Scandaleux : quatre députés soutiennent publiquement l’agression d’un journaliste !

Ces quatre députés sont issus des rangs LFI et le journaliste est de droite. Était-il besoin de le préciser ?
Thomas Portes

Ils sont quatre. Quatre députés (au moins) à avoir cautionné et soutenu l’agression d‘un journaliste. Ces quatre députés sont issus des rangs La France insoumise et le journaliste est de droite. Était-il besoin, du reste, de le préciser ?

Erik Tegnér, directeur de Frontières, dans une vidéo postée sur X, explique qu'il était en vacances chez lui, en Bretagne, avec sa fiancée, à la fête de son village, lorsqu’il a été pris à partie, oralement - « on sait où t’habites », « nazi » - et physiquement : il a été violemment bousculé, agrippé par le cou, aspergé d’alcool.

Thomas Portes commente, sur X, cette vidéo par cinq mots : « La Bretagne sera toujours antifasciste. »

Antoine Léaument renchérit : « Les fascistes, afuera. »

Raphaël Arnault, lui, tente l’ironie : « Toute l’année, ça fantasme sur la "ruralité", puis retour à la réalité : en quelques minutes, ça se fait éjecter par tout un patelin. Dans les villes comme dans les villages, en dehors de leurs petits cercles bourgeois bolloréens, les fascistes ne sont les bienvenus nulle part. » Résumons : les journalistes, dès lors qu’ils ne sont pas de gauche, n’ont pas le droit de sortir de chez eux. De la part du fondateur de la très violente officine antifa la Jeune Garde, dissoute pour ces motifs en juin dernier, comment s’en étonner ?

Mathilde Panot reposte Raphaël Arnault.

 

Quelle Bretagne ?

En France, donc, sans que cela indigne le moins du monde - inutile d’attendre une réaction de Reporters sans frontières -, quatre élus jugent légitime et souhaitable que des journalistes soient exclus de tout ou partie du territoire français et qu’ils soient « corrigés », y compris dans le cadre privé, pour leur engagement journalistique.

On notera, au passage, que ces gens qui dénient à la France le droit de refouler hors de son territoire le moindre étranger, si dangereux soit-il, se réjouissent de voir la Bretagne interdire de séjour par la violence. Il est vrai que les quatre fantastiques ne sont pas les couteaux les plus affûtés du tiroir LFI - leurs collègues se sont peut-être réjouis intérieurement de cette agression mais ont été assez intelligents pour ne pas le faire savoir publiquement - et ne sont pas à une incohérence près.

De quelle Bretagne s’agit-il, d’ailleurs ?

Il est vrai qu’entre les universités rouges de Nantes et de Rennes, les maires d’extrême gauche qui ont ouvert grand les vannes d'une immigration massive, les zadistes de Notre-Dame-des-Landes qui ne sont jamais repartis, les mouvements indépendantistes qui, durant des années et des années, ont déguisé leur détestation de la France en régionalisme, et un clergé de gauche qui, à peu près dans le même temps, a fait croire à ses ouailles que christianisme signifiait sans-frontiérisme, on est souvent loin des chapeaux ronds et des pardons. Paimpolaise d’adoption - j’y suis née au hasard d’une affectation de mon père -, je tirais, enfant, une certaine fierté de cette identité fortuite que les préposés, au guichet des administrations, en découvrant mon lieu de naissance, saluaient parfois en poussant la chansonnette. Aujourd’hui, Théodore Botrel a laissé la place, dans une bonne partie de cette région, aux épigones de Ramoneurs de menhirs, ce groupe de chanteurs antifas qui se produisait le soir de l’agression d’Erik Tegnér. Mais un jour, quoi qu'il veuille bien en dire, ce quarteron de députés battra en retraite : l'accueil triomphal réservé récemment au cardinal Sarah à Sainte-Anne-d'Auray montre que la gauche laïcarde façon Léaument est loin d'avoir gagné, et c'est à Sandrine Rousseau et à ses velléités d'installation dans le Finistère rural que les paysans locaux ont dit « afuera ». Certains se sont émus du mélange des sphères privées et publiques, mais on peut en dire autant, s'agissant d'Erik Tegnér.

Inquiétant...

Bien sûr, Erik Tegnér n’est pas le premier journaliste de droite à faire l’objet d’une agression - la rédaction de Boulevard Voltaire en a d’ailleurs plusieurs fois fait les frais, dans l’exercice de son métier ou dans la sphère privée -, mais c’est la première fois, à ma connaissance, que des députés s’en réjouissent publiquement, parfaitement décomplexés. La violence contre la presse de droite avance en toute impunité et dans la passivité générale. Nous autres, journalistes, avons de quoi être très inquiets.

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Gabrielle Cluzel
Directrice de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

172 commentaires

  1. La guerre civile commence mais un seul camp combat. L autre camp accepte d etre victime. Jusqu a quand?

  2. En tant que malouin et de père finistérien , je soutiens Erik Tegnèr , excellent journaliste , et la Rousseau dans le Finistère : jamais !!

