Jean-Pierre Pernaut

S’il aimait la France des oubliés, elle le lui rendait bien. Cravaté, peigné, rasé de frais, souriant, s’exprimant dans une langue simple mais parfaite ne sacrifiant jamais à la vulgarité, il la respectait et elle le savait.
Populaire et enraciné, Jean-Pierre Pernaut détonne dans le milieu du microcosme journalistique parisien.
Qu’importent les critiques d'une certaine caste journalistique, puisque malgré la multiplicité des chapelles, les fidèles sont nombreux à suivre sa grand-messe cathodique et ses traditions !
Il est littéralement insupportable, pour les petits maîtres du dialogue, du verbe et de la culture, d'être obligés d'admettre qu'en face, il y a quelque chose qui les dépasse et qu'ils n'ont pas...
Un signe : le terroir, la culture, l'Histoire intéressent encore les téléspectateurs. Les Français aiment quand on leur parle d'eux...
Il nous parle de cette France ayant le mauvais goût de persister à vivre au-delà du périphérique et des mégapoles.
Pour grosse qu’elle soit, la ficelle n’est est pas moins finaude.
L’étape suivante devrait consister à se faire interviewer en costume folklorique. Chapeau rond sur la tête, biniou en bandoulière…
La visite chez Pernaut, c'est un peu comme son détour par le Puy du Fou. Opération tout bénéfice pour Emmanuel Macron. Marché conquis.
Jean-Pierre Pernaut est « brut de décoffrage ». Il représente la France profonde, la France réelle.
Il a poussé un coup de gueule dans deux tweets percutants.
Ce que l’on reproche à Jean-Pierre Pernaut n’est pas d’avoir menti mais d’avoir dit une vérité anxiogène.

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