[SATIRE À VUE] Un village envoie paître une résidente dérangée par les cloches
Une récente résidente du village de Mésigny (74) demande que les sonneries nocturnes du clocher cessent durant l'été. Une pétition réunissant 7.000 signataires sous le cri de ralliement « Sauvons les cloches de l’église de Mésigny » vient s'élever contre la réclamation.
Des coqs qui chantent trop tôt, des vaches qui pètent jusqu'à point d'heure, des relents de fumier très éloignés de Chanel N°5... Régulièrement, des citadins fraîchement débarqués de leur auto électrique se plaignent de ces nuisances. Les cocoricos matinaux du coq Maurice en firent une star mondiale. Relaxé au terme de démêlés judiciaires retentissants, l'animal mourut en 2020 fier du devoir accompli. Il avait réveillé le législateur via une loi « Maurice » du 20 janvier 2021 établissant que « les sons et odeurs des territoires ruraux font partie du patrimoine commun de la nation ».
À Mésigny (74), la plaignante n'a pas eu le temps de porter l'affaire devant les tribunaux que, déjà, une pétition lui coupait l'herbe sous le pied. Sa doléance portant sur la fréquence de sonnerie de la cloche de l'église se voit retoquée vertement par 7.000 signataires remontés comme le coucou d'une horloge. Installée depuis un an dans la commune, la résidente souhaite que les « ding » et les « dong » cessent durant les nuits d'été. Dormir la fenêtre ouverte à raison d'un réveil toutes les demi-heures ne lui est plus possible. Durant la saison estivale, des moutons ont la délicatesse de s'en aller paître en altitude. Pourquoi ne pas en faire de même avec la cloche en l'envoyant sonner en ville, par exemple ?
Recadrage
L'idée d'attacher des grelots autour du cou des citadins venus passer quelques jours au grand air a pu traverser l'esprit de l'équipe municipale. Cette mesure qui permettrait de signaler l'arrivée de tout Parisien en milieu rural semble faire son chemin dans les villages touchés par le phénomène. Pour l'heure, la commune se contente de recadrer la plaignante via ce communiqué : « Nous sommes dans une commune française, en milieu rural, où les cloches des églises sonnent depuis des siècles, où les coqs chantent très tôt, où des troupeaux vivent à proximité, certains ayant même des cloches autour du cou. »
D'une conclusion ferme, la mairie cloue le bec de celle qui va devoir faire l'emplette d'une climatisation : « Si cela vous empêche de vivre ou de dormir, allez habiter dans un centre-ville au milieu des voitures, pour votre plus grand bonheur et le nôtre également. » « Envoyer paître » n'est-il le meilleur moyen d'acclimater le citadin à la vie des campagnes ?
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour


































152 commentaires
bonjour à vous tous !
je suis souvent en vacances à Thônes et j’habite La Chaise Dieu en Haute-Loire. un village de moins de 600 habitants qui vit au son des cloches de son église abbatiale ! la commune vit également selon le va et vient des tracteurs, des troupeaux de bovins déplacés d’un pré à un autre, parmi les fermes et autres bonheurs ruraux !
alors cette dame qui veut – un peu comme les « écolos verts dehors et rouges dedans – une campagne sans ses signes ancestraux culturels et cultuels …. elle peut toujours quitter Mésigny et trouver une autre vie sous d’autres cieux !
bon vent madame et surtout ne venez pas ici en Haute-Loire !!!! des gens comme vous on en veut pas !!!!!!
Mr le Maire et vos habitants, JE VOUS SOUTIENS dans votre combat contre la bêtise humaine.
Il faudrait remplacer les cloches par des coqs car eux au moins, dorment la nuit….
Pratiquement toutes les églises, à la ville comme à la campagne, ont arrêté le tintement des horloges durant la nuit, et ça depuis déjà longtemps. Et c’est une très bonne chose pour le repos de tout le monde.
Hoé, les Bretons ! Faisez gaffe, la pétroleuse Rousseau débarque à Dinéault. La gentlewomen-farmeuse, qui rêve en secret de Marie-Antoinette et ses moutons, vient redresser la paysannerie locale. Planquez vos coqs, fermez les accès à vos clochers, verrouillez vos trappes à diesel, le blanc comme le rouge..
Et vous…faisiez…attention à ce que vous… disez…Vous allez vous faire repérer!…
Faire sonner les cloches la nuit alors que tout le monde dort… Chez moi, ils l’ont supprimé; puis aménagé l’horaire du matin.
Pareil pour mon coq, une fois rentré au bercail le soir, je ferme la porte et ne l’ouvre qu’au matin, panne d’oreiller comprise. Sinon, j’en connait un qui se serait régalé: maître renard…
Quand on est rigide, on finit par casser.
Moi je trouve ça utile. Pour les insomniaques, ça permet de compter les moutons sans avoir à allumer lampe et réveil. Pour les plus courageux ( ou les moins mécréants) de faire une petite prière ;De toute façon, le citadin à la campagne n’a pas d’obligations matinales, alors ?