  3. LFI est sur le point de se prendre de belles claques ! Dans mon coin bastion LFI, un retrait intelligent de candidatures concurrentes dans la droite au profit du meilleur a montré aux dernières législatives (et à l’historique de l’évolution de celles-ci) que notre député LFI ne sera pas réélu la fois prochaine…

    • C’est pour cela entre autre qu’ils claironnent au Palais Bourbon « censure de Bayrou ET de nouvelles législatives » très fort lorsqu’ils savent que cela ne se fera pas car bon nombre de ce groupuscule ne sera pas réélu ! …

  4. Une longue tradition de gauche en Bretagne et particulièrement dans les Côtes d’Armor, y compris la région de Paimpol où comme notre chère Gabrielle je me suis retrouvé au hasard des affectations. Mais la Bretagne ne sera peut être pas éternellement anti fasciste comme le proclament les antifas . Ils ignorent d’ailleurs ce qu’est réellement le fascisme et il faudrait qu’ils y soient vraiment confrontés pour qu’ils voient la différence avec leur fascisme fantasmé. Les évolutions de la société française arrivent souvent avec un peu de retard dans l’Ouest mais la résistance au fascisme des antifas et aux collabos de LFI progresse et encore un peu plus de migrants aimablement envoyés chez nous par Macron et encore un peu plus de violences à Rennes, Nantes ou Brest et la réaction des Bretons finira par venir. Ces derniers sont patients mais quand les limites sont franchies ils peuvent se réveiller brutalement…

    • J’oubliais au dispositif explosif la politique environnementale, avec toujours plus d’éoliennes et d’étranglement envers l’agriculture et la pêche.

  5. c’est irresponsables de députés de LFI ne savent plus quoi inventer pour que les médias puissent en parler

  6. La haine progresse à grand pas. Elle devient tentaculaire.
    Curieusement, ça semble ne déranger que ceux (zécelles) qui en sont victimes.
    Je suis sidérée de constater le désintérêt des autorités pour ce problème. Bien au contraire d’ailleurs puisque lesdites autorités laissent venir, voire invitent, sur notre sol des populations porteuses de haine à notre encontre.
    Conclusion : Pour la survie de la France, nous devons urgemment « renverser la table ».

  7. Rassurez vous tous les Bretons ne sont pas de gauche. Mon copain d armée ,officier à la retraite en est la preuve.

      • Essentiellement dans les sphères du pouvoir, qu’il soit politique, médiatique ou syndical. C’est que taxer le bon peuple, ça rapporte gros, sans trop d’effort. C’est aussi pour ça qu’il sera extrêmement difficile de les en déloger, mesure pourtant indispensable pour la survie de la France.

  8. Un petit jeu distrayant : chercher une description du fascisme (wikipedia ou ailleurs) – remplacer le mot par un autre mot pris au hasard… »LFIsme » par exemple…On peut constater que les 2 mots fascisme et « LFIsme » sont pratiquement interchangeables sans modification notoire de texte. Ce n’est qu’un jeu bien sûr…avec un mot inventé en outre. Quoique … l’épisode décrit par l’article pourrait faire penser à l’une ou l’autre des périodes sombres par lesquelles bien des États sont passés naguère…France, Russie, Pays d’Amérique du Sud et beaucoup d’autres.

      • Comme l’indique Donald, ce que peut bien dire l »intéressé (E.Macron) na aucune importance. Il n’est pas à une niaiserie près. Qu’il soit fan des années 30 n’étonne personne. Il est surtout fan de l’image passablement embellie qu’il croit voir en se regardant dans le miroir.

  9. Il n’y a pas que les journalistes que cela inquiète. Beaucoup de français le sont mais malheureusement trop silencieux … et trop timorés au moment de voter.

  10. J’espère que ces élus LFI vont être poursuivis pour incitation à la haine raciale, dans ce cas à la haine anti-France.

    • Vous savez bien que ce ne sera jamais le cas, ils sont du bon camp ,mais pas du notre , et croyez moi rien ne pourrait me faire plus plaisir

  11. Cette « Gôche » bien pensante qui traite les autres de fascistes alors qu’elle emploie des méthodes qui justement relèvent du Fascisme . interdire ou intimider une presse qui ne va pas dans leur sens . LFI = La France Imbécile .

    • Tant que nous aurons un tel gouvernement, personne ne les empêchera de nuire mais ce qu’il ne réalise pas du tout, c’est qu’en même temps, ils se nuisent à eux-mêmes

      • Selon « l’espoir » de beaucoup, il faudrait effectivement « qu’ils se nuisent vraiment à eux mêmes » ! …
        Les élections municipales de 2026 seront un bon indicateur par rapport à ce souhait pieux ! …

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