« Tant qu’une balle ne rentrera pas en pleine tête d’un Blanc » : Mediapart dérape
Nouveau dérapage, pour Mediapart. À l’occasion des vingt ans de la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, la plate-forme d’extrême gauche a mis en ligne, ce dimanche 26 octobre, une émission spéciale intitulée « 2005-2025 : les quartiers, oubliés ? ». Cette dernière vise à incriminer les violences d’une police « de plus en plus militarisée », qui ferait « de plus en plus de morts ». Présentée comme une militante « engagée contre les violences policières », une certaine Samia El Khalfaoui y tient des propos pour le moins incendiaires. « La police en France est une police qui a une histoire coloniale. C'est une police qui a toujours été là pour contrôler un peuple, une race, lance-t-elle, face à un petit public conquis. Dans les années 30, il s'agissait des Juifs étrangers. Dans les années 60, il s'agissait des Français musulmans d'Algérie. Aujourd'hui, il s'agit des jeunes racisés, noirs, blancs ou arabes, issus des quartiers populaires. » Et la jeune femme d’illustrer sa tirade par l’exemple : « Vous avez tous vu en direct la mort de Nahel et des 33 autres victimes. Ils sont tous noirs, arabes ou gitans, racisés. Et tant qu’une balle ne rentrera pas en pleine tête d'un Blanc issu de bonne famille, je pense que cette loi ne changera pas… ».
"Tant qu'une balle ne rentrera pas en pleine tête d'un blanc de bonne famille..."
✅ Mediapart avance toujours plus loin dans sa croisade anti-police. Le média vient en effet de consacrer une émission intitulée « La police fait de plus en plus de morts » dans laquelle Samia… pic.twitter.com/nV0jN6Fjsd
— French Carcan (@YannChardon) October 26, 2025
Dénonçant un discours porteur d’infractions, l’euro-député du RN Matthieu Valet a signalé la séquence au ministre de l’Intérieur, ainsi qu’à la procureur de Paris. « Ces propos sont, à mon sens, de nature diffamatoire et injurieuse à l’égard de l’ensemble de la police nationale, en laissant entendre que son action aurait une vocation discriminatoire et illégitime, écrit-il dans une lettre rendue publique, sur X. Au-delà de leur violence verbale, ces déclarations constituent une incitation à la haine et à la violence qui ne peut, à mon sens, rester sans réaction. »
L’habituelle accusation de « racisme »
Encouragée par son auditoire, la militante n’en est pas restée là et a poursuivi sa mise en cause d’une police française qu’elle juge fondamentalement raciste. « Si, demain, ça touchait une autre catégorie, les gens s’en alarmeraient beaucoup plus. (…) Lorsque c’est des gilets jaunes, lorsque c’est des Blancs, on parle de gestes politiques. Lorsque c’est dans les quartiers, on parle d’émeutes. Il faut faire en sorte de changer cette narration autour des quartiers puisqu’en fait, ils expriment ce qui est en France depuis toujours : c'est-à-dire qu'on est dans un pays raciste, qui n'assume pas son passé colonial et qui essaie d'effacer par la violence les traces de son passé. »
La mise en parallèle des gilets jaunes et des émeutes ethniques est osée. Contrairement à ce que Samia El Khalfaoui semble croire, la police n’est pas moins sévère avec les « Blancs ». On ne compte plus les articles – dont beaucoup ont été publiés par Mediapart – sur les « gilets jaunes éborgnés » et autres victimes occidentales de « violences policières ». C’est précisément lorsque les manifestants sont issus des cités que l’État tremble et demande à ses forces de l’ordre de raser les murs ou de battre en retraite. Anonymement, certains policiers confirment que leur hiérarchie leur demande d'être tout particulièrement « souples » lors de leurs échanges avec les populations des quartiers dits « populaires ».
Scène aux Halles :
- jeune fille aux policiers : « sale PD, va niquer ta race… »
- policiers : rien, pas de vagues
Et après, on s’étonne que les riverains vivent dans la peur, entre crack, agressions et anarchie. pic.twitter.com/42bc0K0jS9— Aurélien Véron (@aurelien_veron) August 27, 2025
De même, Samia El Khalfaoui s’indigne unilatéralement du nombre « record », en France, de personnes tuées ou mutilées par la police. « C’est une urgence de se saisir de ça. C’est de la dignité humaine, dont on parle ! », déclare-t-elle. Mais quid de nos forces de l’ordre agressées quotidiennement par la racaille ? Début 2025, le directeur général de la gendarmerie nationale avait révélé que 1.000 gendarmes avaient été ciblés ou agressés par arme en 2024, ce qui constituait un fait « inédit ». Pourquoi l’extrême gauche racialiste ne dénonce-t-elle jamais ces violences-là ?
La délégitimation de la police
Au-delà de sa soi-disant « violence », c’est en raison de sa simple existence que la police est aujourd’hui conspuée. « Il y a une vraie problématique, explique ainsi Samia El Khalfaoui. En France, il y a plusieurs polices : on a la police nationale, la police municipale ; depuis quelques années, on a aussi la sécurité ferroviaire qui se permet des clés d’étranglement… on a tout un appareillage de police. Et depuis les JO, on a installé également des caméras qui surveillent les mêmes ! ». Exaspérée par la présence d’agents de l’État français dans les quartiers, la militante se dit également « effarée » par les contrôles d’identité qu’ils y effectuent. À ses yeux, la loi accorderait encore trop de pouvoirs à la police, à l’image de cet article du Code de sécurité intérieure, entré en vigueur en 2017, qui élargirait outrageusement les conditions dans lesquelles les forces de l’ordre peuvent faire usage de leurs armes. « Le 9 octobre, Robert Badinter rentrait au Panthéon parce qu’il a aboli la peine de mort. Sauf que cette loi de 2017 a restitué la peine de mort puisqu’aujourd’hui, mon neveu a été abattu par la police parce qu’il refusait un contrôle ! », avance Mme El Khalfaoui.
