[SATIRE A VUE] Saint-Chamond : le musée géant du « street art » fait un bide retentissant

Ce nouveau Louvre aura tenu neuf mois, engloutissant au passage moult subventions.
street Art
Photo de Piotr Szajewski sur Unsplash

Le grand hall de 10.000 m² devait abriter un haut lieu du « street art », le MAUSA (musée d'art urbain). Confié à un farouche antifa, le projet ne tient que neuf mois. Des 9 millions investis par la société d'aménagement public Cap Métropole ne reste que le somptueux bâtiment remis dans son état d'origine. L'unique signe de démarche artistique.

À Saint-Chamond, le projet mirobolant consistait à réhabiliter l'immense hall de 10.000m² et de 18 mètres sous faîtage d'une ancienne aciérie de 1899. Ci-dedans étaient produits des chars d'assaut bien avant que les chars d'assos n'envahissent les boulevards. Surnommé « cathédrale industrielle », le lieu allait abriter en son sein le gratin du « street art ». La modernitude de l'affaire avait emballé le tout Saint-Chamond. Le maire LR s'extasiait déjà devant les futurs hôtels où se bousculeraient des visiteurs venus des quatre coins de l'Europe. Cap Métropole y était allé de 9 millions d'euros avec le concours de l'État et des collectivités. Un Louvre du street art allait ouvrir ses portes. Neuf mois plus tard, il les ferme.

L'initiative de confier la gestion du site à un antifa revendiqué déjà quelque peu embrouillé dans de sombres passifs de factures impayées était pourtant judicieuse. En d'autres MAUSA, puisque tel était le nom de cette chaîne de temples du graffiti qu'il était question d'implanter sur l'ensemble du territoire européen, l'homme avait laissé quelques artisans sur le carreau.

Côté référence culturelle, Stanislas Belhomme avait un CV en béton. Sur les réseaux sociaux, il se vantait d'inciter les enfants au vandalisme pictural dans les lieux d'aisance. Des carrelages salopés de multiples gribouillis faisaient sa fierté. Un détail venait toutefois assombrir la carrière du promoteur. Sur Facebook, il se plaignait de ne pas pouvoir tondre Éric Ciotti. Cette vocation contrariée de résistant de la dernière heure était son drame.

RS Stanislas Belhomme st Chamond antifa

capture FdeSouche

En bref, Stanislas Belhomme présentait tous les dehors d'un gestionnaire d'avant-garde. Son pronostic de 50.000 à 150.000 visiteurs galvanise les troupes. La ville n'en voit entrer que 7.600, de fin mai à début décembre. La première exposition consistant en quelques caravanes défraîchies dont les parois ont été recouvertes de graffitis laisse les visiteurs sans voix, ni barbecue pliant. À défaut de direction efficace, le projet s'est abîmé dans le mur que les artistes devaient peindre. Le bâtiment majestueux réhabilité attend désormais son nouveau locataire. Avis aux amateurs ! (De préférence, un professionnel.)

 

Picture of Jany Leroy
Jany Leroy
Chroniqueur à BVoltaire, auteur pour la télévision (Stéphane Collaro, Bêbête show, Jean-Luc Delarue...)

Vos commentaires

45 commentaires

  1. Le « street art » actuel, ce sont les tags des voyous barbares antifas !
    Le vrai street art, c’est à dire la « belle » destruction des biens publics et des biens privés, c’était pour les gauchistes intellos!
    À St Chamond, seule Mme Isabelle Surply défend fermement notre civilisation. Le LR local est très « Wauquiez »…

  2. Un musée du graffiti à Saint-Chamond, quelle ambition. Ce sont les contribuables de la ville, du département et de la région qui doivent être heureux de l’emploi de leurs impôts, surtout s’ils abîment vélos, motos et autos sur les nids de poules qui n’ont pas été rebouchés !
    Mais on me rétorquera que je ne comprends rien à l’art. A raison car pour moi des griboullis sur mur ça reste des griboullis.

  3. On claque un pognon de dingue pour les lubies des incultes de goche, et pendant ce temps notre magnifique patrime religieux, celui qui a bâti notre France, celui qui a construit notre histoire judeo chrétienne, tombe en ruine. Idem pour le cinéma où l’on se contente de subventionner à coup de millions des navets (insulte pour les navets cultivés par nos agriculteurs ?) islamo gochos LGBTQ, au détriment d’oeuvres privés et humanistes.

  4. Le street art est à la peinture des grands maîtres ce que le lump est au caviar, ou Nakamura aà Callas.

  5. Dommage car certaines réalisations de street art méritent d’être admirées, mais encore faut-il les chercher ailleurs que dans l’idéologie gauchiste française

    • @Mijuna : Tout à fait d’accord . Pour les curieux et amateurs d’art et du street art, il suffit de voir, d’admirer les oeuvres de Yaze Meknache, de Seize Happywallmaker, Zokatos et d’autres talentueux.

  6. Perso, j’habite en Haute-Loire, donc pas très loin de St Chamond. J’adore le Street art et je connais bien Lurcis-Levy par ex, le temple du street-art qui accueille des artistes du monde entier. Mais ce truc, je n’en ai JAMAIS entendu parler… donc, c’était peut-être très bien (pour qui aime le vrai street art -dont les vrais artistes sont absolument époustouflants-) mais côté promo, ça laisse à désirer…. et comment faire venir autant de monde dans une petite ville comme St Chamond sans dire que ça existe… je ne sais pas. Mais bon, n’oublions pas que ces gens, pour être ce qu’ils sont, ont forcément subi un lavage de cerveau. Donc, il ne faut pas s’attendre à les voir faire les choses intelligemment. Même un budget illimité… a ses limites !

  7. Stanislas Belhomme et sa famille doivent rembourser les 9 millions, sinon c’est la prison! Pour éviter les abus des finances publiques, il faut criminaliser les auteurs.

  8. Rajouter des écrits antisémite, de la part de ce belhomme .
    Voir la publication de fds.
    Rappelons que la candidate aux élections municipales groupe Marion maréchal.
    Hier , s’est tenu un procès intenté par la mosquée frériste de st chamond. Contre Isabelle suply pour soit disant islamophobie

  9. 9 millions d’euros pour montrer des graffitis à quelques éberlués, mais pas d’argent pour la police, la justice ou l’hôpital. Il y a quelque chose de pourri dans notre République …

    • Le pire une région Alpes Auvergne Wauquiez LR qui se targue de bien gérer sa région.
      Les LR sont indécrottable pour aussi balancer le pognon de Nicolas par la fenêtre.
      Prendre exemple sur la présidente de région pays de Loire Christelle Morançais ex LR puis Horizon qui elle coupe vraiment dans les dépenses excessives pour la culture

      • en effet, la Monarchie avait encore quelque chose de respectable et les Rois étaient de véritables connaisseurs des arts

Commentaires fermés.

Vidéo YouTube

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

⇨ Tous les vendredis de 17h30 à 19h30
avec Marc Baudriller et Boulevard Voltaire ⇦

LFI ne veut pas voir les gens sortir de la pauvreté
Gabrielle Cluzel

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois