[SATIRE A VUE] Une nouvelle brigade pour filtrer les produits du Mercosur !

"Des contrôles renforcés seront réalisés par une brigade spécialisée pour garantir le respect de nos normes sanitaires".
Capture d'écran
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L'importation de produits agricoles traités avec des substances interdites en Europe ne va pas durer. Sébastien Lecornu l'a annoncé. Sous réserve de l'accord de maman von der Leyen, le ministère concerné créera une brigade chargée de veiller au bon respect des normes sanitaires françaises. « Des contrôles renforcés seront réalisés par une brigade spécialisée pour garantir le respect de nos normes sanitaires », a bien écrit Lecornu, sur X. Pommes, poires, raisin, avocats et autres curiosités inimaginables sous notre climat seront soupesés et goûtés par des spécialistes capables de déceler des traces d'herbicides et de fongicides bannis de nos champs. Pour peu que la déesse de Bruxelles soit de bonne humeur, des bataillons de kamikazes partiront la fleur au fusil se sacrifier pour la loyauté du Mercosur.

 

Un label « Le Mercosur, c'est presque sûr » pourrait figurer sur les étals proposant les fruits et légumes concernés. Dans l'attente du feu vert de la déesse de Bruxelles, les troupes se forment, des goûteurs affûtent leurs papilles. Les démobiliser avant même le combat serait grande désolation. En cas de refus, Matignon a fait savoir que le Premier ministre en aurait gros sur la patate, sans préciser si elle contenait « les limites acceptables de résidus » fixées par l'UE. Un examen ultérieur permettra d'établir si des traces de mancozèbe, glufosinate, thiophanate-méthyl et carbendazime ont été trouvées dans les larmes de Sébastien Lecornu.

Le pouvoir au chevet des agriculteurs

À ses côtés, le ministre concerné tient bon le mouchoir qu'elle lui tendra dans l'hypothèse d'une fin de non-recevoir. Annie Genevard déclarait, le 8 décembre : « On ne peut pas accepter que des substances bannies chez nous réapparaissent indirectement par le biais des importations. C’est du bon sens. » Son intention de prendre un arrêté conforme au bon sens a été entendue par les agriculteurs. Elle est, ils sont, elle va, ils vont faire en sorte que les producteurs français soient un peu moins pris de court par des facilités qu'on ne leur accorde pas.

Tout repose, désormais, sur l'épouvantail von der Leyen, le chouchou de Bruxelles qui ne pousse qu'en milieu technocratique. Jamais importé, jamais traité de tous les noms. De ce pur produit du terroir, le gouvernement français attend un geste, une obole. Le consentement à abaisser les limites acceptables ferait croire aux victimes du Mercosur que le pouvoir a tout fait pour les sauver. Une non-autorisation entraînerait une réaction glaçante de Matignon. Sébastien Lecornu est à cran. Son intention de prendre un arrêté de capitulation face à la décision de l'UE serait sur le point d'être acté par le Président. La main du ministre tremble et avertit l'entourage : « Retenez-le ou il ne va rien casser. » Avec un niveau de résidus d'opposition au plus bas, le gouvernement deviendrait exportable. L'espoir renaît dans les campagnes.

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Jany Leroy
Chroniqueur à BVoltaire, auteur pour la télévision (Stéphane Collaro, Bêbête show, Jean-Luc Delarue...)

Vos commentaires

120 commentaires

  1. La brigade : 1 chef de service, 2 adjoints au chef de service, 3 secrétaires, 4 inspecteurs détachés en fin de carrière, 2 stagiaires.

    • Et des moyens logistiques : bureaux, photocopieurs (pour les carnets de notes et les cours des enfants), véhicules de fonctions, voyages pour faire du tourisme…
      En prime une pierre 2 coups la ruine de nos agriculteurs et la dégradation de notre nourriture, tout ça pour soutenir l’industrie allemande de l’automobile qui se trouve un nouveau marché (notre propre industrie auto a déjà été flinguée par Macron et les verts avec leurs hybrides totalement inutiles sur le plan écologique voir nuisible au niveau de la planète !
      Juste quelques milliards de plus, alors qu’en refusant cet accord on évitait tout ça… 

  2. Je ne suis pas sur que je pourrais m’endormir sur mes deux oreilles après avoir lésé avec un grand B les agriculteurs de mon pays.

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