REDIFF | La police n’est pas raciste ?
Le Vrai/Faux de Abdoulaye Kanté, Brigadier-Chef de police et Samia El Khalfaoui, tante de Souheil El Khalfaoui, jeune homme de 19 ans tué par un policier lors d’un contrôle routier dans le quartier de la Belle de Mai en 2021. pic.twitter.com/oMe1cLBRZ7
— Le Crayon (@lecrayonmedia) December 30, 2024
À écouter Samia El Khalfaoui, son neveu aurait perdu la vie gratuitement, alors qu’il faisait une simple « marche arrière » en voiture. Les faits sont en réalité un peu plus complexes que cela. Comme nous l’apprend France 3, le dénommé Souheil El Khalfaoui s’est non seulement rendu coupable d’un refus d’obtempérer, mais il a aussi blessé un agent en essayant de se soustraire au contrôle de police. Ce n’est qu’ensuite qu’un autre gardien de la paix lui a tiré dessus... Par ailleurs, le procès n’ayant pas encore débuté, le policier accusé est toujours présumé innocent et nul ne devrait présenter Souheil El Khalfaoui comme une victime de « violences policières ».
Mais sa tante a peut-être raison sur un point : dans les cas de refus d'obtempérer, ce ne sont quasiment jamais des « Blancs » qui perdent la vie. Faut-il en déduire que certains respectent plus la loi que d'autres, ne s'exposant pas, ainsi, à un tir de maintien de l'ordre ?
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88 commentaires
aucune surprise ! Comme la magistrature, les écolos ou France Télévisions, Mediapart est maintenant aux mains des nanas. Alors !….
Là aussi ce genre de propos sont à géométrie variable. A part BV et CNews, qui en a parlé ? Ca passe crème ( comme le dit Mme Cluzel _ qui a relancée l’expression ? ).
ll est grand temps, en effet, de changer le statut des policiers et gendarmes.
On les voit, à chaque pogrom- manif des amis de la « plaignante », se faire massacrer par les voyous, mortiers d’artifice, manches de pioches, bouteilles enflammées, pavés et autre boules de pétanque.
Il faut une loi qui les autorise à riposter et à faire usage de leurs armes, lorsqu’ils sont menacés, ou lorsque les délinquants refusent de se soumettre après somations. Les exemples abondent de policiers qui se défendent contre la racaille, et qui se retrouvent en prison.
Cela peut ressembler à un « état d’urgence ». Mais la guerre civile souhaitée par LFI est déjà là.
Face à la déliquescence de l’état et à la montée du fascisme islamo-gauchiste, et à son corollaire, la faillite complice de la justice, il faut militariser nos policiers.
Et l’ARCOM , comme d’habitude ne fait son travail . Aucune sanction pour cette incitation à la haine . Ne me parlez pas d’Etat de droit , mais plutôt de tas de droit , sinon je vais devenir vraiment grossier
L’ARCOM, cette année, j’en suis à 12 signalements. Les réponses prennent toujours deux à trois mois, et sont systématiquement négatives.
J’ai les preuves de ce que j’avance.
Je n’aurais jamais pu être policier !
Parce que je suis pour la réciprocité (!), tout en tenant compte que force reste à la loi et à ceux qui la font respecter.
À défaut de balles dans les têtes, les blancs subissent surtout des lames dans les gorges!
Rappel : mort d’une balle dans la tête d’un jeune homme, blanc, français, militaire, gendarme, en France, en Nouvelle Calédonie.
C’était l’année passée.
Mémoire trop courte.
Tous cela devient impossible, nous ne pouvons plus continuer sur cette escalade de folie des mots plus fort les uns que les autres, rétablir une hiérarchie de l’autorité en est la voie.
Rappelons que c’est le refus d’obtempérer, la conduite dangereuse sans permis, sous substance, qui contraint les policiers à stopper ces individus. Quand c’est un policier qui se fait écraser par un chauffard, cette gauche se réjouit, prétextant que ce sont les risques du métier. Se prendre un mauvais coup ou une balle perdue fait partie des risques quand on est un délinquant qui se soustrait à une arrestation.
Ces militants finissent par etre agaçants. a force de mensonges insultes envers les policiers et d’agressivite envers » les blancs »,,jamais punis comme il se devrait par » la justice » je ne serais pas outre mesure étonné qu’un de ces jours,excédé quelqu’un les fasse taire selon leurs propres » vameurs »
Pour ce qui est de la balle dans la tête d’un Blanc, pas besoin d’attendre, on a le crime raciste perpétré par une Algérienne, un francocide doublé d’un infanticide ( j’aime bien le mot francocide qui ne passe pas le correcteur qui connait le mot infanticide mais je m’en fiche) avec tous les sévices possibles, la mise d’une petite fille tuée salement ( je commence à m’énerver en écrivant ces derniers mots) dans une malle , un colis…Il y a eu une polémique avec une affaire d’animaux de compagnie qui étaient catalogués » colis » dans un aéroport européen, et une fillette qui nous disait que son petit chat n’est pas un « colis ». Il ne faut pas demander, la maman de Lola, pfff, ma gorge gonfle ! C’est autre chose que d’aller faite le sot dans un transfo d’électricité!!!
Et si l’on rappelait à ces très-mal-pensants ce qu’étaient les polices de Staline, de Mao, de Pol Pot et de combien d’autres ? Ces polices-là tuaient, torturaient, massacraient…Et si ces gens-là par malheur prenaient le pouvoir, inutile de se demander comment seraient leurs polices : identiques à ces dernières, et sans doute plus armées encore.