolaire. Les pauvres chéris, insuffisamment dorlotés. A l’image de ces adultes qui souhaitent réduire le temps de travail à sa plus simple forme.

    Ces mêmes adultes, jeunes et moins jeunes, qui reprochent aux retraités le niveau de leur pension de retraite. Trop élevé bien sûr.
    Des personnages qui ignorent que dans le cursus scolaire de ces retraités les journées étaient de 8 heures de cours à temps plein, quatre jours par semaine. Le cinquième jour, 4 heures. Ignorent qu’à la suite, leur temps de travail professionnel a été de 47 à 50 heures par semaine pendant des décennies, pour ce qui était des salariés dont les conditions de travail n’étaient pas celles d’aujourd’hui.

    Ces mêmes retraités aimeraient bien reconnaitre du courage dans l’engagement de ces nouvelles générations qui geignent, à longueur de temps, à en nourrir l’air du temps.

    • Ils ont du entendre le fameux « droit à la paresse  » de S Rousseau un peu trop même, il faut les protéger de ce genre de choses, c’est dangereux , plus que les RS

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