2022
Il y a des signes qui ne trompent pas.
En 2017, le second tour avait déjà mené Emmanuel Macron à l’Élysée avec 66,1 % des voix contre 33,9 % pour Marine Le Pen.
Robert Ménard a décidé de ne plus soutenir Marine Le Pen pour l'élection présidentielle en considérant que son projet ne serait jamais majoritaire et qu'elle ne pourrait pas être élue en 2022.
À vrai dire, Montebourg a tout pour devenir le Macron d’un souverainisme fréquentable et bon ton.
En tout cas, tous - hommes politiques et commentateurs, de droite comme de gauche - ne pourront qu'être d'accord avec elle : une victoire de Stéphane Ravier à Marseille, le 22 mars, serait un événement politique majeur. Et national.
On nous confie que la stratégie électorale consistera à « changer d'électorat », c'est-à-dire à récupérer à droite ce qu'ils perdent à gauche ; ça, on le sent venir depuis longtemps.
On dit que l’élection présidentielle au suffrage universel est la rencontre d’un homme (ou d’une femme, bien sûr) et d’un peuple. Nous ne sommes pas à l’abri de « belles rencontres »...
La surprise vient de la précocité de cette annonce : plus de deux ans avant l’échéance !
Qui a dit que l'élection de 2022 était jouée d'avance ? Certainement pas Pierre Lemaitre, aussi doué pour la critique sociale que dans l'art du rebondissement imprévu.
Celle qu'il faut éliminer, c'est toujours la même. Cela fait partie de la règle du jeu de base, avant même d'aligner les petits chevaux.
Pour les Français, entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, il y en a un de trop. Et peut-être deux.
Le Président, en tout cas, ne vend pas la peau de Marine Le Pen avant l'heure.
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