Se baigner dans la Seine en compagnie de la bactérie E. coli ? C’est possible!
Nicolas a payé, mais il ira se baigner à ses risques et périls. Malgré 1,4 milliard dépensé pour assainir la Seine, le fleuve reste dangereux pour la santé.
Après quatre jours de fermeture de la baignade dans les eaux du fleuve parisien (du 6 au 9 juillet), l’agence régionale de santé le confirme : la Seine est polluée. Alors, un conseil : ne vous y trempez pas ! C’est Enzo Morel qui le révèle dans un post : « La baignade dans la Seine a été fermée du 6 au 9 juillet inclus, et a été à nouveau autorisée le 10. Pourtant, les prélèvements réalisés en amont du site de Grenelle, le 10 juillet à 15h09, donc en pleine activité, montrent un taux d'Escherichia coli supérieur au maximum toléré. L'ARS déclare, cinq jours plus tard, que l'eau était à cette date de qualité insuffisante pour la baignade. »
Les prélèvements ont été effectués à la baignade aménagée du bras de Grenelle, en face de l’île aux cygnes et de la tour Eiffel. Un lieu hautement touristique et destiné aux familles, nous dit fièrement la mairie de Paris. Des familles qui aiment le risque, si l’on en croit les résultats des analyses.
Pour une bonne qualité de l’eau, le taux de la bactérie Escherichia coli, en Nb/ml, doit être ≤100 et, pour être qualifiée de « suffisante », ≤900. Or, ce taux était de 1544 Nb/ml, durant ces journées. Mais curieusement, relève Enzo Morel sur son post (documents à l’appui), au point de prélèvement en aval, la qualité de l’eau était jugée propice à la baignade ! Un miracle qui n’est pas sans rappeler le contournement de nos frontières par les radiations de Tchernobyl…
Un précédent : les « fake news » des Jeux olympiques 2024
Souvenez vous. Dans la folie olympique qui nous a tenus en haleine l’été dernier, il y avait l’hypothétique déroulement des compétitions de natation dans la Seine. Il fallait rassurer le CIO et les athlètes, alors on a eu droit à la trempette de quelques politiques. On se rappelle ainsi Amélie Oudéa-Castera, ,alors ministre des Sports, descendant prudemment l’échelle en combinaison de plongée et bonnet de bain vissé sur la tête. On suppose qu’elle s’était fait piquer les fesses avant, histoire d’éviter une tourista ravageuse.
En effet, malgré ses propos rassurants – « Hyper émouvant. On l'a fait. Elle est douce, elle est bonne », lançait alors le ministre au teint verdâtre –, ses bons amis de Mediapart publiaient, un mois plus tard, le 17 août, une enquête reprenant les données de l’ARS d’où il ressortait que, ce jour-là, « la Seine était complètement souillée ».
On se souvient aussi de la polémique autour du forfait de l’équipe belge de triathlon, les médias ayant révélé que la nageuse Claire Michel, triathlète belge, avait été hospitalisée quelques jours après sa course, entraînant son équipe à quitter la compétition. La presse de gauche montait aussitôt au créneau, dénonçant une cabale : « Non, une triathlète belge n’est pas hospitalisée depuis quatre jours après une épreuve dans la Seine », titrait alors Libération. La réalité était tout autre, assurait le quotidien, car « si l’athlète a bien consulté un médecin, elle n’a pas été hospitalisée ». Toutefois, confirmait le Comité olympique belge, « elle a été emmenée à la polyclinique du village olympique plus tôt dans la journée [de dimanche] pour y être soignée », mais elle est, « entre-temps, de retour dans sa chambre au village olympique ». La polyclinique n’est pas l’hôpital, donc c’est une « fake news ». Ledit comité de confirmer, néanmoins, le forfait de l’équipe belge pour la suite des compétitions. Ceci n’ayant, bien sûr, aucun rapport avec cela…
Escherichia coli et leptospirose
Le lecteur me pardonnera cette expression triviale, mais Escherichia coli, c’est Escherichia caca, autrement dit la bactérie des déjections. Tapie dans le tube digestif des humains et autres animaux à sang chaud, elle peut être mortelle, comme l’a révélé l’actualité récente : 23 cas d’intoxication alimentaire liée à la bactérie E. coli étaient recensés dans l’Aisne ; une enfant de douze ans en est décédée. La viande contaminée provenait de trois boucheries halal qui ont été fermées. De même, on a appris, le 15 juillet, que les magasins Fresh et Mon Marché rappellent leurs stocks de viande hachée dans toute la France.
