StreetPress charge sans scrupule Claire Géronimi

Deux mois après le procès du violeur de Claire Géronimi, le média consacre son seul article... à accabler la jeune femme
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Parce qu’en septembre, nous avions croisé l’un de ses journalistes au procès du violeur de Claire Géronimi, nous attendions avec impatience l’article – le seul – que StreetPress consacrerait à la jeune femme agressée sexuellement, en novembre 2023, par un Centrafricain sous OQTF. Deux mois plus tard, le 18 novembre, il est enfin publié. Et dépasse tout ce que nous pouvions imaginer.

Le traumatisme bafoué de Claire Géronimi

Sous le titre « Claire Géronimi, figure du fémonationalisme », l’article paraît de prime abord d’une banalité presque ennuyeuse, malgré les deux longs mois d’enquête nécessaires à portraitiser la jeune femme désormais engagée au sein de l’UDR d’Éric Ciotti. Quelques vérifications sur les réseaux sociaux suffisent pourtant à éclairer la situation. Il aura fallu un véritable « bad buzz » pour faire changer son titre initial, honteusement formulé : « Victime de viol, proche de Stérin, alliée de Némésis... Claire Géronimi, la coqueluche de l’extrême droite ». Sous la publication X, pas un seul commentaire pour témoigner d’un quelconque intérêt quant au travail des journalistes, mais une pluie d’indignation : « ordures », « à vomir », « répugnant »...

« Aucune limite dans l’ignominie », c’est bien l’objectif que semblent s’être fixé les deux journalistes indépendants en rédigeant cet article, pour reprendre un internaute. Dans ce long portrait d’environ quatre pages, publié sur son site, StreetPress ne consacre pas une ligne à évoquer en profondeur le traumatisme laissé à Claire Géronimi après ce que lui a fait subir son violeur. Quelques formules, seulement, apparaissent ici et là pour montrer que les rédacteurs ne sont pas tout à fait dénués de compassion. On leur concèdera qu’il n’est pas du devoir d’un journaliste de susciter la pitié lorsqu’il est question d’une victime. Mais force est de constater qu’ils préfèrent agiter la peur ou le dégoût : Claire Géronimi, cette « fémonationaliste », serait une « figure montante de l’extrême droite ». Ils en veulent pour preuve la présence d’associations, de militants et de représentants politiques devant le palais de justice, lors du premier jour du procès de Jordy Goukara, l’agresseur de Claire et Mathilde.

Le seul soutien qui dérange

Étonnante manière d’admettre que seuls la droite, les nationalistes et les patriotes ont réellement porté attention au combat de la jeune femme pour faire appliquer les OQTF, combat qu’elle a assumé de rendre politique. D’autres femmes ont médiatisé leur agression sans qu’elles aient le droit à un tel mépris de la part de médias comme StreetPress. Pourtant, ce serait à la jeune femme d’être « embarrassée » de ce soutien, si l’on en croit l’article, qui prétend retracer une évolution vers la radicalité au motif que Claire aurait manifesté davantage de « sympathie » envers des personnalités comme Alice Cordier, qui incarne pourtant l’unique dispositif féministe s’étant réellement soucié de sa voix. À Claire Géronimi, que StreetPress blâme insidieusement pour s’être « accommodée » du relais médiatique et politique venu de la droite, on reproche encore de s’être rendue sur les plateaux de CNews, l’un des rares médias de l’audiovisuel, avec Radio Courtoisie et BFM TV, à lui avoir tendu le micro.

On lui fait enfin grief de « s’insurger du peu d’attention que lui auraient donné les « féministes de gauche ». La présidente de la Fondation des femmes, Anne-Cécile Mailfert, assure qu'elle l’a redirigée vers le Numéro Vert « Viols Femmes Information » ! Oubliant de mentionner qu’elle s'était justifiée sur ses réseaux sociaux de ne pas assister au procès à cause de « l'extrême droite » ?

Et puis la vice-présidente du parti UDR inventerait des soutiens à son association d’aide aux victimes de violences sexuelles, Éclats de femme. C’est, du moins, ce que prétendent les journalistes, en agitant comme preuve de « manipulation » une vidéo de soutien réunissant plusieurs personnalités, publiée par l’association à l’occasion du 8 mars. Streetpress relève que la plupart de ces personnalités, sollicitées par ses journalistes, n’ont pas donné suite, suggérant une forme de « malhonnêteté ». Une accusation qui paraît bien fragile. Les personnalités publiques enregistrent facilement ce type de vidéos pour de nombreuses associations dont elles connaissent les enjeux essentiels - ici, l’aide aux femmes victimes de violences sexuelles.

StreetPress en tire pourtant un procès à charge : une actrice qui regrette, une journaliste de LCI qui dit avoir soutenu l’association « à la demande d’un ami », et l’affaire serait entendue. Le raisonnement devient encore plus fragile lorsque l'article prétend qu’Éclats de femme « s’invente des partenaires », alors qu’une seule structure citée dénonce une « récupération politique » et que les autres n'ont (encore une fois) pas répondu à leurs sollicitations.

Un article à charge pour un journalisme sans scrupule

Le seul et unique article consacré par StreetPress à la personnalité de Claire Géronimi l'aura qualifiée de « coqueluche » - rectifions : de « fémonationanaliste » - de l’extrême droite. À ce sujet, les journalistes n’ont, eux non plus, pas répondu à nos sollicitations. Il n’y aurait de toute façon pas grand-chose à ajouter.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 21/11/2025 à 21:18.

Vos commentaires

29 commentaires

  1. Que ce soit StreetPress , Mediapart et consorts ; ces journaux crachent en permanence sur les victimes qui ne sont pas de la bonne couleur , leur empathie va en permanence vers les délinquants OQTF ou pas qui ne sont pas née sur le continent Européen.
    Tout ce qu’il y a de plus méprisable.

  2. Les journalistes de StreetPress auraient-ils réagi de la même manière si la victime avait été une Africaine sous OQTF et l’agresseur un mâle « bien blanc et bien Gaulois »? Je pense que la réponse se trouve dans la question…

  3. Eddy fait gaffe car avec notre président, tout n’est pas si clair……
    Honte à ces propos lamentables contre cette pauvre fille qui va devoir vivre avec des souvenirs qui la poursuivront à jamais !!!! Honte à cette gauche lamentable !!!!

  4. L’esprit de gauche détruit vraiment le cerveau. Pour eux, tout ce qui relève du bon sens est de droite, donc détestable. Par opposition, les violeurs,ceux n’ayant aucun penchant pour le respect, l’éducation, l’ordre, bénéficient donc de toute l’indulgence et même de la commisération de la gôôche bien pensante.

  5. C’est vrai aussi : c’est entièrement de la faute des femmes. Si elles n’étaient pas des femmes mais des hommes, ce genre de problème n’arriverait pas. CQFD !

  6. Ces deux êtres « inhumains » se prétendent journalistes…?
    Claire a subi un calvaire et malheureusement elle le revivra toute sa vie.
    Un viol ne peut pas s’effacer de la mémoire d’un être « humain ».
    Ces deux personnages sont vraiment ignobles.
    Honte à eux et Honte à ces associations pseudo féministes qui n’ont jamais aidé Claire.

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