[SATIRE A VUE] Xavier Bertrand : Make Frites Great Again

De la patate chaude du RN, Xavier Bertrand ne fera qu'une bouchée.
Capture d'écran
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Xavier Bertrand s'essaie à une opération de communication inspirée de Donald Trump. Pour l'inauguration du Burger King d'Aulnoy-lez-Valenciennes (Nord), il réplique la séquence dans laquelle le futur président américain confectionnait un burger.

 

Son burger est plus beau, plus généreux, plus bon. Meilleur, diront les puristes. Xavier Bertrand n'a que faire de ces considérations d'un autre âge. Il a écrit un livre avec plein de barrages à l'extrême droite dedans. À découper ou consommer sur place. Aujourd'hui, sa réplique au conservatisme se manifeste sous la forme d'un burger meilleur que celui préparé par Donald Trump lors de sa campagne de 2024. La clientèle venue pour l'inauguration du Burger King de Valenciennes est unanime. Le débutant derrière la friteuse du fast-food est voué à dépasser le président américain sur le terrain de la communication. Sa casquette posée sur une charlotte participe de ce même sens de l'hygiène qui ne le fit jamais approcher un membre du RN à moins de vingt mètres. Un atelier de couture du Nord brode actuellement le slogan de campagne qui figurera sur son couvre-chef : « Make Frites Great Again ».


De la patate chaude du RN, il ne fera qu'une bouchée. À la différence de Donald Trump, Xavier Bertrand mange le burger qu'il a préparé. Pas un gramme pour l'extrême droite, pas une miette qui pourrait rallier l'électeur à sa propre candidature. En ces temps de remontée de l'opinion contre les vieilles lunes de droite, le futur candidat reste droit dans ses bottes. Plutôt périr dans un fast-food que survivre devant une de ces baraques à frites rétrogrades. Lonesome cow-boy de sous-préfecture, le candidat Bertrand échappera à un attentat organisé par ses soins. Une bassine d'huile de friture jetée par un comparse déguisé en nazi manquera sa cible. D'inspiration trumpienne, l'épisode ne manquera pas d'alerter les Français sur les dangers de la bébête qui monte.

Sur France Inter, l'apprenti cuisinier déclare : « Je voudrais entendre : "pas une voix pour le Rassemblement national". » Les membres de LR peineraient à le dire : « Chez moi, j'entends souvent : "ni LFI, ni LFI, comme s'ils avaient du mal à le dire". » Le king du burger enrage. Il n'y a que deux lettres à dénoncer. Mettons une douzaine, en comptant celles de Reconquête. Xavier Bertrand retourne aux fourneaux. Au menu, des nouilles alphabet sans R ni N. Il faut éliminer les autres, également... Quatre ou cinq heures de préparation. Les clients ont quitté le restaurant.

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Jany Leroy
Chroniqueur à BVoltaire, auteur pour la télévision (Stéphane Collaro, Bêbête show, Jean-Luc Delarue...)

Vos commentaires

62 commentaires

  1. Pour les législatives en 1986 il y avait eu une alliance électorale entre gaullistes et FN . Résultats : la gauche balayée , mais le FN obtenait une trentaine de sièges ce qui déplut fortement à M. Chirac qui s’empressa de dissoudre l’assemblée et il y eut un retour de la gauche avec les conséquences que vous savez .
    Quand on vous dit  » la droite la plus bête du monde  » .

  2. Comme disait le général de Gaulle »après moi ce sera pas le grand vide, mais plutôt le trop plein »Il avait encore une fois raison.

  3. La girouette est revenu dans les LR ?
    c’est sûr qu’il en améliore l’image !!!!! et que ça va convaincre……
    comme on dit dans le nord….c’est un keke….chacun le sien……

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