Mais Paris sera toujours Paris et, les élections municipales approchant, il convient de divertir le bobo à la hauteur de ses attentes. Quitte à embouteiller les urgences hospitalières. On nous alerte sur la chaleur, la nécessité de boire quand on a soif ou pas, de dormir la nuit et de regarder nos urines du matin, mais pas question d’alerter sur les dangers d’une baignade en eaux troubles. L’infectiologue Benjamin Davido les énumérait, l’été dernier, au micro d’Europe 1 : « Dans l'eau de la Seine, les poissons cohabitent avec plusieurs bactéries et parasites et pour nous, boire la tasse n'est pas sans conséquences, avec un risque d'avoir une gastro-entérite, de violents vomissements à cause de la bactérie Escherichia coli. Autre problème, dans la Seine : les déjections de rats dans les égouts », qui peuvent transmettre une saloperie encore pire : la leptospirose.
Alors, à vous de voir...
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69 commentaires
De toute manière, ce projet a été pris complètement à l’envers. Pour avoir une eau de qualité à Paris, il faut contrôler TOUTES les arrivées d’eau dans la Seine depuis sa source. Il faut que les taux de pollution à chacune de ces arrivées soient nettement inférieures aux taux maximaux autorisés. S’attaquer au problème à partir de 50 km en amont de Paris est voué à l’échec.
En plus de ce que cela nous a couté il va falloir que la Sécu « crache » pour soigner ceux qui vont « choper » un truc après avoir fait trempette !!!
Bah justement faut faire des économies, ceux qui font trempette le fassent mais à leurs risques et périls et pas avec nos sous !!! Faudrait peut être responsabiliser certains !!!
J’habite à côté de l’île aux cygnes et vois les baigneurs. Ils sont soit naïfs, soit suicidaires, l’île est infestée de rats depuis longtemps, ils y sont chez eux et ont creusé des tunnels, la seine leur appartient.
Autre problème, pour les JO l’île a été rénovée et depuis elle est colonisée par des « touristes » qui y campent et déjectent dans la seine. Cette décision de lieux de baignades est hautement irresponsable.
Dis-moi ce que tu fais d’irresponsable et je te dirai pour qui tu votes !
Prêts à tout pour justifier le coût de la tentative d’épuration de l’égout à ciel ouvert de la capitale.
On devrait obliger tous les bobos et autres bien pensants parisiens à se baigner dans la Seine, après on comptabiliserait les survivants.
Chiche ?
Et pas en combinaison de plongée, les familles ne peuvent pas se payer ça ! Les familles ont également de plus en plus de mal à consulter dans des délais raisonnables. Alors, obligation d’installer des centres de dépistage et de soins sur les quais. On en trouve rapidement à installer sur les terrains des raves parties interdites ! Là, à facturer à la mairie de Paris, évidemment. Que nos ir-responsables politiques assurent jusqu’au bout et payent également les soins
Dépolluer la Seine sort du même tonneau, si je puis ainsi m’exprimer, que sauver la planète ! C’est à dire une vision sortie d’esprits illuminés ayant perdu le sens commun. Hélas, ces esprits sévissent toujours ! Pour ma part, j’aurais préféré qu’à l’instar des fleuves Alphée et Pénée, la Seine soit déviée et traverse certains lieux de pouvoir afin de les nettoyer. Travail d’Hercule ? Assurément ! Mais quel bonheur !
Je ne comprendrais jamais les écolos : ils veulent se baigner à tout prix dans une Seine polluée, et, quoi que l’on puisse en dire, relativement fraîche, et refuseraient probablement de se baigner à la sortie d’une centrale nucléaire où la température de l’eau y est pourtant bien plus agréable et probablement plus propre.
Et surtout sans agents pathogènes.
Lzes baignades dans la Seine devraient être obligatoires, mais réservées aux bobos parisiens. Bienvenue dans le vrai monde.
Mais non voyons, l’important est que l’eau soit « bonne », à savoir d’une température agréable aux baigneurs… qui ne mettraient pas à l’eau en plein hiver, c’est sur ! Mais cette température est également favorable à toute cette sympathique faune microbienne, qui elle aussi apprécie que l’eau soit « bonne » pour s’y développer à loisir !
