Sur France Inter, on demande à Donald Trump d’annexer… la Vendée

Sur certaines antennes, les migrants sont traités avec grand respect, tandis que les Français sont allègrement injuriés.
Capture écran France Inter
Capture écran France Inter

Un appel à l’invasion. Mercredi 7 janvier, la journaliste en charge de la revue de presse de France Inter a émis, en direct, une suggestion pour le moins étonnante : l’annexion de la Vendée par les États-Unis. « Quel autre territoire pourrait annexer Donald Trump ? La Vendée ! C'est la Vendée qu'il faut annexer ! Parce qu'en Vendée, il y a du beurre, il y a le Puy du Fou et il y a Philippe de Villiers ! » La dénommée Nora Hamadi se faisait là l’écho d’un billet publié la veille dans Le Nouvel Obs appelant, sur le ton humoristique, à l’invasion de nos terres vendéennes par l’armée américaine. « Qu’attend-il, ce bon Donald, pour héliporter ses Marines sur nos riants bocages ?, a poursuivi la souriante Nora. Et puis une certaine France, sans doute, attend Donald… Cette France des Chouans. Des Sudistes, en quelque sorte… » Des « Sudistes » ? La journaliste vient-elle sérieusement de comparer les Vendéens à des esclavagistes, en direct à la radio ? D’autres médias ont été condamnés par l’Arcom pour moins que ça

Immédiatement après cette joyeuse recension, Mme Hamadi a pris un ton plus mesuré et ému pour évoquer le merveilleux destin de Minod, migrant sri-lankais arrivé illégalement en France en 2016 et dont le rêve d’ouvrir un restaurant à Paris s’est tout récemment réalisé. Haine des Français enracinés, ode aux clandestins : pas de doute, nous étions bien sur France Inter.

Une revue de presse d’extrême gauche

C’est depuis la rentrée 2025 que Nora Hamadi présente la revue de presse de la première radio de France. On pensait qu’il était impossible de faire pire que Claude Askolovitch ; on s’est trompé. Si Télérama salue l’« allant plein d’espoir » de la chronique, c’est surtout sa politisation qui frappe les esprits. Le 5 janvier, Nora Hamadi s’en était déjà prise à Donald Trump, véritable tête de Turc des médias de gauche. Elle en avait également profité pour déplorer « l’hégémonie » dont jouirait la droite aujourd’hui dans le monde, une hégémonie « culturelle, politique, médiatique », selon ses dires. Il faut croire que cette « hégémonie » s’est arrêtée aux portes des studios de Radio France.

Très à l’écoute de France Inter, l’avocat Gilles-William Goldnadel avait attiré l’attention sur le profil idéologique de Nora Hamadi, il y a plusieurs mois déjà. « Deux semaines après le 7 octobre, voilà ce que tweete Nora Hamadi, la nouvelle préposée revue de presse d’Inter. Une fan de Rima Hassan », alertait-il. La journaliste avait en effet relayé sur ses réseaux un portrait très élogieux de l’égérie pro-palestinienne, accompagné d’un poing levé en signe de résistance. D’ailleurs, pour sa première revue de presse sur France Inter, en septembre 2025, Mme Hamadi avait ouvert le bal avec un sujet sur Gaza

Une porte-parole des « quartiers populaires »

Qui est donc Nora Hamadi ? Sur son compte Instagram, la quadragénaire se présente en un mot : « Banlieusarde ». « Elle a grandi dans une cité », confirme aussi Télérama. Elle dispense aussi de nombreuses formations « à la lutte contre les discriminations et les discours de haine ». Quelle surprise ! Par ailleurs, elle assure la présidence du « Collectif ŒIL » et de la « ZEP, Zone d’expression prioritaire », deux associations qui ont à cœur de porter la parole des « invisibles »… En janvier 2013, Nora Hamadi a réalisé un documentaire intitulé La construction de mosquées dans le Rhône dans lequel elle explique « combien la République aurait intérêt à faciliter la construction de lieux de culte pour encadrer le retour à la foi de nombreux musulmans ». Mais ces derniers n’ont pas forcément tous sa sympathie, à l’image de l’imam Chalghoumi dont elle moque régulièrement l’accent. En 2017, en pleine campagne présidentielle, la journaliste s’est engagée encore davantage, appelant à organiser un meilleur accueil des migrants et à mieux lutter contre le Rassemblement national. « Les partis, historiques, de gouvernement marchent dans les pas du FN, déplorait-elle alors. Ce n'est pas une redite de 2002, le parti extrême est en tête dans les sondages et attendu au second tour. »

Depuis qu’elle est à la tête de la revue de presse de France Inter, Nora Hamadi n’a nullement mis son militantisme en sourdine. Le 27 octobre dernier, elle participait à une émission de France 5 revenant sur les émeutes ethniques de 2005 et déclarait : « Pourquoi on n’aime pas ces gosses ? Cette maltraitance est politique, médiatique, scolaire. C’est la question des discriminations, c’est la question du rapport police/populations. » « La République s’est barrée des quartiers », fustigeait-elle encore le lendemain, dans la presse. L’inversion accusatoire, encore et toujours. Le mois suivant, sur France Inter, elle soulignait la responsabilité des politiques de droite, et notamment de Nicolas Sarkozy lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, dans la stigmatisation des cités. « On n’en peut plus d’être insultés », lâcha-t-elle, très remontée.

En définitive, Nora Hamadi illustre à elle seule l’idéologie de l’audiovisuel public : en totale empathie avec les populations d’origine immigrée mais à la limite de l’injure envers les Français enracinés.

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

42 commentaires

  1. La France n’est ni à vendre ni à annexer et les ennemis de la France sont à renvoyer dans leur pays ou le pays de leurs ancêtres, il faut leur retirer leur nationalité francaise s’ils l’ont.

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