Surtout en ce moment avec les fortes chaleurs , que du bain béni…….
Encore de l’argent bien dépensé par nos politiques. N’a-t-on que des incompétents en France ou le système est-il vermoulu ?
Ca fait 2000 ans que Lutèce existe, et presque autant que les premiers réseaux romains d’eau usées ont dû charrier leurs effluents vers le fleuve. Je parie que certaines sorties dans le fleuve ne sont pas répertoriées et ne le seront jamais, et que les inombrables rafistolages du système d’égouts l’ont transformé en passoire avec des fuites et des suintements qui finissent également dans le fleuve. Comment a-t-on pu croire qu’on transformerait la Seine en lieu de baignade, même à coup de milliards ? Nous sommes gouvernés par des abrutis, à qui il manque une vision claire des problèmes.
Que les bobos parisiens se rendent malades en se baignant dans la Seine, « j’en ai rien à péter » comme dirait une certaine Sandrine pour le coup nauséabonde .Moi ce qui me rends nauséeux ce sont les 1,4 milliards dilapidés dans ces utopies à côté des centaines de milliers d’autres par des sales gosses capricieux
Par contre pas question de rembourser les éventuels soins médicaux, urgences ou hospitalisation, qu’ils se débrouillent assez de payer pour des irresponsables !!!
Tous ces politiques de ‘haut rang’ ont l’habitude de nager en eau trouble – Une eau à 1,4 milliard ne leur fait pas peur !
Cela vous dit quelque chose, vous, vieux parisiens, la piscine Deligny. Une piscine de luxe sur la Seine à l’eau de source et à prix abordable. Ça vous avait un air de club prestigieux, une péniche un peu smart qui ressemblait à une plage de vacances. Piscine privée et populaire. Paris alors était libre, ses occupants parisiens, heureux de nager sans les remous glauques des idéologies qui mettent les rats de compagnie. Je ne suis pas de ceux qui disent toujours que c’était mieux avant, mais de ceux qui se demandent combien de piscines Deligny auraient pu être offertes aux parisiens avec 1,4 milliards d’euros.
Où que se porte mon regard..c’était mieux avant :-)
Dans un pays endetté à hauteur de 3 300 milliards d’euros, la question de savoir combien de piscines on aurait pu avoir avec l’argent que l’on n’a pas ne se pose pas. Même si cet argent a quand même déjà été dilapidé. Mais, comme disait notre bon président Hollande qui connaît son sujet, puisqu’il est passé par la Cour des comptes, « ça ne coûte rien, c’est l’état qui paie ».
Tout à fait exact et j’en ai des souvenirs humides et merveilleux. C’était abordable et tellement agréable et… Sans jamais le moindre problème de convivialité. Juste du bonheur.
Bien d’accord
Oui, je me souviens de cette piscine. Oh, je suis encore plus vieille que je le pensais.
Dans la semaine qui a suivi le bain de ces personnalités , les moquettes ont été changées dans les bureaux d’Anne et de Mme Oudea. C’est Nicolás qui a payé.
Parce que l’aspirateur était en panne monsieur ! ou madame je ne sais
hihihihi…
Suivez la ligne jaune………
La bêtise du bobo parisien est incommensurable : la preuve ils ont voté deux fois pour Hidalgo… si c’est pas un signe
Bien vu!
Mais de Parisiens, combien en reste-t-il ?
Pas beaucoup et j’en suis , ils elles essaient de ce battre pour que cette gauche qui a détruit la capital soit éjecter définitivement.
Le réservoir électoral d’Hidalgo, ce sont tous ces fonctionnaires qui logent dans de pseudo-hlms de luxe des beaux quartiers grâce à du copinage, ce sont tous ces locataires qui apprécient le classement en zone tendue qui bloque les augmentations de loyer dans le reste du parc immobilier, même lors d’un changement de locataire. Bobos socialistes sans doute, mais pas forcément riches, juste des gens qui ont pris goût au parasitisme, et les proprios qui les hébergent peuvent pleurer à dépenser des dizaines de milliers d’euros pour faire passer leur bien dans la bonne norme. Le socialisme radieux, quoi ?